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Le lendemain, je repris le travail. On était déjà mercredi et c'était la journée la plus longue que je faisais, car j'étais en réunion toute la journée avec le grand patron. Par chance, les bandes qui étaient sur mes poignets étaient cachées par mon chemisier longues manches et par ma veste. Le soir, j'étais dans mon bureau pour faire un rapport et une fille entra pour faire le ménage. Bien sûr, ce n'était pas Lena, vu qu'elle était au mitard. J'allais passer trois semaines sans la voir, ça allait être long, car j'avais vraiment envie de lui parler. Je rentrai chez moi et dormis très mal cette nuit. Je finis la semaine en ne dormant que très peu durant les nuits. La deuxième semaine, je ne dormis pas plus qu'avant, je pris même quelques jours de congé pour pouvoir dormir mais là encore, c'était impossible à faire. Je ne savais plus quoi faire et je devenais folle. Il fallait absolument que je la vois, mais je n'avais pas le droit vu qu'elle était au mitard. Je devais encore tenir une semaine, mais je n'étais pas sûre de pouvoir le faire. Je ne dormis pas de toute la semaine et j'accumulais fautes sur fautes. Je n'étais pas dans mon assiette et je m'énervais pour un rien. Le week-end, je le passai à essayer de dormir ce qui fut impossible. Je dormis grand maximum 5h durant tout le week-end ce qui n'était pas assez pour rattraper le sommeil en retard que j'avais accumulé tout au long de ces trois horribles semaines. |
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J'allais passer trois semaines au mitard pour un simple coup de poing donné à une fille qui aurait mérité plus, avec ce qu'elle m'avait fait. J'avais deux points positifs dans cette punition, c'était d'avoir pu garder mes vêtements sur moi et d'avoir un repas chaud le midi et le soir et ça, je le devais à mademoiselle Volkova. J'allais avoir trois semaines pour penser à ce que je dirais à mademoiselle Volkova, car il fallait que je m'excuse de mon comportement. Par contre, je ne sais pas si je pourrais lui avouer ce que je ressentais réellement pour elle, car c'était un amour interdit et sans issue. Mais il fallait que je vide mon sac, car j'en avais besoin. Je m'allongeai, fermai les yeux et pensai à un avenir meilleur que celui que j'avais eu. Je m'imaginai mariée à l'homme que j'aimais avec deux enfants en bas âge, un troisième en préparation. Mais là, c'est un rêve et je suis dans la vraie vie en prison, car j'ai tué un salaud et à avoir des sentiments pour une femme alors que c'est contre nature. Je rouvris les yeux et réalisai qu'il faisait déjà nuit. On entra dans la troisième semaine et j'étais sûre à 100% que j'allais compter les secondes jusqu'à lundi matin. Et bien sûr, c'est ce qui arriva et par la même occasion, je ne dormis pas durant toute la semaine. Au fond de moi, je me disais " vivement lundi matin ".
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