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Elle était sur la plage à regarder le coucher de soleil. Elle regardait le reflet du soleil sur l'eau. Le soleil se reflétait aussi dans ses yeux. Quand le soleil fut couché, elle resta encore un peu. Elle ne voulait pas renter car elle savait déjà qu'il allait la battre. Il rentrait du travail, enfin c'est ce qu'il disait. En vrai, il était au bar avec ses collègues ou bien au lit avec une jeune putain. Il la trompait et elle le savait mais elle ne disait rien par peur de lui. Elle resta encore une demi-heure sur la plage. Elle avait froid mais elle s'en fichait pas mal car elle préférait être malade que battue. Elle consentit enfin à renter chez elle. Il était déjà rentré depuis vingt minutes environ. Elle ouvrit la porte, enleva son manteau et se dirigea vers le salon… Paf un coup et un autre. Elle reçut une dizaine de coups. Il enleva sa ceinture et la frappa dans le dos. Elle ne disait rien car elle savait qu'elle recevrait le double si elle disait quelque chose. Au bout d'une heure, il s'arrêta, retourna dans le salon et se servit un verre de whisky. Elle, elle resta seule dans le corridor. Elle souffrait physiquement et mentalement. Elle savait que ses plaies s'étaient rouvertes. Elle monta les escaliers et alla dans la salle de bain. Elle regarda son dos meurtri par les coups et en sang. Elle ouvrit la douche, fit couler l'eau chaude, se déshabilla, ouvrit le robinet d'eau froide et entra dans la douche. L'eau sur son dos meurtri lui faisait mal mais elle resta quand même. Elle finit par sortir après avoir passé dix minutes dans la douche. Elle alla dans sa chambre et se coucha, elle savait que si elle faisait semblant de dormir il ne l'embêterait pas. Il monta vers minuit, il se coucha à côté d'elle et s'endormit. Elle, de son côté, avait tellement peur de lui qu'elle ne voulait pas le quitter car elle savait de quoi il était capable. Elle se leva et alla dans le bureau où elle se mit à réfléchir à ce qu'elle pouvait faire. Appeler la police ? Non, il ressortirait en disant que jamais il ne lèvera la main sur elle et quand il rentrera, il la battrait. Aller vivre ailleurs ? Non elle n'a pas d'amis car il l'empêche de voir du monde. Mais que faire ? Elle ne le savait pas alors elle retourna dans la chambre, se coucha et s'endormit. |
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Le lendemain, je me levai avec difficultés. C'est vrai, j'ai passé une nuit agitée avec une fille rencontrée la veille. Je regardai autour de moi et vis cette fille à mes côtés. Je me levai, pris mes affaires, allai dans la salle de bain, m'habillai et partis comme ça, sans un mot, sans une explication. Je suis comme ça, je ne m'attache jamais à une fille car j'aime ma liberté. J'ai dû avoir une cinquantaine de filles dans mon lit ou je suis allée dans leur lit. Je montai dans ma voiture et me dirigeai vers mon lieu de travail. Je suis la sous-directrice d'une prison pour femme. La prison est découpée en dix ailes : de l'aile A à l'aile J. Moi je dirige l'aile G ou Gouine comme dirait les gardiens hommes qui travaillent sous mes ordres. Et oui, il y a des hommes dans cette prison, ils ne sont que trois et il y a aussi trois femmes gardiennes. Arrivée à la prison, je demandai le trousseau de clé numéro trois, allai me garer, me maquillai rapidement car je n'avais pas eu le temps avant et j'allai à mon bureau. Je savais que j'avais une réunion matinale comme tous les lundis matin d'ailleurs. Je reprenais le travail après deux semaines de vacances bien méritées, mais là c'était difficile de reprendre. J'entrai dans mon bureau, posai mes affaires et lu mon courrier. A 10h, je me dirigeai vers le bureau des gardiens pour l'habituelle réunion de début de semaine. Les prisonnières étaient contentes de me revoir, mais pas les gardiens qui ne m'ont jamais soutenu. Pendant une demi-heure, nous avons parlé de la semaine à passer, des détenues les plus difficiles à vivre. A la fin, je fus appelée pour prendre un appel. Je retournai à mon bureau, c'était le service des transferts. Ils emmenaient quatre nouvelles détenues pour 17h. Je demandai à ma secrétaire de faire venir Léana dans mon bureau. Quand elle arriva, je lui demandai de s'asseoir et lui expliquai que si elle se tenait à carreaux durant cette semaine, elle sortirait la semaine d'après. Normalement, je n'avais pas le droit de faire ça. A 13h, le grand patron me fit appeler pour une réunion. A 17h, j'étais dans la cour pour recevoir les nouvelles détenues. J'avais demandé à deux gardiennes de s'occuper de la répartition des détenues dans la prison, de la fouille et des photos pour les dossiers. Quand le camion entra dans la cour, on entendait déjà des hurlements d'une prisonnière. Le gardien chef s'avança vers moi et m'expliqua que la détenue qui hurlait était claustrophobe. Un autre gardien ouvrit la porte et fit sortir les détenues. La première était une grande brune genre garçon manqué, la deuxième (la claustrophobe) était petite et blonde, la troisième était aussi blonde mais plus grande et la quatrième était rousse, plutôt jolie avec des petites formes et une bonne poitrine. Houlà mais je pense à quoi moi, c'est une détenue, je dois rester professionnelle. Les filles entrèrent dans une salle et moi je retournai dans mon bureau. Avant de pouvoir rejoindre les autres ailes, les détenues devaient attendre le lendemain. Il était 18h, je rentrai enfin chez moi dans ma maison seule, vide avec juste un chat qui était là tous les soirs quand je rentrais. En arrivant chez moi, je vis que le chat était devant chez moi. Je sortis de la voiture, pris mes affaires ainsi que mon courrier et entrai enfin dans mon chez moi, suivie du chat. Je donnai à manger au chat enfin chatte c'est une femelle. Elle s'appelle Marmotte car elle dort tout le temps, c'est une chatte "Bleu russe", la race de chat du pays. Après avoir nourrie Marmotte, je suis allée me laver et me prélasser dans un bon bain bien chaud. Je mis un peu de musique pour me détendre et là, je me mis à penser à la rousse de tout à l'heure. Je tentai de la chasser de mon esprit mais à chaque fois, elle revenait hanter mon esprit. Je suis sortie de ma rêverie car mon portable sonnait. Je regardais mon portable pour voir qui pouvait bien m'appeler à cette heure-ci. C'était ma mère, elle voulait sûrement savoir si je m'étais trouvé un homme et à chaque fois je lui disais que j'étais toujours célibataire. Elle ne savait pas que j'aimais les femmes car si je lui disais, je risquerais de la tuer enfin façon de parler. Je laissai sonner quatre fois et décrocha. La première chose que ma mère dit c'est : -Tu pourrais répondre plus vite quand même. -Bonjour à toi aussi maman. -Je suis ta mère. -Je le sais bien, mais j'étais dans mon bain. -As-tu trouvé un petit ami ? -Non maman. -Quand te décideras-tu à avoir un homme dans ta vie ? -J'aime mon célibat, j'ai besoin de mon indépendance. -Oui mais ce n'est pas bien d'être seule dans sa vie. -Je sais mais avec mon métier, je n'ai pas vraiment le temps pour une relation amoureuse. -Tu exagères. J'aimerais bien avoir des petits enfants. -Oh non maman. Tu sais très bien que je n'aime pas les enfants. -Oui mais tu es la seule enfant que j'ai. -Ce n'est pas une raison. -Bon je n'insiste pas. Quand comptes-tu venir à la maison ? -Dans deux semaines. -D'accord. Bon allez, je te laisse te laver. Au revoir. -Au revoir maman. Et je raccrochai. Elle me saoule un peu ma mère en ce moment. Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de me présenter. Je m'appelle Yulia Volkova, j'ai 30 ans, je suis brune enfin noire, c'est une teinture, aux yeux bleus. Je mesure 1m55 pour seulement -Vous êtes Elena Katina épouse Vassiliev, née le 4 octobre à Moscou ? -Oui madame. -Vous avez tué votre mari ? Je lis. -Oui madame. -Bon je vais vous expliquer les règles de l'aile G. Et je lui énumérai toutes les règles. Quand j'eu fini, elle fut ramenée dans sa cellule avant le repas. |