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Martin s'assit dans un coin du bureau annexe de l'appartement de son patron et écrivit son planning pour les jours suivants. Son boss avait été clairement en colère par ce qui avait été dit au téléphone. La femme rousse était très agacée, et marmonna quelques mots dans le combiné, en tapant son stylo sur le bureau de luxe. Elle portait un ensemble gris, qui soulignait les courbes de sa poitrine, alors que le bas avait l'air d'être fait pour son beau cul. Elle avait mis les pieds sur une pile de papier sur son bureau, en devenant vraisemblablement de plus en plus en colère de parler avec l'idiot à l'autre bout de la ligne. L'assistant personnel ambitieux était assis et essayait de suivre la conversation, alors qu'il regardait sa patronne avec attention, en lisant chaque émotion sur son visage. Il avait eu de la chance d'avoir été choisi pour travailler avec elle, et il le savait. Lena Katina était l'une des personnes les plus riches de Moscou. Elle représentait le partie F.U.C.K (unité fédérale de la chambre du kremlin), et était déterminée à devenir une des plus grands politiciens que la Russie n'ait jamais connu, même si elle venait juste d'avoir 21 ans. Elle était parfaite pour ce travail. Elle avait étudié le droit et la psychologie, et si ce n'était pas assez, elle pouvait faire craquer n'importe quel homme, vu qu'elle possédait une irrésistible beauté. Lena Katina avait probablement les yeux les plus parfaits qu'un mortel n'ait jamais vus. Ils étaient verts émeraude, avec une teinte de gris. Sa peau était plutôt claire, recouverte de petites tâches de rousseur, qui, pour certaines raisons, lui allaient très bien. Le top était ses cheveux. Même si d'habitude, elle les avait lâchés, avec ses boucles rousses qui tombaient en cascade sur ses épaules, elle avait opté pour un autre style aujourd'hui. Ses cheveux étaient raides et elle avait mis du gel. Martin pensait toujours à sa beauté naturelle, quand la courageuse rousse jeta son téléphone contre le mur en face d'elle. Avec un bruit sec, le téléphone heurta le mur avant de retomber sur le sol. L'homme plutôt mignon ramassa le reste du téléphone et secoua la tête avant de le mettre dans la corbeille. Lena n'avait pas vu ce qu'il faisait de toute façon. L'assistant personnel se rappelait qu'elle l'avait eu d'un admirateur de l'entourage du président russe. Il lui donna rapidement sa carte SIM, et s'assit à son bureau, en attendant patiemment qu'elle s'occupe de son nouveau téléphone. La rousse semblait trop nerveuse pour mettre la carte Sim, et la laissa tomber sur le bureau. Martin prit le téléphone et mit la petite carte. Il le reposa, et alla vers le petit bar que sa patronne avait dans son bureau. Il lui servit un double whisky, avec un peu de glace, qu'elle but en une seule gorgée. " Merci Martin " lui dit-elle avec reconnaissance, en paraissant fatiguée. " Que s'est-il passé, mademoiselle Katina ? " " C'est à propos de Gleb et de notre paquet. Il n'est pas arrivé à destination. On lui a tiré dans la tète près de Vladivostok, et son corps a été découvert il y a une heure. Jeté dans la rivière " Martin avala le nœud qu'il avait dans la gorge. A part être un génie de la politique, sa patronne essayait de s'occuper de ses affaires en gardant des connections souterraines. Elle possédait c ces connections souterraines pour être plus précis. Il savait que ça ne présageait rien de bon que Gleb soit tué. Maintenant il devait lui trouver un remplaçant. Et remplacer quelqu'un qui n'était pas de l'entourage de Lena Katina n'était pas facile- la rousse était connue pour être très exigeante. " Qu'est-ce qu'on fait maintenant, mademoiselle. " " Je ne sais pas Martin. On doit lui trouver un remplaçant aussi rapidement que possible. Si je ne trouve personne pour éliminer Ivan Shapovalov. Je suis bonne pour perdre les prochaines élections. " " Il faut que je contacte quelqu'un maintenant ? " " Non, Martin. Rentrez chez vous et essayez de dormir. Je vous verrai demain au Kremlin. Essayez de réunir l'Elite là bas à 10h, ok ? " Martin acquiesça de la tête et partit. Avec l' 'Elite', Lena voulait dire le top 5 des personnes qui travaillaient en étroite collaboration avec elle, et à qui elle faisait confiance à 100%. Il sortit du complexe annexe qui servait de bureau dans l'appartement luxueux- tout cela bien sur était la possession de Lena Katina. Il arrêta un taxi et monta sur le siège arrière, alors qu'il envoyait un message aux membres de l'Elite, en leur apprenant les dernières nouvelles de leur patronne. ** * En même temps, Lena s'était levée de son bureau et avait éteint les lumières. Elle ferma la porte derrière elle, et marcha dans le couloir jusqu'à ce qu'elle atteigne ses pièces privées. Il y avait une cuisine, deux salles de bain, deux chambres et un salon, où elle allait pour se relaxer quand elle était stressée. Elle ne prit même pas la peine de se déshabiller, et s'endormit sur un des canapés rouges, alors que l'horloge indiquait 2h. ** * Lena avait l'impression de s'être endormie que quelques secondes quand un rayon de soleil passa par la fenêtre, et éclaira gaiement directement sur son visage. La rousse gémit doucement et se leva, en essayant de se rappeler de la situation. C'est vrai. Gleb avait été tué et elle avait une réunion dans à peu près une heure. Elle se regarda dans uns des grands miroirs. Elle pensa que c'était pas mal du tout. Son ensemble Dolce et Gabbana lui allait parfaitement, et si elle rafraîchissait son maquillage et qu'elle se peignait les cheveux, elle serait époustouflante comme toujours. Elle sourit et alla dans la grande salle de bain pour prendre le peigne. Malheureusement, ça n'était pas si facile qu'elle pensait. Ses cheveux insistaient pour aller dans toutes les directions, alors elle fit la seule chose possible. Elle prit un élastique et se fit une queue de cheval assez haute. Elle vérifia son apparence dans le miroir au dessus du lavabo, et fut assez satisfaite du résultat. Elle alla dans la cuisine et fit bouillir de l'eau. Elle y ajouta un sachet de thé, le fit infuser un peu, mit du sucre, et sirota sa boisson, alors qu'elle allumait la télé. C'était la merde habituelle. La guerre ici, les désastres là bas, quelques personnes avaient été tuées… la même chose qu'avant, la même chose qu'avant. Elle soupira et éteignit la tv en appuyant sur le bouton de la télécommande. Elle ne prit pas la peine de remettre la télécommande en place, et la lança sur le canapé en finissant son thé. Elle posa la tasse sur le comptoir et prit son sac, puis sortit de ses appartements privés et prit l'ascenseur pour aller au rez-de-chaussée. ** * En même temps, à pratiquement 100 mètres plus loin, quelques personnes se promenaient dans le parc. Ils semblaient assez jeune, pourtant la plupart d'entre eux avaient au moins 16 ans. Ils étaient à peu près 8 et étaient assis en cercle avec une fille particulière au milieu. Elle portait un haut noir et un jeans taille basse bleu. Son haut révélait son ventre bronzé, et ses avant-bras assez musclés pour une fille de son âge. Elle avait des cheveux très noirs, et des yeux bleus les plus perçants qu'on avait jamais vus. Elle cracha de la fumée de sa cigarette, en la laissant passer à travers ses dents blanches parfaites, quand un homme d'affaires, assez gros, d'une trentaine d'années entra dans le parc. Ses compagnons poussèrent la fille, notamment un mec mignon et plus grand. Il lui fit un signe de tête et lui tendit la main. La fille lui donna sa cigarette, et alla vers l'homme, en se mettant devant lui, en le forçant à ralentir son pas, jusqu'à s'arrêter. " Bonjour, monsieur. Que diriez-vous de me donner votre portefeuille ? " Elle sourit. L'homme allait répondre, quand la brune pointa sa bite avec un poignard. Elle souleva son sourcil à l'homme sans défense, et le regarda dans l'expectative, alors qu'il cherchait dans sa poche arrière. Il sortit un petit portefeuille et le donna à son jeune agresseur, vraisemblablement effrayé. La fille le piqua avec son poignard, et siffla dans son oreille. " Sors d'ici et ne fais pas une scène, ou tu seras très désolé. " Elle poussa l'homme hors de son chemin et le regarda s'enfuir presque en courant, en voulant sortir du parc le plus vite possible. La fille retourna vers ses compagnons, et leur montra l'objet dérobé, alors qu'ils l'applaudissaient et la sifflaient. Un grand mec, musclé sourit également et l'embrassa sur les lèvres. Alors qu'il s'écartait, son sourire s'effaça en voyant trois policiers scrutant le parc avant de voir leur groupe. Il cria quelques ordres et aussi vite que l'éclair, le groupe se sépara immédiatement. La fille se retourna et vit les trois agents courir vers elle. Elle se demandait pourquoi ils étaient après elle spécialement, jusqu'à ce qu'elle voit un petit gros en costume qui la pointait de son gros doigt. Elle s'insultait elle-même pour ne pas avoir poignardé ce trou du cul, en pensant à sa situation étrange. Il n'y avait aucun moyen pour elle de s'enfuir. Alors il ne lui restait qu'une seule solution. Se battre. |