Closer than close to you

Chapitre 22 Part 2 : Nous contre le monde




Etre juste allongé dans ses bras changeait ma vision du monde. J'ai trouvé un nouveau sens à la vie. Tout semblait beau. Sentir mon visage sur ses tendres seins avec ses bras autour de ma nuque. Je ne voulais pas qu'elle me lâche. Je levai ma tête pour l'embrasser. Nous nous embrassons et séparons deux fois. Puis notre baiser devint passionné. Nous commençâmes à nous toucher partout. J'ouvris son pantalon et lui enlevai. Je soulevai son tee-shirt et commençai à embrasser sa peau douce. J'allai près de ses tétons alors qu'ils se redressaient. Je les pris en bouche. Je les suçai doucement alors qu'elle me demandait de sucer plus fort. Elle laissa échapper un gémissement de satisfaction. Je descendis lentement vers son nombril en plaçant de petits baisers tout le long du chemin vers sa partie privée. Elle retira sa culotte et écarta les jambes. Je mis mes deux mains sur l'intérieur de ses cuisses. Je l'embrassai ici une fois ou deux. Je fermai mes yeux pour sentir sa peau douce sur mes lèvres. Je voulais tellement la goûter. Je voulais goûter sa douceur.

Mais un lourd toquement à la porte nous interrompit. Yulia se leva et remit son pantalon.

Je la regardai confuse et chuchotai : "Qu'est-ce qui ne va pas ? C'est qui ?"

Sans me regarder, elle dit : "C'est Ivan. Dépêche-toi, tu dois partir"

Elle me poussa rapidement dans sa chambre, ouvrit la fenêtre et dit : "Je suis désolée. C'est dur mais s'il te plait. Je te vois ce soir"

Je lui fis signe de la tête. Alors que j'allais sortir par la fenêtre, elle me tira vers elle et plaça un doux baiser sur mes lèvres.

Elle me regarda dans les yeux et dit : "Je t'aime"

"Je t'aime aussi" puis-je sortis rapidement par la fenêtre.

Je descendis doucement l'escalier de secours. Je faisais attention si personne n'était dans la ruelle. Je sortis rapidement dans la rue principale. Je sentais encore sa douce peau sur mes lèvres. Je marchai vers le parc où nous étions une fois. Je détestais comment allaient les choses. Même quand nous étions ensemble, quand nous avons un beau moment, la vie interférait et nous séparait l'une de l'autre. Je m'assis sous notre arbre. Je continuai à penser à elle. Comment pouvons-nous être libre ? Pourquoi les gens pensent qu'ils peuvent contrôler l'univers ? Je souhaitai pouvoir nous libérer de toutes ses chaînes. Mais je ne pouvais pas. Je pensais que quand quelqu'un était amoureux, il était libre. Mais je sentais ses chaînes et Yulia aussi.

Mon téléphone sonna et je lus 'Joulia' sur l'écran. Je répondis…

Moi : "Salut"
Y : "Oui Tibra, il est parti. Est-ce que tu peux venir maintenant ?"
Moi : "Bien sûr"
Y : "Où es-tu ?"
Moi : "Au parc. Je ne serais pas longue"
Y : "Ok. Fais attention ok ?"
Moi : "Ok, bye"
Y : "bye"

Je me levai et marchai vers son appartement. Je trouvai un magasin de fleurs en route. Je lui achetai les plus belles roses rouges et blanches que je pus trouver. Je payai et allai chez elle. Je toquai à la porte. Je l'entendis de l'autre côté de la porte crier : "entre, c'est ouvert"

J'ouvris doucement la porte et passai ma tête à l'intérieur. Je lui souris et elle me regarda en souriant également. J'entrai avec ma main derrière le dos. J'approchai plus près d'elle et me penchai au-dessus du canapé. Je plaçai un doux baiser sur ses lèvres puis je lui tendis le bouquet. Elle me sourit et m'embrassa pour me remercier. Je m'assis à côté d'elle avec mon bras sur ses épaules. Je voulais plus mais je sentis qu'elle avait eu une autre dispute avec Ivan. Alors ce n'était pas le bon moment.

Je m'assis juste là et dis : "Alors qu'est-ce que tu veux faire ?"

"Je ne sais pas. Et toi ?"

Je me levai et dis : "Qu'est-ce que tu penses d'aller manger ? Je suis affamée"

Elle fit signe de la tête, se leva et dit : "ok minutachko"

Je lui fis signe pendant qu'elle alla dans sa chambre pour se changer. J'allumai une cigarette en l'attendant.

Elle sortit et dit : "attend, je dois mettre les roses dans l'eau"

Elle alla à la cuisine et je la suivis. Je la regardai mettre les roses dans un vase d'eau en se dépêchant.

Je m'approchai d'elle, la serrai par derrière et lui chuchotai doucement dans son oreille : "Prend ton temps bébé"

Elle frissonna et dit : "Non tu as faim"

Je ris et dis : "Ne t'inquiète pas je survivrai"

Elle fut finalement capable de mettre les roses dans le vase. Je me reculai pour qu'elle les place sur la table.

Nous sommes parties avec sa voiture et sommes allées dans son restaurant italien préféré. On s'assit à une table.

Elle sourit et dit : "Tu te rappelles quand nous sommes venues manger ici ?"

"Oui, bien sûr, comment je pourrais oublier quand tu as roulé la boule de viande vers moi avec ton nez"

Elle éclata de rire à ma remarque. Le serveur arriva pour prendre nos commandes. C'était le même serveur avec sa moustache bizarre. Yulia laissa échapper un petit rire quand le serveur s'approcha de nous. Je lui donnai un petit coup de pieds sous la table. Je commandai une petite margarita pour moi et bien sûr des spaghettis pour elle avec deux pepsi.

Quand le serveur partit, Yulia commença à applaudir doucement et dit : "Alors tu sais quoi commander"

Je souris et dis : "Je n'oublie jamais rien à propos de toi" et je lui fis un clin d'œil.

Elle alluma une cigarette comme d'habitude avant de manger. Je ne râlais pas pour ça. Je la regardai juste d'un air ennuyé.

Je lui demandai : "Alors qu'est-ce qu'il s'est passé avec ton patron ?"

"Oh rien. Il m'a dit de ne pas sortir avec toi mais j'ai dit non. Il s'est fâché et m'a dit qu'il allait m'attirer des ennuis si je ne le faisais pas"

"Pourquoi ?"

"Bien, il m'a dit qu'il m'emprisonnerait"

Je la regardai confuse. Pourquoi la mettre en prison ? Elle m'a dit ça une fois mais je n'avais pas fait attention.

Je dis : "Pourquoi en prison ? Qu'est-ce que tu as fait ? Est-ce qu'être avec quelqu'un du même sexe est un crime ?"

"Non mais j'ai fait quelque chose avant et il m'a couvert. Alors maintenant, il dira la vérité à la police"

"Quelle vérité ? Qu'est-ce que tu as fait ?"

Elle regarda sa cigarette puis dit : "Peu importe. Nous passons un bon moment là. Je ne veux pas parler de ça"

"Non allez. Je veux savoir"

Elle prit une grande bouffée et dit : "Ok. Mais ne le dit à personne… avant, quand j'étais avec Misha. Il avait plusieurs trafics de drogue. Je n'aimais pas ça au début mais j'ai vu qu'il se faisait beaucoup d'argent alors j'ai travaillé avec lui. Puis j'ai fait du trafic seule après notre séparation. La police a attrapé Misha et il leur a parlé de moi. Alors ils m'ont attrapé aussi. Avant ça, Ivan voulait que je chante pour sa compagnie mais j'ai refusé parce que je savais comment il était. Puis je suis allée en prison et il est venu et m'a dit qu'il me couvrirait et m'aiderait si je chantais pour sa compagnie. J'avais envie de sortir alors j'ai accepté. Il m'a dit que je devais faire tout ce qu'il me disait sinon il me ramenait de nouveau en prison"

J'étais choquée par cette histoire. Je n'avais rien à lui dire, je faisais juste signe de la tête après chaque phrase. Le repas arriva. On mangea en silence. Elle me regardait de temps en temps. Je ne la regardais pas. J'étais choquée par ce qu'elle avait dit. Je ne savais pas qu'elle était comme ça. J'aurai aimé la connaître depuis sa naissance pour que je puisse la surveiller.

Elle mit une main sur mon bras et dit : "Hey pourquoi es-tu si silencieuse ?"

Je secouai ma tête et pris sa main dans la mienne et l'embrassai. Elle se força à sourire puis continua de manger. Je n'étais pas fâchée avec elle mais j'étais en colère contre la vie qui l'avait forcé à faire toutes ses choses. On finit notre repas et commanda un café. J'approchai ma chaise plus près de la sienne et l'embrassai sur la joue. J'allumai une cigarette pour aller avec le café.

On resta encore silencieuses jusqu'à ce que je brisai le silence et dis : "Alors qu'est-ce que je peux faire pour te faire sortir de ses griffes ?"

Elle secoua la tête et dit : "rien"

Je touchai son menton et lui dis : "nous nous battrons ensemble. Ne t'inquiète pas"

Elle tourna son visage de l'autre côté et dit :"Il a dit qu'il allait te faire du mal si je ne te quitte pas"

"Ne t'inquiète pas, personne ne me touchera"

Elle se força de nouveau à sourire. Je demandai l'addition parce qu'il n'y avait aucune raison de rester assise ici en silence. Nous avions besoin de marcher.

On marcha dans la rue en se tenant la main.

Je regardai autour de moi et dis à Yulia : "Yulia, les gens nous regardent"

Elle regarda autour d'elle puis me regarda puis regarda de nouveau autour jusqu'à ce que ses yeux s'arrêtèrent sur deux couples dans un coin, nous fixant avec dégoût.

Elle les fixa puis leur cria : "QU'EST-CE QUI NE VA PAS ? VOUS N'AIMEZ PAS CA ? JE L'AIME"

J'étais choquée. Je resserrai sa main comme pour lui dire de se calmer.

L'homme répondit : "PUTAIN DE GOUINES"

Elle fronça les sourcils et se tourna vers moi pour m'embrasser passionnément. Je ne résistai pas, je la serrai juste. Tout autour de nous devint silencieux. Tout le monde, comme je l'avais pensé, nous regardait choqué. Nous nous écartâmes et je regardai autour de moi. Elle ne fit pas attention aux gens autour de nous et tira juste ma main pour continuer à marcher. Nous sommes allées à sa voiture pour rentrer. Je remarquai son patron plus loin, la fixant. Elle le reconnut aussi. Quand elle le regarda, il avait un petit sourire et il passa son index horizontalement sur sa gorge.

Je la regardai et dis : "C'est quoi ça ?"

Ses yeux étaient fixés sur lui et sans me regarder, elle dit : "il a dit qu'il allait te tuer"

Je laissai échapper un gros rire et dis : "Oui bien"

On entra dans sa voiture et elle démarra. Je lui dis que je devais aller à mon appartement parce que j'avais des choses à faire là-bas. Elle ne voulait pas me quitter mais j'ai insisté. Je ne voulais pas lui causer d'ennuis. Elle me déposa et repartit chez elle.

J'entrai dans mon appartement et commençai à nettoyer. Quand j'ai eu fini, je m'allongeai sur mon lit pour réfléchir à une façon d'être libre avec elle. Je pensai à m'enfuir avec elle mais je n'étais pas sûre qu'elle soit d'accord. Mais je devais essayer de toute façon…

Y : "Allo ?"
Moi : "Oui, comment vas-tu ?"
Y : "Bien et toi ?"
Moi : "Pas mal. Je réfléchissais à propos de toi et toutes les choses que tu as dites au restaurant aujourd'hui ?"
Y : "Non. Ne pense pas à ça. Oublie ça"
Moi : "Bien, j'ai pensé à quelque chose mais je ne suis pas sûre que tu sois d'accord"
Y : "Qu'est-ce que c'est ?"
Moi : "S'enfuir"
Y : "QUOI ?"
Moi : "J'ai dit qu'on devrait s'enfuir..."
Y : "J'ai entendu mais comment ?"
Moi : "Emballer juste nos affaires et PARTIR"
Y : "Et mon patron ?"
Moi : "Il ne nous trouvera pas"
Y : "Ok, mes amis et ma famille"

Je me réprimandai pour ne pas avoir pensé à sa famille et ses amis. Comment ais-je pu ne pas penser à ça ?

Moi : "Oh je n'ai pas pensé à ça. Euh, bien tu ne les vois pas beaucoup d'habitude donc nous pourrions leur rendre visite de temps en temps"
Y : "Oui peut-être. Ecoute, nous ne pouvons pas parler de ça au téléphone. On se voit demain et on en parle, ok ?"
Moi : "Ok, tu sais quoi. Oublie ça"
Y : "Non Tibra je ne veux pas oublier. Je veux m'enfuir avec toi mais nous avons besoin de bien planifier"
Moi : "Ok. Demain alors"
Y : "Ok… Alors qu'est-ce que tu fais ?"
Moi : "Rien, j'étais juste allongée sur mon lit à penser à toi. Et toi ?"
Y : "J'ai fais la vaisselle puis j'ai regardé la télé"
Moi : "Ah ok"
Y : "Tibra, je dois aller dormir parce que je dois travailler tôt demain"
Moi : "Oh ok. Pas de problème. Alors à demain"
Y : "Oui, Tibra, fais attention s'il te plait"
Moi : "Ne t'inquiète pas. Personne ne va me faire de mal"
Y : "Je suis encore inquiète. S'il te plait, Tibra, verrouille la porte et éteint les lumières et garde quelque chose de tranchant près de toi"
Moi : "Oh mon Dieu. Arrête ça"
Y : "…"
Moi : "Ok, bien. J'ai déjà verrouillé les portes et je vais éteindre les lumières après avoir raccroché et j'ai mon ours en peluche pour me protéger, ok ?"
Y : "Je ne rigole pas Tibra. Prend un couteau de cuisine et met le près de ton lit"
Moi : "Ok, ok, ok, bien. Je vais le faire"
Y : "S'il te plait je suis inquiète"
Moi : "Ok. Je te le promets"
Y : "Ne soit pas fâchée avec moi. Je suis vraiment inquiète"
Moi : "C'est bon. Ne le soit pas. Tout va bien aller"
Y : "Ok. Alors à demain. Appelle-moi quand tu te réveilles"
Moi : "Ok"
Y : "Ok... au revoir"
Moi : "Au revoir"