|
Après être retournée dans mon bureau, je pris mes dossiers et allai dans le bureau des gardiens pour la réunion de 10h et l'après-midi, je fus en réunion avec le grand patron. Le soir dans la voiture, je repensai au comportement de Lena. Pourquoi avait-elle réagi comme ça ? Après être arrivée chez moi, je nourris Marmotte et m'installai sur le canapé pour regarder la télévision, même s'il n'y avait rien de bien. Je voulais oublier tout, tout ce que je venais de prendre dans la figure depuis vendredi. Je me vidai la tête et sans m'en rendre compte, je montai dans la salle de bain, je pris la lame de rasoir, je m'assis et je l'ai fait. J'ai tranché mes veines et je n'ai rien senti, j'ai juste regardé le sang qui coulait et qui tombait sur le sol pour former une flaque. Je ne bougeai pas et je restai là, la lame toujours dans mes mains et les larmes qui coulaient sur mes joues. Quelqu'un sonna à la porte, mais je ne bougeai pas de ma place. Je pris la lame dans ma main gauche et je fis la même chose à l'autre poignet. J'entendis une voix qui m'appelait, c'était ma mère. Mais que faisait-elle ici ? Je l'entendis monter et là, c'était le trou noir. Je voyais une lumière blanche, serais-je en train de mourir ? La lumière s'approcha dangereusement de moi, mais moi je ne voulais pas. Je vis le visage de Lena qui apparut et qui me dit de résister. Je résistai de toutes mes forces. Je revins à moi, mais je ne savais pas où j'étais, car ma vue était floue. J'entendis des voix qui parlaient autour de moi, mais j'étais bien incapable de savoir ce qu'elles disaient. Quand la vue me revint, je vis que j'étais dans une ambulance et que les voix que j'entendais, c'était les ambulanciers. J'avais mal aux poignets, mais je ne savais pas pourquoi. Je voudrais voir pourquoi j'ai mal, mais mes bras sont lourds et le moindre mouvement me faisait mal. Au bout d'un moment, nous arrivâmes à l'hôpital. Mais pourquoi ? J'entendis un des ambulanciers dire que je m'étais ouvert les veines aux poignets. Je compris pourquoi j'avais mal. On m'emmena dans une salle où une infirmière me fit une piqûre pour que je ne sente rien. Le médecin arriva et me fit des points de suture aux poignets et après ça, une personne entra dans la salle et s'approcha de moi en disant : -Vous êtes Yulia Volkova ? -Oui -Vous savez pourquoi vous êtes ici ? -Oui, j'ai voulu me suicider. -Oui, vous vous êtes ouvert les veines. Je ne disais rien et ne regardais rien. La personne reprit. -Je suis psychologue et je suis ici pour comprendre pourquoi vous avez fait cela. -Je n'ai pas besoin de psychologue et je n'ai besoin de personne. -Je comprends très bien. Je reviendrai, pour le moment, vous avez besoin de dormir. -Je ne veux pas dormir, je veux rentrer chez moi. -Vous rentrerez demain. Et le psychologue repartit et laissa une infirmière s'occuper de moi. J'étais forcée de rester à l'hôpital pour la nuit même si je n'en avais pas envie. Le lendemain, le psychologue vint me revoir mais je ne dis rien, pas un mot. Je me contentais de regarder dans le vide. À 14h, je fus autorisée à renter chez moi. Ma mère était venue me chercher. Dans la voiture, je ne dis mot et quand nous arrivâmes, je montai dans ma chambre en laissant ma mère seule dans l'entrée. |