Divine

Chapitre 26




 

Avant de m'en rendre compte, j'étais allongée sur une plage privée, devant le manoir de la famille de Yulia. J'étais blottie contre elle, et j'écoutais les vagues qui roulaient gentiment sur le sable. Tout à coup, elle remua un peu, et essaya de se lever.

" Qu'est-ce que tu fais ? " marmonnais-je

" J'allais nous chercher à manger "

" Hmm n'y vas pas " je souriais " reste ici, avec moi ".

" C'est très tentant " elle me sourit " mais on va mourir de faim ".

" Rabat-joie " je soupirais, en l'enlaçant encore plus.

" Ok. Je vais commander des pizzas et je reviens, ok ? "

" Ne sois pas trop longue ".

Elle se leva et enleva le sable de son jean, avant de marcher vers le manoir. Je souris et regardais l'océan. Après l'horreur que j'avais passé avec Andrey et Charlie, vivre avec Yulia était le bonheur parfait. Même si on était qu'en vacances.

** *

" Je suis de retour " me dit-elle en s'asseyant à côté de moi " je t'ai manquée ? "

" Toujours "

" Tu sais " me dit-elle, en me mettant les bras autour de la taille " on sera de retour à Moscou demain ".

" Je sais " je soupirais " les vacances sont passées tellement vite ".

" Ouais " elle m'embrassa le cou " tu t'es amusée ? "

" Beaucoup. Tu t'es même bien comportée " je souris. " Pas de comportement de nympho ".

" C'est ce que je voulais dire " elle m'embrassa encore " j'ai gardé mon désir ".

" Vraiment ? "

" Oui " elle sourit en m'aidant à me lever " ce soir je veux que ce soit parfait ".

" Parfait ? Ce soir ? " Je fronçais les sourcils.

" Si tu es d'humeur, oui " elle sourit.

" Fais en sorte que je sois d'humeur alors " flirtais-je

Je ris à ma propre espièglerie, et allai vers la maison. Le livreur de pizza ferait mieux d'arriver rapidement, parce que j'avais horriblement faim après les insinuations de Yulia .

** *

"  T'en as pris deux ? "

Je lui fronçais les sourcils en m'asseyant à la table. Deux grandes boites trônaient au milieu de la table, alors qu'elle prenait deux assiettes et deux verres.

" Ouais, je ne savais pas laquelle tu aimais le plus ! " elle haussa les épaules " alors j'en ai pris une normale, et une avec des pepperoni "

" Peut-être que tu avais extrêmement faim " je souriais.

" Peut-être. Du vin ? "

J'étais en train de fouiller dans les boites quand je la vis avec une bouteille de vin et un tire-bouchon.

" Volkova, où as-tu pris ça ? "

" De la collection de bouteilles de mon père bien sûr ".

" T'as le droit ? "

" Qui ça dérange ? Du vin ? " Elle me fit encore un sourire.

" Bien sûr. Pourquoi pas. "

Elle remplit nos verres et prit une des boites, en la regardant étrangement. Je soupirais et lui fis un clin d'œil.

" Moitié-moitié ? "

" Oui ! " elle soupira de soulagement.

On échangea nos pizzas et commençâmes à manger. Je devais sourire à la situation, et la pointa de ma fourchette.

" Tu sais -"

" Ce n'est pas poli de pointer du doigt " elle fronça les sourcils.

" Peu importe " je baissais ma fourchette " ne crois-tu pas que c'est drôle ? "

" Qu'est- ce qui devrait être drôle ? "

"  Le fait qu'on mange une pizza grasse de chez Joe, avec du Merlot de ton père ? "

" Oh, ça " elle haussa les épaules " non. Toi oui ? "

" Assez "

" C'est un humour trop haut pour moi " elle sourit " je ne suis pas si intelligente que toi ".

" Qu'est-ce que mon intelligence a à faire avec de la pizza ? "

" Rien, chérie, rien ".

J'aurais commencé une discussion sur mon intelligence, mais je me taisais et souriais. Chaque fois qu'elle m'appelait chérie ou autre chose. Je fondais devant elle. Elle continua à manger, fière et heureuse, cette fois-ci dans le silence complet. De temps en temps, je la regardais, et voyais ses yeux bleus littéralement me sourire. Quand je m'en rendais compte, je rougissais, la regardais une nouvelle fois, avant de regarder encore ma nourriture.

** *

" Satisfaite ? " demanda-t-elle alors que je me battais avec ma dernière part de pizza

" Je ne peux plus la manger celle là. J'en peux plus "

Je lançais la part dans mon assiette, et prit mon verre de vin.

" Donc, tu ne vas pas la manger ? " demanda-t-elle en feignant l'innocence.

"  Non, mais tu peux la prendre " j'insistais, en sachant qu'elle en mourait d'envie.

" Merci ! "

Aussi rapidement qu'un loup, elle prit la part et commença à la mordre joyeusement.

"  Je ne comprendrais jamais comment une petite personne comme toi peut manger autant sans grossir " je soupirais " ton métabolisme doit être super ".

" Je suis bénie " admit-elle " même si tu n'as pas à te plaindre ".

" Je suis grosse " je grognais " en quelque sorte ".

" Tu ne l'es pas. Tu es belle, et au moins tu as des formes ".

Elle finit de manger, prit la bouteille de vin et son verre et me fit un signe de tête.

" Viens, dans le salon ! "

" Pourquoi ? " je lui demandais perdue.

" Parce que je pense que c'est mieux " elle me fit un clin d'œil.

** *

"  Alors " je fronçais de nouveau les sourcils " qu'est-ce qu'on fait exactement ici ? "

" Parce que " elle remplit nos verres et me donnant le mien " je t'aime ".

" Ça n'a pas de sens " dis-je en sirotant mon vin " dis-moi ".

" Ok "

Elle posa nos verres sur la table et se pencha vers moi. Une seconde plus tard, je sentais ses lèvres brûler les miennes alors qu'elle caressait ma langue avec la sienne pendant un moment. Elle se recula et me caressa la joue.

" Je veux te montrer combien je t'aime " murmura-t-elle. " Énormément ".

" Je suis assez convaincu que tu m'aimes " je souris " avec tous les problèmes que j'ai traversé ".

" En fait, je voulais dire ça d'une manière légèrement différente " elle m'embrassa encore "  je veux te donner tout ce que tu veux ce  soir, avec tout mon comportement de nympho ".

" Tout ? " je penchais sur le côté.

" Euh, sexuellement, oui " elle me fit un clin d'œil. 

" Hmm " marmonnais-je, alors qu'elle m'embrassait encore, passionnément cette fois-ci. " Vraiment tout, Volkova ? "

" Absolument. Fort et brutal, doux et lent, tout ce que tu veux bébé " elle gémit.







Depuis le 06/01/2010