En prison

Chapitre 14 - Chagrin d'amour




 

Je rentrai chez moi et allai dans la salle de bain pour prendre une douche. Je m'assis et me mis à pleurer. Je voulais mourir là, tout de suite, maintenant. Je n'étais vraiment pas bien et mes larmes coulaient toujours. J'entendis mon portable sonner, alors je sortis de la douche pour voir qui m'appelait. C'était ma mère, elle voulait sûrement me demander de venir ce week-end mais je ne voulais voir personne. Je décrochai et la voix de ma mère se fit entendre :

-Bonjour Yulia.

Je séchai mes larmes pour qu'elle ne sache pas que je pleurais et je dis :

-Bonjour maman.

-Mais tu pleures ma fille.

Et voilà, c'était toujours la même chose avec elle. Je me demandais comment elle faisait.

-Non maman, pourquoi dis-tu ça ?

-Ne me mens pas Yulia, tu sais très bien que je sais tout. Alors raconte-moi.

-Mais maman.

-C'est un garçon, c'est ça ?

" Non une fille "

-Oui maman c'est un garçon, tu comprends pourquoi je veux rester célibataire.

-Mais que s'est-il passé ?

-Rien maman, ce sont mes histoires.

-Je suis ta mère, Yulia.

-Ce n'est pas une raison, je peux régler mes problèmes, toute seule. Bon sinon, tu voulais quelque chose.

-Non je voulais juste parler avec toi, mais je vois que ça ne sert à rien.

Et elle raccrocha sans même me dire au revoir. Oh et puis, ce n'est pas très grave après tout. Je coupai mon portable et retournai sous la douche où Lena vint trouver place dans mes pensées. Je m'assis et mes larmes recommencèrent à couler. Mais pourquoi lui ai-je dit tout ça ? Maintenant c'est sûr, elle va m'en vouloir. Je restai longtemps sous la douche, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus d'eau chaude et pendant tout ce temps, mes larmes avaient coulé, coulé et mes pensées étaient devenues noires, très noires. Quand je consentis à sortir de la douche, mes yeux se posèrent sur le rasoir qui était sur la tablette au-dessus du lavabo. Je m'enroulai dans une serviette et m'approchai du lavabo. Je regardai toujours le rasoir qui ne cessait de m'appeler :

-" Allez Yulia, je sais que tu en as envie. "

Sans que je m'en rende compte, ma main s'avança vers le rasoir, le prit tandis que mon autre main enlevait la lame. Quand j'eus la lame en main, je m'assis par terre et fis tourner la lame dans mes mains. Je regardai la lame, la pris dans la main droite et l'approchai de mon poignet gauche. Au fond de moi, je mourais d'envie de m'ouvrir les veines mais j'étais incapable de le faire. Ma main trembla tellement que la lame finit par tomber. Je la ramassai, me relevai et remis la lame où je l'avais prise un peu avant. Je donnai à manger à Marmotte et je remontai dans ma chambre, me coucher dans mon lit et continuer de pleurer. Je me demandai comment un petit corps comme le mien pouvait contenir autant de larmes. Je restai dans ma chambre à pleurer à chaudes larmes durant tout le week-end. Je voulais mourir, car je ne voulais surtout pas revoir Lena après ce qu'elle m'avait fait. Je dormis très peu durant les nuits de ce week-end et lundi matin, je n'avais pas d'autres choix que de me lever et d'aller au travail.







Depuis le 11/10/2009