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Le soir dans ma cellule, je n'arrêtais pas de me retourner dans mon lit. Je pensais à mademoiselle Volkova et j'en étais retournée. Moi qui aimais les hommes, me voilà à éprouver des sentiments pour une fille, je ne sais même pas pourquoi. Je n'ai jamais ressenti ça pour une fille, c'est vrai, je n'ai jamais vu beaucoup de filles depuis que je vivais avec lui. Et en plus, c'est la sous-directrice de la prison, je ne peux pas faire ça et de toute façon, je ne la vois pas aimer les femmes et encore moins une détenue. Je restai allongée sur mon lit et je repensai à la mer, ou du moins au coucher de soleil sur la mer. Ici la mer est loin, ici c'est Moscou la capitale de
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Ce matin, durant le petit déjeuner, je pensais à mademoiselle Volkova, mais pourquoi, c'est une femme et moi aussi et je n'aime pas les femmes et qui me dit qu'elle aime les femmes. Je la chassai de mes pensées et réfléchis à ce que je pourrais bien faire de ma journée. Svetlana entra dans ma cellule et m'annonça qu'aujourd'hui, elle avait prévu de faire un peu de sport. Je lui dis de me lâcher, car je ne voulais pas être avec elle. Elle me lança un regard noir et mon amie de cellule lui demanda de partir. J'allai passer la journée avec elle, on alla à la bibliothèque le matin et l'après-midi, on alla dehors. Un gardien vint me voir pour me dire que ce soir, je ne ferais pas le bureau de mademoiselle Volkova, car elle n'était pas là. Je ne me sentais pas très bien mais je ne dis rien, car je ne voulais pas que ça se voie. Le soir, je suis allée me doucher toute seule, car j'avais besoin de solitude et aussi car je voulais réfléchir à ce que j'avais pensé le matin. Cela faisait déjà une demi-heure que j'étais sous la douche à penser, mais à penser à quoi ? Je ne le savais vraiment pas, mais je pensais. Je fus interrompue par une gardienne qui me demanda de me dépêcher, car je devais retourner dans ma cellule avant le repas. Je sortis, m'habillai rapidement et sortis des douches pour pouvoir retourner dans ma cellule. Après le repas, je fis une partie de billard américain avec d'autres détenues. Je ne savais pas très bien jouer mais peu importe, tant que je m'amusais bien et que cela m'empêchait de penser à mademoiselle Volkova. À 21h, je retournai dans ma cellule pour la nuit et là, mademoiselle Volkova reprit place dans mes pensées. |