Alex, dans l'intimité d'un ange

Chapitre 7




A mon réveil elle n'est plus là. Je suis quand même déçue qu'elle soit partie. Je me lève, me dirige vers son mobil home. Je dépose le duvet sur une chaise et part dans mon mobil home. Il est vide. Je prends des affaires et vais à la douche. En revenant, je déjeune. Je ne sais pas quoi faire, repartir encore une journée ou resté là ? J'ai envie de voir Stéphy, mais elle me trouble tellement. Que faire...
" - Alex ?
- Stéphy ?
(Quelle joie elle a entendu mon appel ! Télépathie ?)
- Tu fais quoi ?
- Je ne sais pas...
- Tu vas repartir ?
- Je ne sais pas...
- Tu dois m'emmener tu te souviens ?
- Oui je m'en souviens...
- Tu allais partir sans moi ?
- Je ne sais pas.
- Tu sais dire autre chose que "je ne sais pas" ?
- Je ne sais pas !! (rire)
(Rire, elle s'approche et me tape sur l'épaule)
- Arrête t'es pas drôle !
- Pourtant tu ris !
- Oui c'est vrai... Bon alors, tu m'emmène?
- Tu aime la moto?
- Heu wé pourquoi ?
- Tu as une veste et un jean?
- Wé pourquoi?
- Bon ben trouve-toi un casque et je t'emmène.
- Quoi ?
- Trouve un casque de moto et tu pourras venir avec moi.
- Depuis quand tu as une moto?
- Ha ha c'est top secret...
- Et si tu me le dis, tu devras me tuer c'est ça ?
- Exact !
- Bon ok je vais chercher tout ça. Attend moi ici !
Elle se retourne et commence à partir, puis elle s'arrête, fait demi-tour et viens en courant me faire une bise.
- Allé file !"

Je prépare un sac avec quelques affaires, de la nourriture et de l'argent. J'attends Stéphy, elle tarde à revenir. 20min se sont écoulées, elle arrive enfin.

" - Désolé j'ai eu du mal à trouver un casque, tu m'en veux pas trop ?
- Si un peu !
(Elle fait les yeux de cocker)
- Tu me pardonne ?
- Je ne sais pas !
- allez !
- Bon ! C'est bien parce que c'est toi.
(Elle sourit et me fait un bisou
- On y va ?
- Allez ! "

On se dirige vers la moto, puis on roule, elle est bien cramponnée à moi, elle se tient tout contre moi, son cœur bat fort. On trouve un petit coin sympa où s'arrêter. C'est un musée. On le visite et on se marre beaucoup. Pendant la visite, elle prend ma main, me sourit et me charme. Je repense à ceux qu'elle m'a di l'autre soir: ( Flash back)
" - Alex, j'ai remarqué que tu m'avais regardé toute la soirée.
- hum hum
- Je t'ai regardé aussi
- hum
- Tu ne veux pas en parler?
- Je ne sais pas quoi te dire.
- Tu t'en fou ?
- non du tout.
- c'est quoi le problème alors ?
- Le problème c'est que je ne veux pas te faire de mal.
- Comment ça ?
- Écoute, tu ne me connais pas, je ne suis pas très sympa avec les filles avec qui je sors.
- C'est à dire?
- Je leur fais du mal.
- Physiquement ?
- Non pas du tout, je sors avec elle, je la trompe le temps qu'elle s'en rende compte et je la largue ou je me fais larguer. Je ne suis pas tendre avec elles. Si elles tombent amoureuses, elles soufrent !!
- Mais toi, tu n'en souffre pas ?
- non, je me fou de leur gueule.
- Et tu en tire une certaine fierté ?
- Non aucune.
- Alors pourquoi tu fais ça ?
- Parce que.
- Di moi !
- c'est trop compliqué et puis c'est ma vie.
- Tu pourrais m'expliquer
- Non, je ne peux pas.
- Mais..
- Ne te mêle pas de ça.
- Si je m'en mêle.
- Mais c'est ma vie.
- Et j'en fais parti ??
- Je ne sais pas...
- Explique-moi Alex, j'ai besoin de comprendre qui tu es
- Laisse tomber Stéphy
- Non
- Je t'en pris arrête c'est ma vie je n'ai pas envie d'en parler.
- pff...fait ce que tu veux de toute façon je m'en fous...
(Elle est vexée et commence à partir, je la rattrape)
- Désolé petite Stéphy, je n'aime pas me dévoiler. Si on devient amis peut être tu sauras.
- Et si je veux plus ?
- Plus ?
- Laisse tomber, tu ne comprends rien...
En disant ça elle se retourne et repart, elle avait l'air déçu. Je la rattrape par le bras.
- Écoute Stéphy, laisse-moi du temps pour comprendre."
( Retour au musée)
J'avais compris ce qu'elle voulait dire mais je ne savais pas quoi faire, j'avais envie de l'aimer sincèrement, ne pas de la tromper, la protéger, l'embrasser, lui faire l'amour... Elle me regarde avec un regard si doux et naïf, elle veut plus ... Elle veut souffrir ? Elle veut m'aimer ? Elle veut que je l'aime ? Elle veut que je souffre ? Souffrir encore, je ne sais même plus comment était la vie avant de souffrir. Pourquoi m'a t elle abandonnée, je suis la chair de sa chair, son enfant; Pourquoi ne me pardonne t elle pas ? Je ne fais rien de mal ...
" - Al, à quoi tu pense ?
- hum, à rien.
- Tu mens !
- Peut être bien.
- C'est qui ?
- Ma mère.
- Tu as l'air triste.
- Ha
- Tu l'es ? A cause d'elle ?
- Oui et non. C'est compliqué.
- Explique-moi.
- Tu es sûre ?
- Oui, j'ai envie de savoir qui tu es. Allez explique-moi pourquoi tu as l'air triste.
- Tu veux savoir ce qu'il s'est passé ?
- Oui.
- Je ne le sais pas moi-même.
- C'est à cause des filles ?
- D'une seule.
- Ha ok
- Elle était triste que je puisse l'aimer. Elle a cru que je ne l'aimerai plus et du coup c'est elle qui ne m'a plus aimé. Elle m'a abandonné. Mon père et elle se sont séparés peu de temps après, elle est partie avec les deux plus petits, nous laissant mon père, mon petit frère et moi seul ! Comme des impropres !
- Et comment as-tu réagi à ça ?
- J'ai quitté ma petite amie de l'époque pour essayer de retrouver ma mère. Ça n'a servi à rien, juste à nous faire souffrir. On s'aimait et j'ai tout gâché pour une femme qui ne m'aimai plus et ne m'aimera jamais plus.
- Et c'est depuis ça que tu enchaînes les conquêtes ?
- Oui, depuis ça, je suis incapable d'aimer, je ne veux plus souffrir.
- Mais quand tu aimes quelqu'un tu n'en souffres pas.
- Au début non, puis après, tu t'attaches et là les crises commencent, la jalousie, les soupçons etc Puis après vient le temps de la séparation où les deux parties souffrent, puis la reconstruction dure et lente...
- C'est sûr que si tu vois déjà la fin avant d'avoir fait le début ce n'est pas chouette.
- Peut être bien, mais faut toujours penser aux conséquences de ses actes.
- Tu as pensé aux conséquences de tes actes quand tu faisais souffrir ces filles ?
- Heu
- Tu n'y as pas pensé !
- C'est vrai..."

Elle soupire puis me fait remarquer un détail sur une statue. La visite s'achève. On s'installe dans l'herbe pour manger ce qu'on a acheté. J'aime à la regarder manger, elle est si jolie. Quand je finis de manger je me cale sur le tronc de l'arbre, elle me regarde et vient se blottir contre moi. Elle me raconte un peu sa vie, je l'écoute attentivement. Elle me raconte quelques-uns uns de ses souvenirs d'enfances. Puis on parle des profs et des cours. On reste là de longues heures, puis on reprend la moto et on se rend dans un village voisin où c'est installé une fête foraine et un bal. On va bien s'amuser ! On roule un moment. Durant le trajet je pense à Vanessa, est ce que je lui manque ? Est-ce qu'elle me manque ? Non, ce qui me manque c'est surtout son affection. Je me remémore quelques-unes unes de nos nuits. Je pense maintenant à la soirée que j'ai passé avec Sabine, puis quand je l'ai retrouvée alors que j'aurai du être avec Vanessa, mais je ne lui avais rien promis. Je culpabilise un peu du mal que j'ai fait à toutes ces filles surtout pour celles qui m'ont aimées. Arrivé au lieu dit, il n'est que 18h, on décide de marcher un peu dans le village. On chahute un peu, comme des enfants, on trouve un parc avec des balançoires, et des toboggans etc... Elle s'installe sur une balançoire, je l'imite. On se balance et on se marre, on joue un moment. Elle se balance debout, je me mets devant elle, j'ai peur qu'elle tombe, ce qu'elle fait; elle se jette presque dans mes bras, je la rattrape (normal je suis là pour ça !) Elle plonge son regard dans le mien, elle approche sa bouche de la mienne, que faire? l'embrasser, la repousser, juste esquiver? Que faire, je ne sais plus, j'ai peur d'aller trop vite, de m'engager dans une impasse, de me brûler les ailes pour elle. Encore tout recommencer, je ne sais pas si j'en suis capable. A nouveau ressentir cet amour, cette passion, puis après tant de peine, tant de chagrin. Repartir à nouveau le coeur brisé, puis se reconstruire jusqu'a ce qu'une autre revienne et que tout recommence. Est ce cela l'amour ? J'ai peur de l'aimer, de la blesser. J'ai envie de l'embrasser, mais je ne peux pas me le permettre. Puis qu'est ce que je risque après tout? Souffrir, et alors j'en ai fait souffrir plus d'une, je peux me permettre de souffrir à mon tour si ça se passe mal. Je prends le risque, le risque de l'aimer, de l'aimer tellement fort que rien ne pourra nous séparer, je prends le risque de souffrir, le risque de vivre...Elle m'embrasse. Elle me transporte. Ses lèvres sont si douces, si sucrées. Ses mains dans mon cou, mes mains sur ses hanches. J'ai envie de voler, de m'envoler loin avec elle. Je l'aime c'est une certitude. Je la repose au sol. Elle me regarde, sourie et m'embrasse à nouveau. Elle me prend la main et nous nous dirigeons vers un banc. Elle ne dit rien et je n'ose pas rompre le silence qui nous entoure. Elle décide de parler.
" - Bon si on allait manger ?
- Oui si tu veux.
- On va manger où?
- Il y a un petit snack pas loin on a qu'a y aller.
- D'accord."
On se dirige main dans la main vers le snack, on y arrive, on décide de manger sur place. Après le repas, on se dirige vers la fête foraine. On se promène, on monte dans un train fantôme. On rit beaucoup. Elle s'agrippe à moi dès quelle a peur, à la sortie du manège elle m'embrasse. On se dirige dans un palais des glaces. Je lui gagne quelques peluches. Puis on fait un tour de grand huit. Il est bientôt 23h on à 1h30 de route avant d'arriver au camping. On décide donc de rentrer. Les nounours sont assez encombrants sur la moto, mais on va se débrouiller. On roule, l'air est frais, elle frisonne, elle doit avoir froid. Je décide de m'arrêter un moment sur le bord de la route. On descend de la moto, je la réchauffe. On entre prendre un café chaud, l'endroit est désert, juste un caissier. Il nous regarde bizarrement, à croire qu'il n'a jamais vu deux jeunes s'embrasser. Il nous fait rire et on en rajoute, on ne se gêne pas pour s'embrasser goulûment juste pour lui faire plaisir. Elle rit, son rire est si doux, il est comme un tintement de cristal, une douce mélodie. C'est yeux rendent mon coeur fou, sa peau si douce sous mes doigts, elle me rend dingue...