Fight girls

Chapitre 13




Kennedy est sur le ring. Elle combat contre l'italienne Tatiana Picoli. Le combat semble gagné d'avance pour Kennedy, même si son adversaire offre une belle résistance.

Dans les gradins, Mégane et Sarah n'ont d'yeux que pour Kennedy, mais pas pour les mêmes raisons. A chaque goutte de transpiration qui s'échappe du front de la boxeuse, Mégane frissonne en repensant à leur soirée d'hier. 'Je suis vraiment amoureuse. Au point de la trouver sexy en la voyant se battre et transpirer, c'est que je dois être vraiment accroc'

Encore quelques minutes de combat et Kennedy l'emporte grâce à un nombre de points beaucoup plus élevé que son adversaire.

"Elle est en finale. Elle est en finale" s'écrit Sarah.

Mégane ne lui répond qu'avec un grand sourire.

"Je vais chercher quelque chose à manger et à boire. Toi, tu restes là pour surveiller les affaires et regarder l'autre demi-finale" dit Mégane à sa sœur.

"Ok"

'Chouette, j'ai réussi à la convaincre de rester là' se dit Mégane en allant vers les vestiaires.

Elle arrive dans les toilettes, juste à côté des vestiaires et attend. Kennedy arrive quelques minutes plus tard, changée, et un grand sourire aux lèvres.

"Désolée du retard, je voulais me changer avant. Je n'avais pas envie d'arriver toute transpirante"

"Ca aurait pu avoir son charme aussi"

Kennedy s'approche mais à chaque fois qu'elle veut embrasser Mégane, quelqu'un passe dans le couloir.

"Viens"

Elle tire Mégane par le bras et l'emmène dans une cabine de toilette. Dès que la porte est fermée à clé, Kennedy pose ses lèvres sur celles de Mégane.

"Oh god. It feels so good" marmonne Kennedy contre les lèvres de Mégane ce qui la fit rire.

"Qu'est-ce qui est si marrant ?" demande Kennedy en s'éloignant un peu.

"J'avais oublié que tu étais anglaise. Mais je dois dire que je suis d'accord avec ton affirmation"

"C'était dur avant, avec Sarah à côté"

"Je sais, j'en mourais d'envie aussi"

Nouveaux baisers fougueux, caresses de plus en plus poussées.

"J'ai envie d'autre chose aussi" se surprit à dire Mégane.

"Moi aussi. Très"

Kennedy commence à passer sa main sous le tee-shirt de Meg et remonte sur ses seins. On entend que le bruit de leur respiration et de leur marmonnement. Kennedy descend sa main dans le pantalon de sa compagne et essaye tant bien que mal d'ouvrir les boutons du jeans avec une main. L'excitation monte entre les deux filles.

Quelqu'un entre dans la cabine juste à côté des filles. Dès qu'elle entend, Mégane retire la main de Kennedy de son pantalon et lui pose sa main sur la bouche pour l'empêcher de parler. Elles attendent 5 minutes que la personne soit ressortie.

Kennedy veut recommencer ses caresses mais Mégane l'en empêche.

"Non, s'il te plait, pas ici. C'est pas le meilleur endroit pour le faire."

"T'as raison. Et puis, il va falloir que j'y aille. Je dois me préparer pour ma finale"

"Bonne chance"

Elles s'embrassent.

"Au fait, est-ce qu'on peut se voir ce soir ?" demande Mégane.

"Ca va pas être possible ce soir ma puce"

"Pourquoi ?"

"Je repars en Angleterre juste après la fin du tournoi"

"QUOI ? MAIS TU TE FOUS DE MOI. JE PENSAIS QUE TU RESTERAIS UN PEU"

"Ne t'énerve pas, tu sais très bien que je ne vis pas ici, je dois repartir en Angleterre et reprendre les entraînements pour les prochains tournois"

"Alors, tu me dragues, tu couches avec moi et tu me jettes sous prétexte que tu dois repartir" crie Mégane.

"Még, calme-toi, j'ai jamais dit que je te jetais d'abord. On peut continuer à se téléphoner, à s'écrire et je passerai de temps en temps"

"NON. Je suis dégoûtée. Tu n'aurais pas pu me dire ça avant de coucher avec moi, avant que je commence à m'attacher trop à toi"

"Je suis désolée. Je pensais que tu t'en doutais. Et si je n'étais pas partie ce soir, je serais partie demain. Où est la différence ?"

"Tu n'as pas le droit de me faire ça. Je te déteste, Kennedy, je te jure, je te déteste"

Les larmes coulent à flot sur le visage de Mégane. Kennedy essaye de la prendre dans ses bras pour la calmer mais la rousse se retire brusquement.

"Non. Ne me touche pas. Je ne veux plus jamais te revoir. Tu n'es qu'une ordure. Tu as tout fait pour que je tombe amoureuse alors que tu savais très bien que tu allais repartir. Je te déteste."

Elle ouvre la porte et sort en claquant la porte derrière elle, laissant Kennedy seule.

'Merde, je suis conne' pensa Kennedy alors qu'elle sentait les larmes lui piquer les yeux.