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A 22h, il me fut impossible de dormir. Il fallait vraiment que je dise à Lena ce que j'avais sur le cœur, mais je ne savais pas comment lui dire sans qu'elle ne le prenne mal. Je fermai les yeux et tentai de me rendormir. J'ouvris les yeux et regardai mon réveil : 22h10. Je refermai les yeux et me retournai sans cesse dans mon lit. Au bout d'un moment, je me levai pour allumer la télévision. Je zappai toutes les chaînes où il n'y avait rien de bien. Je suis même tombée sur un porno mais même là, je ne regardai pas, moi qui aimais bien regarder pour me foutre de la gueule de la nana. Je coupai la télévision et allai dans mon bureau, là où il y avait mon ordinateur pour voir si je n'avais pas reçu de mail. Je n'avais que deux mails, un de ma mère et l'autre d'une personne que je ne connaissais pas. C'était une fille qui recherchait une autre fille pour le sexe. Je ne répondis pas à cette fille, car je ne la trouvai pas attirante. Je retournai dans ma chambre, pris mon ordinateur portable et mis un film d'horreur, ça me fait toujours rire. À 1h du matin, quand le film fut fini, je retentai une nouvelle fois de dormir, mais impossible. Je ne tentai pas de lire, car je savais que je n'y arriverais pas. Ce qui m'embêtait, c'était que j'habitais loin de la mer, car j'aurais aimé marcher le long de la plage. C'est vrai que Moscou est dans les terres donc la mer est loin, la mer me manque énormément. Je m'habillai et allai me balader un peu dans la ville. Je mis deux heures pour me promener, en espérant pouvoir réussir à me fatiguer, car je devais vraiment dormir. Je rentrai chez moi à 5h, montai dans ma chambre et m'endormis sans même prendre la peine de me déshabiller. |
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Le soir dans ma cellule, je n'arrêtais pas de me retourner dans mon lit. Je pensais à mademoiselle Volkova et j'en étais retournée. Moi qui aimais les hommes, me voilà à éprouver des sentiments pour une fille, je ne sais même pas pourquoi. Je n'ai jamais ressenti ça pour une fille, c'est vrai, je n'ai jamais vu beaucoup de filles depuis que je vivais avec lui. Et en plus, c'est la sous-directrice de la prison, je ne peux pas faire ça et de toute façon, je ne la vois pas aimer les femmes et encore moins une détenue. Je restai allongée sur mon lit et je repensai à la mer, ou du moins au coucher de soleil sur la mer. Ici la mer est loin, ici c'est Moscou la capitale de
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