Closer than close to you

Chapitre 21 : Nouveau départ




J'ai continué à tenir ses mains dans l'ambulance pendant tout le trajet vers l'hôpital. Je n'ai pas lâché sa main, pas une seule fois. Alors qu'ils l'ont poussé dans la salle des urgences, une infirmière m'arrêta et dit : "Nous nous occupons d'elle mademoiselle !" J'ai essayé d'y aller mais d'autres infirmières me retenaient. Je restai juste là, fixant son corps dans cette salle. Les portes fermées, je pouvais à peine la voir par la petite fenêtre rectangulaire. Ils lui injectèrent une solution pour, je suppose, arrêter l'effet des pilules. J'espérais que ce n'était pas trop tard. Je restai juste là, lui chuchotant derrière les portes fermées : "Respire. Respire !". Je voulais être dedans pour tenir ses mains. Mais les portes étaient verrouillées. Tout ce que je pouvais faire était de rester là et la regarder. Des docteurs se rassemblèrent autour d'elle. Je ne pouvais plus la voir. Je changeai ma position pour avoir une meilleure vue. Mais encore je ne pouvais rien voir. Je pouvais juste voir ses pieds. J'attendais qu'ils bougent mais ils ne bougèrent pas. Les docteurs restaient juste là, faisant ce qu'ils devaient faire. J'espérais vraiment qu'ils puissent la sauver. Pourquoi ça devait se passer comme ça ? Chaque chance que j'avais d'être avec elle, quelque chose arrivait. Mais cette fois, c'était fatal. C'était intolérable. J'essayai de ne pas penser à sa mort. Si les docteurs sortent et me disent la mauvaise nouvelle, je mourais immédiatement. Je la suivrais, peut-être que là, nous pourrions être ensemble en paix. J'ai essayé de bloquer ces pensées de ma tête. J'ai essayé de penser à elle en train de respirer de nouveau. J'ai essayé d'imaginer des choses joyeuses. Mais la réalité m'en empêcha. J'étais là à l'hôpital, à regarder mon amour mourir et glisser entre mes doigts. J'aurais du rester avec elle. Je n'aurais pas du la laisser cette nuit mais ça devait se passer comme ça. C'est ce que le destin nous a amené. Je le refuse. La situation était à moitié sans espoir. Mais je garderais espoir. Le temps passait vraiment doucement. Je restais juste là. Maintenant, je pouvais voir un des médecins marcher vers moi. Je lui ai fais de la place pour qu'il ouvre la porte et sort. Je le regardai inquiète. Il me regarda avec tristesse. Je lui dis : "Docteur, s'il vous plait, dites-moi qu'elle va bien !". Il baissa ses yeux et dit : "Espérons juste le meilleur" Il me dit qu'ils ne pouvaient pas dire si elle allait vivre ou non pour le moment. Nous devons attendre que la solution élimine les effets des pilules. Peut-être que là, il pourra me dire quelque chose sur sa situation. Il me dit que les effets de la drogue se sont étendus dans tout son corps. Je bouchai mes oreilles et pleurai. Je ne voulais pas entendre ça. Je ne vais pas perdre espoir. Je le poussai à l'intérieur et allai dans la salle où elle était. Les docteurs étaient là et la regardaient. Je passai près d'eux jusqu'à ce que je l'atteignis. C'était intolérable. Son visage était tout jeune. Ses lèvres étaient sèches. Des aiguilles étaient dans ses deux poignets. Sa poitrine faisait trop d'effort pour bouger de haut en bas. Sa respiration était artificielle. Si elle n'avait pas la machine à côté d'elle, elle ne respirait pas. Je touchai sa main. Elle était froide. Je la pris dans mes deux mains. Un des docteurs me dit : "Vous ne devriez pas être là". Mais je ne le regardai pas. Mes yeux ne la quittaient pas. Le docteur dit alors aux infirmières : "Laissez-là" Il me dit : "Est-ce que c'est votre sœur ?". Sans le regarder, je dis fièrement : "Non, c'est mon amour" Il resta silencieux un moment. Il me tapota le dos et sortit une chaise et s'assit dans un coin pour nous regarder. Je touchai ses joues doucement avec mes doigts. Je pleurai et pleurai. J'embrassai sa joue plusieurs fois. Je commençai à lui chuchoter : "Yulia, je sais que tu peux m'entendre. Je ne savais pas que tu m'aimais autant. Je ne savais pas que tu mourais pour moi. Je ne veux pas que tu meurs pour moi. Je veux que tu vives pour moi. S'il te plait, reviens" Je m'approchai plus près d'elle. Je mis un bras sur sa taille, essayant de la tenir aussi doucement que possible. J'embrassai sa clavicule. Je continuai à l'embrasser aussi doucement que possible. Peut-être que mes touches allaient la ramener à la vie. Je voulais qu'elle sache que je l'attendais.

Je m'assis ensuite et touchai sa main doucement. Je chuchotai dans son oreille la chanson qu'on avait dansée dans le parc. Ma voix se brisa. Je pleurai encore plus. Ma voix se brisa quand je lui chantai les mots "tu vas la respirer, tu vas la goûter jusqu'à ce que tu puisses la sentir dans ton sang". Ces mots avaient tellement de sens maintenant. Les larmes tombaient lourdement de mes yeux sur sa joue. Je chuchotai les quelques derniers mots "et quand tu te retrouves allongé impuissant dans ses bras, tu sais que tu aimes vraiment cette femme". Puis tout devient silencieux. Seulement le son du respirateur. Je fermai mes yeux fortement. Je sentis juste sa joue froide toucher doucement la mienne. Je levai ma tête et la regardai. Elle commençait à bouger. Ses sourcils se serrèrent. Son visage tressaillit. Elle tourna doucement son visage où elle pouvait sentir que j'étais. Je regardai le docteur assis dans le coin qui se leva. Il s'approcha et commença à l'examiner. Il me sourit et dit : "Elle est de retour. Appelez les infirmières". Je sortis rapidement de la pièce pour appeler les infirmières. Elles arrivèrent dans la salle. Elles me demandèrent de nouveau d'attendre dehors. J'ai refusé leur demande. Je voulais être la première personne qu'elle allait voir quand elle ouvrirait ses yeux. Je voulais pouvoir regarder de nouveau ses beaux yeux bleus. Je restai près de lit, la regardant bouger douloureusement. Les docteurs commencèrent à lui dire de se clamer et de se relaxer. Et, alors qu'elle essaya d'ouvrir ses yeux, je m'approchai. Elle ouvrit ses yeux un moment et me regarda. Je lui souris avec des larmes remplissant mes yeux. Puis ses yeux se refermèrent de nouveau. Mon sourire s'effaça alors que je regardai le docteur. Il me dit : "Ne vous inquiétez pas. Ca va aller. Son corps est très faible maintenant mais son état est stable. Nous devons la laisser se reposer maintenant". Je lui fis signe. Quand il fut sur que tout allait bien, il sortit, nous laissant seules dans la pièce.

Je continuai à tenir ses mains. Bien que j'étais fatiguée, mes yeux ne se fermaient pas un seul moment. Elle semblait s'endormir profondément. La couleur revint sur son visage. Je touchai sa joue. Elle était chaude de nouveau. Je laissai échapper un long soupir de soulagement. Son visage bougea de nouveau. Elle ouvrit ses yeux. Je me levai. Mon mouvement attira son attention. Je la serrai rapidement et lui dis : "Oh Dieu merci, je croyais que je t'avais perdu". Je l'embrassai sur tout son visage. Mes larmes mélangées avec les siennes. Elle m'attrapa et me serra. J'embrassai ses lèvres une fois et deux fois. Elle mit sa main sur ma joue et dit : "Je t'aime". "Je t'aime aussi. Sois forte maintenant. Je promets qu'on sera ensemble quand tout ça sera finit. Pour toujours". Elle me sourit et me tira plus près et m'embrassa de nouveau. Comment je ressentis cette faim pour ses lèvres, ses baisers. J'avais tout ça maintenant. Je la tins toute la nuit La sentir juste respirer de nouveau dans mes bras était vraiment bon. J'étais finalement capable de dormir.
Le hall était plein d'invités. J'étais debout là, devant le miroir. Je vérifiais pour voir si j'étais bien. Tout était parfait. Mes cheveux avaient poussé. Sophie a fait un bon boulot avec mes cheveux et mon maquillage. La mère de Yulia a choisi ma robe. C'était une de couleur crème claire. Elle était longue et avait une ouverture au-dessus de mon genou. C'était une robe sans manches qui montrait mon épaule et ma poitrine. Sophie suggéra que je mette du vernis sur mon corps pour être plus attractive. La robe était décorée sur les bords avec des ficelles noires. La robe m'allait parfaitement. Je vis Sophie venir vers moi. Je me retournai vers elle et souris. Elle me sourit et dit : "Viens. Nous sommes prêts". Je lui fis signe quand elle m'offrit de prendre ma main et m'emmena où les invités attendaient. Je marchai doucement dans le hall, tenant la main de Sophie avec une rougeur sur mon visage. J'étais vraiment triste parce que ma famille n'était pas là. Ni le père de Yulia. Mais on ne peut pas tout avoir. Je levai ma robe un peu pour être capable de monter l'escalier. Alors que j'atteignis le haut des trois marches de l'escalier, je me tournai et regardai au loin derrière les invités. Je regardai Sophie. Puis la musique commença à jouer. Je regardai rapidement l'entrée. Deux ombres approchaient. Je pris une grande respiration pour calmer mon excitation. Elle entra dans le hall avec sa mère. Je ne pouvais pas m'empêcher de lui sourire. Elle était tout ce dont j'avais rêvé. Elle marcha vers moi dans sa belle robe blanche. Un voile à moitié transparent couvrait son visage. Elle portait de longs gants blancs qui allaient jusqu'aux coudes. Un bracelet en diamant était sur son poignet droit. Elle tenait le bras de sa mère d'une main et un bouquet avec l'autre. Elles marchaient doucement vers moi. Je la fixais. Mon rêve est finalement devenu réalité. Mon cœur manqua presque un battement juste en la regardant. Elle leva finalement sa tête et me regarda. Je pouvais voir son sourire sous son voile. Je lui souris. Elle monta l'escalier et je lui tendis ma main. Elle mit sa main dans la mienne et elle embrassa sa mère. Puis, elle se tourna et resta à côté de moi. Nous étions là, ensemble, face au prêtre près à faire nos vœux et dire "oui je le veux". Elle caressa doucement ma main. Je la regardai et dis : "Prête ?" Elle me sourit et fit signe qu'oui.

Nous commençons à faire nos vœux. Je n'étais pas sûr comment ça marchait. J'étais sure que je voulais être avec elle pour toujours. C'était le moment pour moi de dire oui. Je la regardai et dis sans hésitation : "Je le veux". Puis, il se tourna et lui dit la même chose. Elle me regarda et dit : "Je le veux". C'était le moment des alliances. Sophie me tendit l'alliance que j'allais mettre au doigt de Yulia. Je touchai doucement sa main et la plaça là alors qu'elle faisait pareil avec moi. Je lui souris et m'approchai d'elle pour l'embrasser. Je retirai le voile blanc de son visage et vis ce qui était caché là. Le plus innocent visage. Elle semblait plus belle que d'habitude. Nous nous approchons plus près et nous embrassons. Elle me tint fort. Je ne pouvais pas y croire. C'était magique. Elle était à moi pour toujours. Et je fis le vœu d'être toujours avec elle. Et c'est ce que j'ai prévu de faire. Nous nous séparons. Je la regardai et lui dis : "Je t'aime". "Je t'aime aussi" elle répondit. Je regardai intensément dans ses jolis yeux bleus. Et finalement, je vis du bonheur dans ses yeux. Ils brillaient comme des diamants.

Puis, elle dit : "Tibra, c'est presque l'après-midi, réveilles-toi". Je levai ma tête de la poitrine de Yulia et je réalisai que j'étais en train de rêver. Je la regardai et elle me souriait. Elle dit : "Tu souris quand tu dors". Elle rit un peu. Je lui souris et dis : "J'avais juste un joli rêve. C'est tout". "De quoi parlait le rêve ?". Je secouai ma tête et dis : "Euh rien. En fait. Ok, je te le dirais plus tard. Alors comment tu te sens ?". Elle me fit un signe de la tête et dit : "Bien mais ma tête me fait un peu mal". Je me levai et dis : "Est-ce que tu veux que j'aille te chercher quelque chose ?". Elle fit non et dit : "Non, reste juste avec moi ici". Je souris et me rassis. Je tins ses mains fortement, puis, je lui dis : "Yulia, pourquoi as-tu fais ça ?" Elle baissa ses yeux et dit : "J'étais vraiment triste. Quand je t'ais dit de partir et que tu es partie, j'ai demandé à Johan de te suivre. Il m'a dit que tu es allée chez Tanya" Je l'interrompis et dis : "Quoi ? Je suis allée là-bas pour rompre avec elle". "Johan m'a dit qu'elle t'a embrassé quand elle a ouvert la porte". Je ne savais pas comment répondre à ça. Je restai silencieuse et écoutai. "Puis, quand il m'a dit, je ne pouvais pas le supporter. Je ne savais pas que tu rompais avec elle. Je…" elle ne pouvait plus continuer à parler. Elle éclata en sanglot. Je me levai rapidement et le serrai. Je commençai à lui chuchoter : "Chut ! Ne t'inquiète pas. C'est finit maintenant. Je suis avec toi. Et c'est tout ce qui compte". Elle se calma et resta dans mes bras alors que mes pensées retournèrent à mon rêve. Je fermai mes yeux alors que les images d'elle dans sa robe blanche me revinrent. Je pensai" un jour, ça arriverait. Un jour."