A new start

Chapitre 18




 

On tapa à la porte.

-         Entrez ! fit Lena en s'essuyant les yeux.

Yulia pénétra dans la chambre. Elle regarda Lena puis sa mère sans aucun sourire.

-         Oh. Je croyais que tu étais toute seule. Je reviendrai.

-         Non ! Attends Yulia, interrompit Inessa. Il faut qu'on discute toutes les trois.

La petite brune resta bouche bée puis acquiesça de la tête avant de s'asseoir de l'autre côté du lit. Lena lui prit la main, la porta à sa bouche et l'embrassa brièvement.

-         Yulia.

Commença Inessa.

-         J'ai discuté avec ma fille au sujet de votre relation, et j'ai plusieurs choses à dire.

-         Je t'écoute.

-         Je veux d'abord savoir ce que tu ressens pour ma fille.

Yulia fut tout d'abord surprise. Elle réfléchit longuement, regarda Lena dans les yeux et finit par répondre.

-         J'aime profondément Lena, et ce depuis que j'ai 15 ans. Je l'ai perdue une fois par le passé à cause du père de Vika mais je ne ferai plus la même erreur. Je veux la rendre heureuse.

-         Ta mère est au courant ?

-         Je ne lui ai pas dit ouvertement mais je pense qu'elle le sait. Je lui dirai dès que Lena sortira de l'hôpital.

-         Tu sais qu'elle a rompu ses fiançailles quand même !

-         Oui. Mais Lenochka m'a dit qu'elle avait des problèmes de couple. Si elle n'était pas épanouie avec lui, je la comprends.

-         Et tu penses que tu peux la rendre heureuse ?

-         Je ne sais pas. Demandez à votre fille.

La petite brune se tourna vers elle.

-         Lenok, est-ce que tu es bien avec moi ?

-         Oui très… je t'aime.

Yulia rougit et baissa les yeux, un sourire au coin des lèvres.

-         Je t'aime aussi.

-         Bien. Interrompit Inessa. Yulia, ne la fais jamais souffrir, tu m'entends ? 

-         Oui.

-         Elena m'a appris que vous alliez vivre ensemble.

-         Oui. C'est vrai.

-         Où allez-vous vivre ?

-         En premier lieu, chez Lena, mais je vais acheter un grand appartement très prochainement.

-         Tu prendras Vika avec toi ?

-         Malheureusement pas pour le moment. Mais elle aura sa chambre et ses jouets.

-         Tu vas la laisser chez tes parents ?

-         Oui. Quand Lenochka va sortir, on va avoir beaucoup de travail. On quitte Moscou en septembre. C'est ça Lenok ?

-         Oui. Et on ne rentrera pas avant décembre ou janvier.

-         Donc tu comprends Inessa que je ne peux pas prendre Vika avec moi. Je veux qu'elle ait un environnement stable. Elle est encore petite. Même si je souffre à chaque fois que je lui dis au revoir. Elle est ce que j'ai fait de mieux dans ma vie.

Elle sentit la main de Lena lui caresser les cheveux. Quand elle plongea ses yeux dans le gris vert, elle put y lire de l'amour et de la tendresse. Ce qui l'apaisa.

-         Je pense qu'il faudrait laisser Lena se reposer un peu. L'opération est pour dans à peu près deux heures. Inessa je te raccompagne ?

-         D'accord.

Elle se leva du fauteuil et embrassa sa fille sur le front.

-         Je serai là quand tu reviendras du bloc chérie. Je t'aime tu sais.

-         Moi aussi maman.

-         A tout à l'heure. Elle se tourna vers la petite brune. Tu viens Yulia ?

-         J'arrive tout de suite.

-         Je t'attends devant la porte.

-         Merci.

Elle prit les mains de la jeune rousse dans les siennes  et les porta à sa bouche. Lena soupira.

-         Ça va aller ne t'inquiète pas. Tu as besoin de dormir.

-         Je suis désolée pour ma mère.

-         Ce n'est pas grave. Repose-toi et je serai dans la chambre avant que tu partes pour l'opération.

-         Non ! viens après.

-         Pourquoi ?

-         J'ai envie de me retrouver un peu seule.

-         Mais…

-         S'il te plaît Yulka.

-         Bien… dit-elle dans un soupir. Je m'en vais alors.

Elle s'approcha de la porte.

-         Attends !

-         Quoi ?

-         Prends-moi dans tes bras avant de partir Yulia.

Elle l'enlaça tendrement.

-         J'ai si peur !

-         Il ne faut pas Lenok, tout ira bien. Je te retrouverai en pleine forme à la fin de la journée.

-         J'espère.

Elle la lâcha pour la regarder dans les yeux.

-         On ne va pas recommencer avec ça !

-         Mais je veux que tu t'y prépares.

-         Me préparer à quoi ? Ne dis pas de bêtises ! Le chirurgien n'a jamais dit que l'opération pouvait te coûter la vie ! Alors arrête !

Elle la serra de nouveau dans ses bras quelques secondes puis sortit de la chambre sans se retourner.

 







Depuis le 29/09/2008