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Le lendemain, les athéniens sont réunis sur la place de la ville. Tous les regards sont rivés sur le prisonnier de haut rang qui est escorté, la tête haute, digne, un sourire hautain, vers la mort par crucifixion qui l'attend. Dans la foule, une vieille femme sourit. Une immense joie l'envahit de voir que sa jeune amie blonde a retrouvé sa clarté, son regard pétillant fixé sur la grande femme brune qui se tient droite sur l'estrade montée pour cette occasion.
A côté de l'estrade, le jeune soldat démembré observe la jeune conteuse. Une voix grave le sort de sa contemplation de cet être si vivant qui semble, par sa simple présence, lui redonner vie.
_Il sont fort ces Spartes. _Pourquoi ? Répond le jeune guerrier, déçu qu'une personne lui cache la vue de la barde. _Ben, quand ils étaient aux frontières des terres de la Conquérante, César a essayé de passer en force et les Spartes les ont mis en déroute et en plus ils ont attrapés cet homme que la Destructrice cherche depuis plusieurs mois. _Quoi ? Demande le jeune handicapé stupéfait, se rappelant ce qu'un de ses collègues lui a raconté quelques nuits plutôt. _Ouais, à eux seuls ils ont décimés toute l'armée romaine. _C'est un piège !
La Conquérante sent le regard de Gabrielle sur elle. Alors que son désir de la voir s'oppose à la peur de perdre à nouveau le contrôle d'elle-même, elle ne voit pas le jeune soldat qu'elle a mutilé s'approcher d'un pas rapide, ni n'entend la flèche fendre l'air, signal de l'attaque.
Un choc qui la fait reculer, suivi d'une brûlure soudaine dans son épaule droite, lui envoie des décharges de douleur fulgurante dans le bras et la poitrine la ramenant à la réalité. Tandis que les spectateurs courent, en hurlant, elle regarde le projectile qui a transpercé son cuir. Un vertige la prend, un bras solide la soutien avant qu'elle ne s'écroule.
Gabrielle ne réagit pas, elle n'entend pas les cris de terreur ni Hélène qui lui dit qu'il faut partir. Elle ne voit pas les gens affolés courir, ni les gardes de la Conquérante perdre la vie sous les épées des Spartes qui portent les même couleurs qu'eux. Les hurlements et les pas lourds de l'armée romaine qui entre dans la ville sont trop lointains pour qu'elle s'en rende compte. Son cœur s'arrête de battre, tout se passe comme dans un songe, son âme lui dit que c'est un cauchemar, Xena n'est pas blessée, mais son esprit lui dicte qu'elle ne se réveillera pas car ce n'est pas un rêve.
Le monde cesse de tourner dans la tête de la brune, ses facultés de réflexion reviennent, elle voit la bouche du jeune homme bouger mais aucun son ne lui parvient. Son être tout entier ne comprend plus qu'une chose, le feu qui déferle dans son corps, coulant dans ses veines, plus rapide plus puissant que jamais, si profond que toute autres pensées est impossible, la douleur de son épaule disparaît sous le tonnerre qui gronde en elle, décuplant la haine dévorante qui grandit et surgit en son sein, semblant posséder une volonté propre, celle d'être libérée. La Destructrice des Nations se redresse, arrache la flèche, tandis que la porte des ténèbres qui est en elle s'ouvre, déversant par vague toute la noirceur et l'obscurité qui y étaient enfermées. Alors qu'apparaît dans ses yeux une lueur plus sombre et terrifiante que jamais, l'image de l'enfer, un hurlement sauvage de rage pur qui n'a rien d'humain s'échappe de sa gorge.
Le cœur de Gabrielle se remet à battre quand elle voit la Conquérante se redresser. La barde sent une vague de froid glacé traverser son corps entier, ses poils se hérissent, au moment où ses yeux croisent ce regard haineux et remplit de violence. La conteuse se rend compte que quelqu'un la tire par le bras quand elle détourne la tête de cette vision d'horreur qui la terrifie. La blonde réalise que c'est Hélène. Les supplications, les cris, tous les bruits qui l'entourent arrivent comme une explosion dans sa tête.
_Gabrielle ! Il faut partir !
Électrisée par la peur, soudainement consciente de ce qui se passe autour d'elle, la barde soutien son amie afin de trouver un endroit à l'abri des combats. Elle réagit plus par instinct, alors que les bruits d'épées qui s'entrechoquent dominent les râles des hommes qui donnent leurs vies pour un chef qui n'y porte aucune importance, eux aussi, sont seulement poussés par l'instinct de survie.
Lorsque Légendrios a vu la Conquérante blessée et ses hommes tomber, des dagues plantées dans le corps ou la gorge béante ouverte par les soldats nouvellement enrôlés du roi de Sparte, il ne réfléchit plus, son devoir seul compte, protéger la Conquérante. La colère en lui monte, contre ces traîtres et contre lui-même de n'avoir rien vu venir. Alors qu'il se dirige vers Xena tuant tout sur son passage, il remarque que le jeune garde estropié qui la soutient lance des regards inquiets vers la place.
Après avoir décapité d'un violent coup d'épée un des traites, alors que sa tête roule, laissant une traînée de sang sur son trajet, le gradé porte son attention sur ce qui inquiète le jeune homme plus que l'état de sa souveraine. Pris de panique en voyant les deux femmes, il s'assure que Xena est en état de se battre. Avec un rapide coup d'œil, la voyant se redresser, il court protéger les deux proies de choix, dont la plus jeune semble incapable de bouger, tétanisée.
A l'aide de son épée, le lieutenant transperce les chairs de quiconque tente de s'approcher d'elles.
Les cadavres jonchent le sol. Sans aucun scrupule, les guerriers marchent dessus. Certains tombent, glissant à cause du sang qui couvre leurs cuirs, puis meurent, une épée plantée dans le thorax sans qu'ils aient eu le temps de se relever. Pour la première fois, les hommes de la Conquérante ne se battent pas pour des terres, ni pour étendre le pouvoir de leur chef ni pour tuer mais juste pour sauver leurs vies.
Xena avance, son épée dans une main et une autre récupérée dans un amas de chair sans tête, tranchant tout ce qui est devant elle, prenant plaisir à voir le sang jaillir des membres ôtés par ses soins.
Les boyaux se rependent sous les yeux de leurs propriétaires horrifiés qui tentent désespérément de les remettre à leurs places avant de s'écrouler. Le feu qui brûle dans son corps redouble de puissance lorsque le haut du corps d'un homme, tombe au sol, tandis que ses jambes sont toujours debout, lui dévoilant l'objet de sa fureur, César. D'un coup de pied, elle envoie les jambes voler loin du buste qui ce vide de ce qu'il contenait, puis elle suit le romain qui tente de s'enfuir.
Légendrios, jette un regard au guerrier manchot qui a récupéré une épée. Le voyant se battre, il se rend compte qu'il a dû s'entraîner longtemps pour réussir à tenir une arme de la main gauche. C'est alors qu'il voit Xena partir, la chair, le sang, les os giclant sur son chemin. Il entreprend de la suivre, maintenant que Gabrielle et son amie sont parties.
Un guerrier court vers lui, arrivant sur sa droite. Le lieutenant lève son arme juste avant que celle de son ennemi ne s'abaisse, recevant en plein visage le sang qui jaillit de son aorte au lieu de sa lame.
Gabrielle, qui a retrouvée sa lucidité, se dirige le plus loin possible de cette boucherie. Hélène trébuche, elle l'aide à se relever, une voix grave se fait entendre.
_Attend, je vais la porter.
Un jeune homme vigoureux prend la vieille femme dans ses bras, Gabrielle les suit.
Xena emprunte le chemin de sa proie au détour des rues, elle marche, son cuir couvert de sang ses mâchoires si serrées que ses dents son prêtes à craquer, ses mains crispées sur ses armes, glissent humidifiées par le sang. Alors qu'elle tourne au coin d'une maison, un cavalier fond sur la guerrière qui l'esquive de justesse, laissant son arme plantée dans l'artère fémorale du soldat, criant sa douleur, regardant le sang giclé de sa cuisse à chaque battement. Un deuxième cavalier le suivait de près. La Conquérante saute pour éviter le coup qui vise sa gorge, puis sent la lame froide écarter la chair de sa jambe, mais aucune douleur ne lui parvient, ni même quand, en posant ses pieds au sol, elle s'effondre, seul un craquement d'os brisés se fait entendre. Elle tente de se relever sans y parvenir. Vexée de s'être fait avoir ainsi, la brune lance son chakram, la tête du soldat tombe dans la poussière alors que le cheval continu sa course avec le reste du corps.
L'ex-empereur de Rome sourit, son épée levée, tandis qu'il s'approche de la guerrière en train de se lever, prenant appui contre un mur.
Xena se redresse difficilement, sa vue se trouble, elle secoue la tête, sa haine semble diminuer, la douleur commence à naître dans ses membres blessés.
_Je te l'ai dit Xena, ma destinée n'est pas de mourir, mais la tienne si. _Parce que tu crois que je vais te laisser me tuer comme ça ?
A ce moment, Légendrios arrive. C'est un excellent combattant mais il commence à fatiguer. De plus, voir sa chef au bord de l'évanouissement ne l'aide pas à se concentrer.
_Ne te mêle pas de ça soldat, c'est entre elle et moi. _Tu devras d'abord me tuer.
Les deux hommes se battent. Les coups portés rivalisent de puissance sous les yeux de la Conquérante qui a de plus en plus mal. Sa tête tourne.
_Xena va t-en ! _C'est à moi de le tuer. _Si tu meurs tu ne seras plus d'aucune utilité.
Sous la logique de ses mots, la Destructrice des Nations s'éloigne, s'appuyant contre les murs, sa vue se brouille à chaque élan de douleur. Elle n'entend presque plus de bruit de combat, sans savoir si c'est dû à son état ou parce que tout est fini.
César redouble d'effort de peur et de frustration que Xena s'enfuie ou ne meure avant qu'il ait pu se venger et savourer sa victoire.
A bout de force, la brune se laisse tomber. La douleur lancinante qui traverse son corps domine toute autre sensation, son sang se glace dans ses veines, sa fureur disparaît alors que tout devient noir. Elle sent l'inconscience arriver, ses démons font place à une vision de douceur, un sourire qui la hante. La guerrière prononce un dernier mot, comme un appel au secours dans la nuit que personne ne peut entendre.
_Gabrielle !
La conteuse aux yeux émeraudes court avec le jeune homme qui porte Hélène. Soudain, arrivée à un croisement, elle s'arrête net. Son cœur explose. Des milliers d'aiguilles pénètrent chaque partie de son corps, son regard est inexorablement attiré par une forme noire inerte au sol dans la rue adjacente. Alors que la peur la foudroie, elle s'approche, tremblante, priant que ce ne soit pas la personne à laquelle elle pense.
Alors que la blonde découvre que son espoir est vint, en découvrant le visage couvert de sang, les larmes envahissent ses yeux, elle tombe à genoux. Son cœur bat à tout rompre tandis que la jeune fille sent son monde s'écrouler. Elle pose une main sur la joue, tourne la tête aux cheveux de jais, désirant voir les yeux bleus si hypnotisant. Le contact ne la dégoûte pas mais lui envoie des frissons comme une traînée de feu qui lui donne une sensation inconnue jusqu'à maintenant. Sa panique diminue, un espoir naît lorsque la jeune conteuse voit la poitrine de Xena se soulever au rythme lent de sa respiration.
Les battements assourdissants de son cœur s'amenuisent, lui permettant d'entendre des cris, des bruits de métal qui s'entrechoquent, d'hommes qui courent. Tout s'embrouille dans sont esprit, la blonde ne comprend qu'une chose, il faut qu'elle cache la Conquérante. Ignorant si ce sont ses hommes ou les romains, Gabrielle la prend sous les bras, la traîne dans la rue cherchant un endroit pour se cacher et surtout, retrouver son calme afin de réfléchir.
Légendrios, qui fait tout son possible pour arrêter César réalise en entendant lui aussi les cris se rapprocher à grande vitesse, que tout sera terminé dans quelques minutes. L'issue de son combat dépend des couleurs arborées par les guerriers en approchent. L'appréhension s'installe, alors que tout se passe à une vitesse fulgurante, César regarde derrière le lieutenant et un sourire apparaît sur son visage. Le soldat comprend que ses hommes ont perdu la bataille mais aussi que cette inattention est la seule chance qu'il ait de tuer l'ex empereur de Rome. Seulement, la fatigue qui pèse dans tous ses muscles ralentit ses mouvements, son adversaire esquive le coup. Alors que le lieutenant se retourne, puisant dans ses dernières ressources, poussé par l'unique désir de le tuer, une explosion de douleur irradie sa nuque, envoyant des points lumineux devant ses yeux. Le sol se rapproche, tout devient noir. Quand le romain a vu ses hommes arriver, il a su que l'attaque avait tourné en sa faveur.
_Non ! Ne le tue pas ! Puisqu'il aime tant sa souveraine, il sera crucifié avec elle. Dit César à un homme qui venait de lever son épée au-dessus de l'inconscient, tout en partant bien décidé à retrouver la Conquérante.
A quelques mètres, au détour d'une rue, un sourire de satisfaction s'installe sur son visage lorsque le romain de haut rang voit des tâches de sang en quantité mêlés à la poussière. Sûr de lui, il suit les traces rouges jusqu'au porche d'une maison.
_Fouillez cette masure de fond en comble !
Les soldats s'exécutent vérifiant chaque coin d'ombre.
_Il n'y a personne. Dit un garde à son chef en sortant de la demeure. _Trouvez Xena! Blessée comme elle l'est, elle n'a pas pu aller loin. Et emmenez son officier dans une cellule du château. Ordonne le dignitaire dont la joie a été remplacée par la colère en se dirigeant vers la grande place où sont réunis les guerriers de la Destructrice encore vivant.
Parmi eux, le jeune handicapé observe les villageois qui ont été rattrapés par les troupes ennemies et amenés sur le lieu du carnage. Écœuré que ces hommes montrent à des enfants les corps dépecés, en lambeaux, méconnaissables, preuves de la cruauté et de la sauvagerie dont l'homme est capable, il regarde chaque visage où est inscrit la peur et le dégoût, mais ne trouve pas celui qu'il cherche. Son espoir que la jeune barde ait pu s'enfuir vacille lorsque ses yeux croisent ceux de la vieille femme, remplis d'effroi. Ce n'est pas la peur de mourir ou celle de ce qui va se passer, mais une peur impersonnelle pour une autre personne.
En arrivant sur le lieu de la boucherie, César cache son dégoût en voyant ces hommes, femmes, enfants, réunis au milieu des quartiers de chair qui étaient, avant, des êtres humains. Leurs camp est indéfinissable tant leurs armures sont souillées de sang, qui pour certains, bouillonne encore s'échappant de plaies béantes.
Alors qu'il marche vers ses prisonniers, entre les carcasses sanglantes aux yeux blanchis, exorbités, où est gravée l'horreur d'une mort atroce pour l'éternité, le chef romain s'adresse d'abord aux villageois puis aux soldats.
Après que Gabrielle ait traîné Xena à l'intérieur d'une modeste maison, elle la dépose contre un mur, respirant profondément pour se calmer. "Réfléchis ma fille, réfléchis." Se dit la barde terrifiée à l'idée que cette magnifique femme meurt devant elle sans se soucier de se qu'il pourrait lui arriver si les romains la trouvaient, mais plutôt de ce qu'ils feraient s'ils la trouvaient elle. Alors qu'elle inspire profondément les yeux fermés, son cœur ralentissant pour retrouver à peu prêt un rythme normal, son esprit retrouve ses capacités de réflexion. Elle se redresse, cherche des linges propres, avec des gestes nerveux. La maison n'étant pas grande, la blonde trouve rapidement ce qu'elle cherche dans une petite commode. Gabrielle entreprend de soigner l'épaule et la jambe de la femme inerte. Du moins, stopper la perte de sang jusqu'à ce qu'elle puisse lui faire des pansements corrects.
Plus un bruit ne se fait entendre dehors, les combats sont terminés. Dans un silence lourd et pesant, une question surgit dans son esprit, qui a gagné ? A sa peur pour la vie de Xena se joint la crainte que les romains ont remporté la victoire et l'espoir que ce soit les hommes de la Conquérante. Elle décide d'en avoir la certitude car dans le deuxième cas, elle n'aurait qu'à demander aux guerriers de l'emmener pour la soigner. Après un regard à la brune, la jeune fille se dirige vers la porte. Lorsqu'elle l'ouvre, son cœur fait un bond, sa respiration se coupe, elle regarde, hagarde, le sang qui laisse une trace évidente, indiquant leur cachette.
Un éclair traverse ses pensées, si les romains ont gagnés, ils trouveront la guerrière. Gabrielle marche, aux aguets, avec son fardeau si précieux, son cœur battant trop vite, par peur que cette créature si belle qui a kidnappée son âme perde la vie dans ses bras, par peur d'être découverte.
"Le meilleur endroit pour cacher quelque chose, c'est à la vue de tout le monde." Pense la blonde en voyant un massif d'arbustes, qui n'a pas été entretenu depuis longtemps, ce qui fait désordre au milieu de la place du marché. Gabrielle allonge le corps inconscient, puis le recouvre de branches. Des pas lourds de bottes et des cliquetis de métal se font entendre.
La blonde sent son cœur s'accélèrer encore, des picotements parcourent sa peau, tandis qu'elle s'éloigne du massif. Au moment où la blonde arrive au coin d'une maison, prête à jeter un œil aux couleurs que portent les guerriers qui arrivent, la barde ne voit pas les buissons se multiplier, devenir denses à une vitesse incroyable, cachant ainsi totalement le corps de la blessée bloquant tout accès au trésor qu'ils renferment.
_Hé toi !
Une voix grave se fait entendre derrière elle, la faisant se retourner en un sursaut. Paniquée en voyant le romain courir vers elle depuis l'autre bout de la rue, alors que la peur transcende son être, empêchant son esprit de réfléchir, Gabrielle se met à courir sans but précis. L'un d'eux lui saute lourdement dessus, la coinçant entre le sol dur et son corps massif. En voyant le sol se rapprocher trop vite, la conteuse met ses mains en avant. Mais sous le poids de son agresseur cela ne sert à rien, elle heurte violemment la terre. Une douleur subite apparaît dans ses genoux et ses hanches, tous ses organes semblent être retournés. Tandis que la jeune fille a la sensation que son diaphragme se déchire sous la pression de son estomac, son menton cogne le sol dur, elle voit des étoiles devant ses yeux. Deux mains calleuses la soulèvent par les bras, tandis que les lumières s'estompent.
_Retrouvez la Conquérante, j'amène la gamine rejoindre ses compatriotes.
A ces mots, l'esprit de Gabrielle se remet en marche, lui rappelant une personne à laquelle elle n'avait plus pensé depuis sa découverte du corps inerte de la Destructrice des Nations, Hélène.
Sur la grande place, une vieille femme et un jeune guerrier sont partagés entre la peur que la jeune blonde soit morte et l'espoir qu'elle ait réussi à fuir. César détourne les yeux des villageois écœurés par le spectacle sanglant qui s'offre à eux, tétanisés par la peur de mourir. Puis il s'adresse aux gardes de Xena, eux aussi incertain de leurs sorts, puis leur explique que désormais, ils seront à son service. Soudain un romain arrive, tenant par le bras la jeune barde. Tous les regards se tournent vers eux, dont deux se remplissent de soulagement. |