En prison

Chapitre 44 - Trois longues et
horribles semaines
(Yulia)




 

-Lena je…

-Chut ma puce ne dit rien, j'y arriverais. Je t'aime et pour que le temps passe vite, je penserai tous les jours à toi.

-Moi aussi je t'aime. Bon je dois repartir désolée. Je te revois dans trois semaines.

-Oui et ne t'en fais pas pour moi.

Je m'approchai d'elle et l'embrassai tendrement. Je la regardai dans les yeux une dernière fois puis je repartis dans mon bureau où je ne fis que penser aux lèvres douces de Lena qui me manquaient déjà et qui me manqueraient durant trois semaines. J'avais beaucoup de mal à me concentrer sur ce que je faisais. A 18h j'allais rentrer dans ma voiture quand une main qui tenait un mouchoir se posa sur ma bouche. Je me défendais mais ça ne servit à rien car je perdis connaissance.

Quand je revins enfin à moi, j'avais les yeux bandés, les mains ligotées et un bâillon dans la bouche. J'entendais du bruit autour de moi mais je ne savais pas ce que c'était. Le bruit se rapprocha de moi et j'entendis :

-Enfin réveillée, tu en as mis du temps.

Cette voix, j'ai l'impression de la connaître mais je ne sais plus d'où. J'ai mal à la tête c'est trop horrible. J'ai aussi mal aux poignets car la corde me sert trop fort. La voix reprit :

-Alors tu pensais te débarrasser de moi et bien tu te trompe chérie.

Un seul prénom fit tilt dans ma tête : Léana mon ex. Mais pourquoi ?

-Tu n'avais pas le droit de me traiter comme tu l'as fait. Je t'ai donné tout mon amour et toi tu m'insulte de meurtrière. Tu n'avais pas le droit tu m'entends.

Puis, je reçus une gifle et des coups de poing dans le ventre. J'en eu les larmes aux yeux tellement les coups furent forts. Je ne savais toujours pas où j'étais mais ce n'était pas ce qui était le plus grave, le plus grave c'était que Léana était prête à tout pour me faire regretter de l'avoir quittée. Il n'y avait plus de bruit autour de moi. Je pensais qu'elle était partie mais j'eus tort, elle était toujours là dans mon dos. Je sentais son souffle dans mon cou et c'était horrible. Je me mis directement à penser à Lena qui me manquait atrocement. J'espérais un jour revoir le beau sourire de Lena et de pouvoir goutter de nouveau à ses lèvres si douces. Léana retira le bâillon de ma bouche et m'embrassa. C'était répugnant. Sa langue força le passage de ma bouche pour venir chercher la mienne, j'étais dégoûtée. Comment j'ai fait pour sortir avec elle ? Le baiser ne dura que quelque seconde mais assez pour me donner envie de vomir. Je reçus une seconde gifle moins forte que la précédente mais je ne pus rien dire car le bâillon revint dans ma bouche. Je suis restée seule durant un moment, je ne saurais dire combien de temps. J'avais très faim et soif mais elle ne prenait même pas le soin de me nourrir et de m'hydrater. C'était horrible de ne pas avoir à manger et aussi t'entendre mon estomac crier famine. J'entendis du bruit près de moi. C'était elle qui revenait. Elle enleva le bâillon de ma bouche et m'embrassa. C'était tout aussi répugnant de sentir sa langue dans la bouche que d'entendre mon ventre me supplier de le nourrir. J'avais des envies de vomir qui remontait, c'était atroce. Après qu'elle m'eut embrassée, elle dit :

-Voilà une semaine et demie que tu es ici et je n'ai même pas profité de toi, que c'est regrettable. Alors je vais remédier à tout ça.

Elle me força à me lever et me conduisit je ne sais où, mais nous n'étions pas sorties, ça j'en suis sûre. Elle m'allongea et entreprit d'ouvrir le chemisier que j'avais sur moi depuis le jour où elle m'a enlevée. Elle m'embrassa sur tout le torse puis dégrafa mon soutif. Elle m'embrassa la poitrine ce qui me dégoûta encore plus. Ce qu'elle faisait me répugnait vraiment mais je ne pouvais rien faire contre elle. Elle continua son petit manège pour arriver à enlever mon pantalon et mon boxer. J'étais nue et elle allait abuser de moi. Elle me pénétra de deux doigts en même temps, ce qui me fit extrêmement mal car elle n'y était pas allée doucement. Elle fit des vas et viens mais je ne voulais pas montrer qu'elle me faisait du bien ce qui l'énerva alors elle me gifla. Elle continua jusqu'à ce que je jouisse. Quand j'eus repris mes esprits, elle dit :

-Puisque tu n'as pas été sage, tu resteras dans ta mouille et tu resteras nue sur ce matelas.

Puis elle partit en me laissant comme elle l'avait dit nue et dans ma mouille. Je me sentais sale extrêmement sale. Je ne pourrai plus faire l'amour à une femme après ça. Je pensais :

-" Mais qu'est-ce que je raconte, j'ai Lena. "

Les larmes coulèrent le long de mes joues. J'avais trompé Lena à mon insu. Léana ne revint pas me voir une seule fois même pas pour m'habiller ou me nourrir. Elle revint juste pour me dire que ça allait faire trois semaines que j'étais avec elle. Mon cerveau se mit en marche, dans quelques jours Lena allait sortit du mitard et je ne serai pas là. J'avais la rage qui montait en moi mais j'étais faible trop faible pour faire quoi que ce soit. Un jour où j'étais seule comme tous les jours, un bruit étrange comme quand on tente de défoncer une porte ce fit entendre. Tout se passa rapidement que je ne pus comprendre ce qui se passait. La seule chose dont je me souvenais c'était le coup de feu qui retentit près de mon oreille et un hurlement féminin. Après ça, je perdis connaissance car j'étais trop faible.



Chapitre 44 - Trois longues et
horribles semaines
(Lena)




 

-Lena je…

-Chut ma puce ne dit rien, j'y arriverai. Je t'aime et pour que le temps passe plus vite, je penserai tous les jours à toi.

-Moi aussi je t'aime. Bon je dois repartir désolée. Je te revois dans trois semaines.

-Oui et ne t'en fais pas pour moi.

Elle se rapprocha de moi et m'embrassa tendrement. Elle me regarda dans les yeux une dernière fois puis repartit en me laissant seule ici. Le médecin revient pour m'annoncer que je pouvais sortir. Le gardien qui m'avait frappé se fit un sacré plaisir à m'envoyer au mitard. Arrivé devant la cellule, il me regarda et dit :

-Voilà ce qui arrive quand on agresse la sous-directrice, qui plus est en l'embrassant. Vous êtes toutes des lesbiennes.

Je ne disais rien. Il me poussa dans la cellule puis demanda à une gardienne de veiller à ce que je sois sans vêtements sur moi sauf mon boxer et mon soutien-gorge. Après ça, la gardienne referma la porte en me laissant ici dans le noir. Je trouvai le matelas avec le sac de couchage et je m'emmitouflai dedans pour ne pas avoir trop froid. Et dire que j'allais passer trois semaines ici. Yulia me manquait, elle aurait pu lui dire que je devais garder mes vêtements sur moi. A midi, je ne reçus pas mon repas et encore moins celui du soir et ça durant plusieurs jours que je comptais. Voilà une semaine que je n'ai rien mangé et j'ai toujours aussi froid. Le deuxième jour de la deuxième semaine, le gardien qui m'avait frappé entra dans la cellule et dit :

-Alors on a passé une bonne semaine ?

Je ne répondis pas à sa question ce qui l'énerva. Il reprit :

-J'espère que tu n'as pas froid, ni faim ?

Comme je ne répondais toujours pas, il me gifla et me frappa violemment. C'était si fort que ma lèvre s'ouvrit et que du sang se mit à couler. Il me regarda, rigola et repartit. J'étais allongée à même le sol ne pouvant pas me redresser. Ma lèvre saignait toujours alors je portai ma main à ma lèvres pour empêcher le sang de couler. Le lendemain, il revint dans ma cellule et me posa la même question que la veille et bien sûr, je ne répondis rien alors il me frappa de nouveau et ma lèvre se remit à saigner. Il repartit comme la veille en me laissant à même le sol. Durant tout le reste de la semaine, il fit la même chose et même si je répondais, il me frappait quand même et il repartait. Allez Lena plus qu'une semaine et tu sors de cet enfer. J'aurais tant aimé voir Yulia et sentir ses lèvres sur les miennes mais hélas, je ne pouvais pas la voir. Est-ce que je lui manquais ? Je l'espérais au fond de moi. J'avais mal au ventre et aux côtes, la douleur était horrible, j'en avais les larmes aux yeux. Durant la troisième semaine, il ne vint pas me voir sauf deux jours avant que je ne sorte d'ici. Il entra dans la cellule et ferma la porte. Il s'avança vers moi et dit tout en me jetant à terre :

-Alors la lesbienne, comment s'est passée cette punition. Tu as aimé ?

Pas de réponse, il me frappa. Il reprit :

-Je vais te montrer ce que c'est un homme un vrai.

Et il retira le sac de couchage qui me tenait chaud. Il me prit par les cheveux et me poussa sur le matelas et là, il me viola. Il prenait plaisir à me faire mal tandis que moi, je pleurais en silence. Quand tout ça fut fini, qu'il se fut vidé en moi, il repartit en rigolant. Moi, je pleurais et pensais que plus jamais je ne ferais l'amour et là, le visage de Yulia m'apparut en image. J'avais honte et je me sentais sale. Deux jours plus tard, on me fit sortir, aller à la douche et retourner dans ma cellule.







Depuis le 09/12/2009