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"Bonjour et bon réveil. Vous êtes sur ??????? P????. Tout de suite, les informations de ce vendredi 17 mars. Notre président recevra aujourd'hui à 13h au Kremlin son homologue géorgien pour discuter de leurs collaborations futures. A l'ordre du jour de cette entrevue, il sera tout particulièrement question de l'autonomie pol... " Lena vient d'éteindre le radio-réveil. Je la sens qui s'étire et gigote dans les draps. Elle vient de bondir hors du lit comme si elle en avait été éjectée. Et malgré la pluie de baisers qu'elle s'emploie à déferler sur mes joues, je grommelle, à demi éveillée : Et je lui tourne le dos, me pelotonnant pour me rendormir. Peine perdue. Lena est tenace et retire les couvertures. Thérapie de choc ! Il fait frais dans la chambre et je suis complètement réveillée à présent. Me frottant les yeux, je baille bruyamment. Lena me vole un baiser pour couper court à mes protestations. Les mouvements dignes d'un escargot à l'agonie, je parviens à enfiler mes vêtements. Mais voilà qu'à présent je livre péniblement bataille contre les lacets emmêlés de mes fichues baskets. Ahaaaa! Satanés lacets de m****!!! Habillée depuis un moment déjà, Lena s'affaire à ouvrir la fenêtre, contemplant l'immense parc de l'école qui s'offre à ses yeux, prête à relever tous les défis de cette nouvelle journée qui commence. Enfin prêtes, nous quittons la chambre. Parcourant l'école encore endormie, Lena m'entraîne vers les cuisines. *** - Bonjour, Madame Gorlanova. Faussement grognon, je lui jette un regard noir avant de lancer : Le petit déjeuner terminé, nous sortons Lena et moi dans le parc de l'école. Et c'est parti pour une séance de course à pieds autour du lac. Plus entraînée que moi, j'ai quelques peines à suivre ma Lenoshka. Veillant pourtant à ne pas trop me distancer, elle s'adapte à mon allure et court à ma hauteur. Vingt minutes plus tard, nous atteignons le ponton situé de l'autre côté du lac. Une pause s'impose : le souffle court, je dois être aussi rouge qu'une tomate. Nous nous asseyions donc côte à côte sur le ponton, les pieds suspendus au dessus de l'eau. Prenant possession du miroir de l'eau en ses bras chaleureux, le soleil semble nous accueillir de ses rayons dorés tandis que le jour se lève sur la cime des arbres. Au loin, caché dans les feuillages, un pinson chantonne gaiement à la venue de l'aube. Prononçant ces mots, je me love dans les bras de Lena, la tête sur son épaule. Naturellement nos mains se cherchent et se trouvent pour s'enlacer tendrement tandis que nous rassasions nos yeux et nos coeurs de ce spectacle matinal. Savourant l'instant. Notre instant. Celui d'être ensemble. Tout simplement. Le sourcil expressif, elle me jette un regard à la fois étonné et quelque peu anxieux, attendant la suite. Les yeux pétillants d'émotion, à moins que ce ne soit le miroir du lac qui s'y reflète, Lena me sourit de ce sourire si particulier qui lui dessine une fossette au coin des lèvres. A mon tour d'être surprise. Lena prend une profonde inspiration et enchaîne : Je n'en espérais pas tant de ma Lenoshka, mais cette nouvelle me réjouis et je le lui fais savoir en me jetant dans ses bras tant et si bien que nous roulons à même les planches du ponton. Et c'est riant le plus bruyamment du monde que nous terminons notre petite promenade matinale avant de rejoindre la chambre de Lena pour prendre une douche et nous préparer à aller en cours. |