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Son visage rendu écarlate par le plaisir, je la trouve très belle. Sa flamboyante crinière cascade sur ses épaules, cachant à demi ses seins nus. À cet instant, je ne me pose plus de questions. Mes pensées sont claires et je ne me torture plus l'esprit à savoir si je suis normale ou non. Après tout, qu'est-ce que la normalité si ce n'est le diktat d'une majorité ? Je suis bien avec Léna. C'est tout ce qui importe. " Oui. Je n'ai plus peur. Je suis à toi. À jamais, je suis tienne ma douce Lénoschka ! " Pour toute réponse, je me dirige vers la porte et tourne la clef dans la serrure. Revenant près d'elle, je l'embrasse à nouveau avant de m'agenouiller. Mes lèvres parcourent son ventre, mes mains déboutonnant son pantalon qui, comme le pull, finit à terre. Jamais je n'aurais imaginées mes mains si hardies. Me redressant, je l'embrasse à nouveau. Les bras de Léna se referment autour de ma taille, parcourant mon dos, caressant mes fesses rebondies. - Fais-moi l'amour, susurrai-je tout bas. Je me surprends moi-même : est-ce bien moi qui aie osé prononcer cette indécente phrase ? Les gestes rendus plus ou moins adroits par le désir, Léna fait lentement glisser les élastiques de mon slip sur mes chevilles. À mon tour, je finis de la déshabiller complètement. Ainsi nues, Léna s'allonge doucement sur moi. Je referme mes bras autour de son cou. Continuant de m'embrasser langoureusement, elle remonte doucement sa main le long de ma cuisse. Son contact m'électrise. Je frissonne. Je ferme les yeux pour ne pas crier tellement l'effleurement est exquis. Puis, je la sens s'arquer au dessus de moi. Sa main à présent au creux de mes reins entame de lents mouvements. Elle m'embrasse avec passion, notre étreinte telle un refuge où le temps n'a pas d'emprise. L'atmosphère s'embrase et consume notre innocence. Elle entre en moi, tatouant sur ma peau d'indécents désirs dont je ne soupçonnais pas l'existence. Je l'écoute respirer l'amour, son souffle marquant la cadence. Je goûte à la saveur unique de son corps avec délice. Mon cœur bat au rythme de ses baisers, ma respiration s'enflamme sous l'ardente caresse. Elle me murmure des mots doux. Des mots d'amour. Les yeux clos, je rejette la tête en arrière. Chaque fibre de mon corps se tend sous cette ultime caresse charnelle. Tendrement, Léna étouffe mes gémissements d'un dernier baiser. Et puis, c'est le silence. Revenue à moi quelques instants après, je découvre Léna encore au dessus de moi. Elle me sourit, satisfaite d'avoir lu sur mon visage tout le plaisir qu'elle a su me donner. - Je t'aime. A présent blotties dans les bras l'une de l'autre, ma tête posée sur le ventre de Léna, chacune savoure le calme d'après l'amour. Instant de plénitude, j'écoute s'apaiser la respiration de Léna, les soulèvements de sa poitrine telle une berceuse rassurante. |