Ils ne nous auront pas

Chapitre Unique




  Nous sommes le 17 juin 2345, et le monde a bien changé depuis le début du siècle. Le continent américain a entièrement sombré sous les océans Pacifique et Atlantique. Ce pays s'est détruit en combattant contre les pays européens, africains et nippons. La puissance de ces derniers s'est décuplée, grâce à une alliance contre le joug régnant des Etats-Unis, contre le monde. C'est ainsi que l'Amérique sombra définitivement, par accore des autres pays. La destruction de toute une civilisation, peut paraître affreuse mais cela n'était rien, vu l'ampleur des dégâts que cette dernière avait causé.
Les deux océans réunis, Atlantique et Pacifique, ne formaient plus qu'un : le Pacif-Atlante, et donc un seul et unique continent régnait. Un président, s'est mis à la tête de celui-ci, en le renommant Puissance. Mais ce cher président, fait régné la dictature, et personne n'est arrivé, à le mettre hors état de nuire. Le peuple, qu'il dirige d'une main de fer, ne vit plus de cette situation. Alors, certains citoyens, formèrent un groupe de révolutionnaires, pour mettre un terme à la dictature, et faire régner la paix sur terre.


Je m'appelle Myléne et je suis la belle-fille du président. En vérité, je ne suis plus sa belle-fille en ce jour. Je suis dans une pièce sombre, d'à peine 6m2, qui ne contient qu'un lit, un lavabo et un toilette. Pour tout dire, je suis en prison, dans une cellule noirâtre. Je suis condamnée à mort, condamnée à être fusillée devant le président, dans à peine une heure.
J'entends les prisonniers crier, les gardes approchent, ils viennent me chercher. J'entends leurs pas, lourds, ils ouvrent les grilles de protection, ils se rapprochent de ma cellule. Je me lève pour me diriger vers la petite fenêtre de mon ignoble cachot. Par delà, les barreaux, je peux apercevoir, des personnes insouciantes, se promenaient. Le soleil est à son zénith, je le sens caressait mon visage, pour la dernière fois. La porte s'ouvre, ils sont là, matraque à la main. Trois hommes à la carrure de rugbyman, sûrement l'étaient-ils avant que le rugby ne soit banni. L'un d'eux, s'approche de moi, je lui tends mes mains, auxquelles il attache des menottes, et il relie mes pieds à une chaîne. Je sors de ma cellule pour la dernière fois, et dans 45 minutes je serai morte, ou à l'agonie. J'espère, une chose, c'est que le peloton d'exécution ne me ratera pas, car je ne veux pas souffrir, le corps criblé de balles. Je traverse la prison, les autres prisonniers me sifflent et m'applaudissent. Personne n'arrive à les faire taire. Me voilà dehors, le soleil m'aveugle de ses rayons chauds d'été. Il n'y a plus un bruit. Je regarde autour de moi, le président n'est pas là. Les gardes m'attachent au mur, réservé aux traîtres. Celui qui fait 4 mètres de haut et 3 de large, celui qui est criblé de balles et de traces de sang. Bientôt, mon sang, viendra s'y exposer. Nous sommes en été, je vais mourir sous un soleil brûlant, je déteste l'été. Si j'avais eu le choix, j'aurais préféré mourir aux alentours du 5 novembre. Mais on ne peut pas choisir le jour de sa mort, c'est bien dommage ! Le temps est compté, il ne me reste que 30 minutes à vivre, et je n'espère qu'une seule chose, c'est que Yulia et les révolutionnaires débarquent avant que le peloton ne m'exécute, pour tuer le président. Yul, s'approcherait alors, de moi, me libèrerait et me serrerait dans ses bras. Mais cela n'est qu'un doux rêve car ma fin est proche… mais il est doux de rêver…



Tout à commencer, un bel après-midi de mai. Je me promenais main dans la main, avec mon fiancé, Jason, le fils du président. Comme partout où nous allons, des gardes du corps nous suivent. Mais cela, ne me fait rien, du moment que je suis avec l'homme que j'aime. Nous admirions un superbe parterre de fleur, dans un parc, quand tout à coup, un crissement de pneu se fit entendre. Un accident venait de se produire. Ne voyant aucun des gardes du corps agirent et la voiture prendre feu, je me précipitait vers la voiture pour libérer le passager inconscient, qui se trouvait être une passagère. Les gardes accoururent pour me récupérer et m'aidèrent à retirer la jeune femme de la voiture. Quelques minutes plus tard, la voiture explosait, projetant de nombreux débris. Mais le mal était déjà fait, mes mains me faisaient horriblement souffrir car sans réfléchir, j'avais ouvert la portière de la voiture, en feu. Quand à la jeune passagère, suite au choc, elle était inconsciente. Nous avons donc été conduites au palais impérial. Après que les médecins du palais eurent fini de me bander les mains, je me dirigeais, vers la chambre que l'on avait attribuée à la jeune fille, que j'avais sauvé. J'entrais dans la chambre, le médecin venait tout juste de partir et la jeune femme dormait paisiblement. Je me suis assise à côté d'elle sur le lit, pour regarder ce petit être dont j'avais sauvé la vie. Elle devait avoir à peu prés mon âge, elle avait des cheveux d'un brun intense et sa taille devait égaler la mienne, à quelque centimètre prés. Cela faisait un moment que je l'observais quand ses yeux se mirent à s'ouvrir doucement. Elle émergea de son inconscience et sursauta en me voyant. Je lui souris immédiatement, à la vue de ses splendides yeux bleus.
" - Mais où suis-je ? Qui êtes-vous ? demanda la jeune fille, en me regardant avec des yeux inquiets. "
Elle ne comprenait pas ce qu'elle faisait là, et ne se souvenait même plus de son identité. Même après, le récit de notre aventure, elle ne se souvenait de rien. Alors je la laissai se reposer.
Jason, voulait me voir. Il m'emmena dans notre chambre, pour me parler. Il m'expliqua que personne n'avait signalé la disparition de notre invité et que cela l'inquiétait. De plus, son père lui avait appris que de nombreux révolutionnaires s'étaient regroupés pour préparer une action contre lui. Jason s'inquiétait pour son père, mais moi, je ne m'inquiétais que pour notre mariage qui aurait lieu dans trois semaines. Les préparatifs avaient commencé et les invités avaient tous répondus présents. Un surplus de garde du corps devait être présent, pour l'occasion, dans la chapelle du palais. La cérémonie allait être grandiose pour marquer les esprits et prouver la puissance de notre mariage. Pourtant, un seul problème persistait, je n'arrivais pas à trouver une robe de mariée. Tout le monde me pressait pour me décider mais rien n'y faisait, je n'arrivais pas à me décider. Deux jours étaient passés, depuis l'accident de notre jeune amie et je m'étais enfin décider à essayer les robes que l'on me proposées. Jason voulait une robe magnifique et chère pour affirmer son rang mais personne ne se souciait de ce que moi, je souhaitais. Après tout, c'est moi qui allais la porter, pas eux ! J'en essayais une et me regardait dans le miroir, et je me surpris à rêver le jour de mon mariage, au bras de Jason. Puis, j'eu la sensation bizarre que des yeux étaient rivés sur moi et une voix, me remit les pieds sur terre.
" - Cette robe est splendide et vous va à ravir ! dit la jeune femme, d'une voix douce que je reconnue juste après m'être retournée.
Un immense sourire devait se lire sur mes lèvres quand je l'incitais à entrer dans ma chambre.
Elle ne voulait pas me déranger mais je la convainquis de s'asseoir à côte de moi, sur mon lit. Elle me demanda pourquoi j'étais habillée en robe de mariée. Cette question était logique à vrai dire, car on ne se promène pas tous les jours habillée en robe de mariée. Même si ma logique pouvait s'avérer catastrophique certaine fois. Puis, la discussion s'orienta vers elle. Je lui demandais si ses souvenirs lui étaient revenus, ainsi que son prénom. Je ne savais plus que dire pour lui remonter le moral, alors je lui fis visiter le palais impérial et son parc, après m'être changée, bien sûr ! Comme je l'avais imaginé, son corps était magnifique, il était parfait, et ses yeux m'envoûtaient dés qu'ils se fixaient dans les miens. Pendant une semaine, nous avons fait connaissance en nous promenant dans les jardins du palais. Elle avait ainsi décidé que je devais l'appeler Y car son nom ne lui était toujours pas revenu. Pendant nos heures de discussions, je découvrais en même temps qu'elle, le parc où nous nous promenions. Je n'y avais jamais mis les pieds avant, préférant me promener à l'extérieur pour observer les gens, parler avec leurs amis, rigoler, s'amuser avec leurs enfants… La vie, en dehors, du palais me manquait beaucoup. Grâce à Y, je me sentais moins seule au sein du palais. Elle avait remarqué, comme moi, que l'ennui régnait sur cette demeure. Un jour, Y décida d'aller se promener en dehors des remparts de cette prison dorée et son idée me plaisait. En elle, j'avais trouvé, une amie à qui parler et une fenêtre ouverte sur le monde. En effet, je ne restais au palais que pour Jason. Je l'avais rencontré dans une fête foraine, dans la grande roue où par chance il vint s'asseoir à côté de moi. Par chance, oui, parce qu'arrivée en haut, je me rendis compte que j'avais le vertige. Ma main s'agrippa à son bras fortement, tellement fort qu'il se tordit de douleur. Pour me faire pardonner, je dus accepter son invitation au restaurant. Sa compagnie m'était très agréable et la soirée fût magique jusqu'à ce qu'il m'annonce qui, il était vraiment. Selon lui, nous n'aurions jamais dû nous rencontrer car son cœur venait de trouver une raison de battre. Notre amour, ne devait pas exister. Pourtant, nous nous sommes revus et Jason avoua tout à son père. Bien évidemment ce dernier refusa de me voir mais sa mère, voyant la tristesse de mon aîné, parla à son mari. J'emménageais, au palais impérial, le 5 novembre pour ne plus jamais quitter Jason. Depuis, ce jour, je ne vivais que pour Jason.
Je me promenais en ville avec mon amie Y et bien entendu mes gardes du corps étaient présents. Elle espérait que quelqu'un la reconnaîtrait pour l'aider à se souvenir qui elle était. Puis, en fin d'après-midi, Y s'arrêta devant une boutique pour femme. Nous allions rentrer, quand elle s'arrêta devant les gardes du corps.
" - Pourriez-vous rester à la porte s'il vous plaît car ceci est une boutique pour femme, demanda-t-elle à nos bêtas de garde. "
Un des hommes me toisa du regard et j'approuvais d'un signe de tête, pour que nos gardes du corps restent à la porte. Je regardais les sous-vêtements et Y, les tee-shirts, quand un homme, rentré discrètement, s'avança vers mon amie. Il se mit à la secouer, la bousculer. La gérante de la boutique et moi-même, approchâmes. L'homme prit peur et prit la fuite. Y tremblait, et je la pris dans mes bras pour la rassurer. Ses yeux étaient rouges et son regard triste. Je finis par lui demander ce qu'elle avait pour être dans un tel état.
" - Yulia ! Mon prénom est Yulia et je suis une importante révolutionnaire ! me dit-elle " .
Mes jambes reculèrent et mes bras desserrèrent leur étreinte. La peur et la stupéfaction se lisaient sur mon visage. Elle ne prononça plus un mot. Les gardes du corps entrèrent dans la boutique et Yulia courut vers la porte et s'enfuit. Les hommes voulurent partir à sa recherche mais je les en dissuadais. " Non ne la rattrapez pas ! " furent les seuls mots qui purent sortir de ma bouche.
Je n'avais pas tout compris sur le coup mais en mon âme et conscience, je savais qu'il fallait la laisser partir. Mes gardes me ramenèrent au palais et firent un rapport à Jason qui vint me voir aussitôt. Yulia m'avait-elle mentie ? Je ne le savais pas. Les jours passèrent et la routine s'installa. L'ennui total régnait dans les couloirs et dans le parc. Les moments passés avec Yulia me revenaient toujours en mémoire. Je m'étais attaché à elle et elle me manquait horriblement. J'avais pourtant passé peu de temps en sa compagnie. Un matin, je me suis enfuie du palais pour me rendre dans les coins les plus reculés de la ville. Les rues étaient désertes à cette heure de la matinée, pourtant rapidement, un homme me suivit. Puis, un autre homme se posta devant moi. Je ne pouvais aller nulle part, ces hommes me bloquaient la route. Mais une voix retentie et les hommes s'en allèrent comme s'il ne s'était rien passé. Une personne sortit d'une des maisons, bordant la rue. Je ne pouvais voir le visage, de mon mystérieux sauveur, à cause des reflets du soleil qui m'éblouissaient totalement.
" - Que fais-tu là ? dit la personne d'une voix douce. "
Au son de la voix, j'ai pu en déduire qu'elle provenait d'une femme. Quand le soleil fut caché par un nuage, mon cœur s'arrêta de battre. La voix qui m'avait sauvé, était celle de Yulia. Un sourire éclaira mon visage.
" - Ben, je te cherchais, pour savoir si tu avais retrouvé la mémoire ! Fut la réponse ridicule et tardive qui sortit de ma bouche. "
Elle me sourit et se mit à rire. Je me trouvais extrêmement ridicule. Puis, elle s'approcha de moi et me poussa violemment par terre. Je ne compris pas. Les mots qui sortirent de sa bouche me firent comprendre que je ne comptais pas pour elle et qu'il valait mieux que je parte d'ici, avant que ses chiens de garde ne s'occupent de moi. Elle ne m'avait sauvé de ses hommes, uniquement parce que je l'avais laissée partir. Alors, je suis partie en courant, pour ne plus jamais revenir. Comment avait-elle pu me faire ça ? Elle, cette révolutionnaire avec ses beaux yeux, s'était servie de moi, pour échapper à mes gardes. Il était là, le problème, ses yeux, ses yeux m'avaient littéralement envoutés. J'avais craqué pour elle, et ce que je ressentais là maintenant, ressemblait à la trahison. Non impossible, je ne suis pas amoureuse d'elle, quand même ?
La journée, passa lentement au palais, comme d'habitude. La nuit tombait et je me renfermais dans ma chambre, je ne voulais voir personne. Il devait être minuit, quand Yulia, apparut devant la porte vitrée de ma chambre. Je la laissai entrer, tellement je restais bouche bée.
" - Excuse-moi ! Je n'aurais pas du te parler comme ça tout à l'heure ! dit-elle avec des yeux sincères. "
J'essayais de résister à la tentation de ses yeux, cette bouche, ce corps. Mais je sentais, monter en moi, cette chaleur, ce désir si ardent. J'allais craquer. Les yeux d'une fille m'ont toujours fait craquer, surtout de magnifiques yeux, comme ceux de ma Yul. Ma Yul ? Je deviens folle ?
" - Je devrais te croire, après ce que tu m'as fait ? Dis-je en essayant de cacher la faiblesse que ses yeux suscitaient en moi.
- Oui, car je suis sincère et je n'aurais jamais risqué ma vie, si je ne l'étais pas ! "
Bon, un point pour elle, il faut bien que je l'accorde. Yulia risque sa vie, en venant me voir. Mais pourquoi était-elle venue me voir ? Elle s'est approchée de moi, et me prit dans ses bras. Je me suis laissée faire, je m'y sentie bien. Puis, elle se détacha de moi, me regarda et me sourit. Son sourire était malicieux et ses yeux brillaient d'envie.
" - Tu voulais juste prendre de mes nouvelles cet aprem ? reprit -elle, en détachant ses yeux, des miens. "
Sa question me sortit de ma rêverie. Ses yeux m'avaient emprisonnés, elle me possédait. Heureusement que Jason, n'a pas les mêmes yeux, car ils pourraient alors obtenir de moi, tout ce qu'il veut. Mais qu'est-ce que je dis ? Je m'embrouille là !
Je savais qu'il fallait que je réponde à sa question, mais les mots ne parvenaient pas jusqu'à mes lèvres.
" - Tu sais, je préfères quand même qu'on réponde à mes questions ! dit-elle, en rigolant. "
Je me sentis rougir, de ces propos. J'espérais qu'elle ne l'ait pas vu, mais je ne parlais toujours pas. Par chance, le ridicule ne tue pas, sinon je serais morte. Avant de sortir par la fenêtre, Yulia me regarda sérieusement et me donna rendez-vous le lendemain soir, devant la maison d'où elle était sortie.
La nuit ainsi que la journée du lendemain passèrent rapidement et je me rendis au rendez-vous fixé par Yulia. Elle me vit arriver, sortit en me souriant et m'invita à entrer. On s'est assises et on a discuté deux longues heures durant. Yul allait beaucoup mieux et elle préparait de nouvelles actions contre mon beau-père. Ce jour là, je suis devenue une indique pour les révolutionnaires mais surtout pour Yul. Grâce à moi, ils allaient pouvoir réussir leurs attaques contre le régime de la dictature qui régnait sur le continent. La seule close que j'avais fait promettre à Yul, c'était qu'il n'arrive rien à Jason. Yul le comprit très bien et accepta. Elle me prit par la main et m'emmena dans la cave de la maison. Cette maison qui pour le moment, était le seul lieu où elle était en sécurité. D'extérieur, la maison paraissait un vrai taudis mais de l'intérieur, elle avait un certain charme. Nous arrivons dans une immense cave.
" - Entraînement ! dit-elle, en me souriant.
- Entraînement ? Répliquais-je, étonnée par ce qu'elle venait de me dire.
- Si tu veux être une bonne révolutionnaire, tu dois savoir te servir d'une arme et savoir tirer, très précisément ! Mais aussi savoir te battre, au corps à corps. "
Corps à corps, mais sans problème, avec toi, Yulia ! Pensais-je aussitôt. Elle me tendit un pistolet en me disant qu'il fallait que je le garde toujours sur moi. En attendant, je m'exerçais en visant une cible qui se trouvait à l'autre bout de la cave. Je me mis en place et tirais le premier coup de feu de toute ma vie. Yulia, derrière, moi, éclata de rire. La balle n'avait même pas effleuré la cible. Je me remis alors en place pour essayer une nouvelle fois quand Yulia se rapprocha de moi. Elle se cala derrière mon dos et posa sa main sur la mienne. Son corps se rapprocha de moi, pour finir par se coller contre le mien et sa tête se posa délicatement, sur mon épaule. Je sentis des frissons m'envahir. Je sentais son souffle dans mon cou et son corps contre le mien me procurait une sensation inqualifiable. Mon coeur s'accélérait de plus en plus et je sentais le désir m'envahir. La voix de Yul me ramena brusquement sur terre. Elle m'expliqua comment je devais tirer et bien me placer pour viser correctement la cible. J'écoutais ce qu'elle me disait avec attention, bien que mes pensées convolaient ailleurs. Je tirais et j'atteignis la cible en son cœur. Contente de moi, je me retournais et prenais Yul dans mes bras.
Une semaine s'est écoulée depuis que je suis devenue indic pour Yulia. Je passe mes après-midi au palais, avec Jason et mes nuits dans les bras de Yulia à m'entraîner. Je ne savais toujours pas comment et pourquoi j'en étais arrivée là mais j'éprouvais un sentiment de satisfaction à l'idée d'aider les révolutionnaires et en particulier, Yul, même si certains étaient réticents, en vue de mon mariage avec Jason. En effet, nous étions à seulement trois jours du mariage et une importante réunion des révolutionnaires avait lieu ce soir dans un bâtiment désaffecté. Je ne pouvais, à mon grand regret, y assister car Jason tenait absolument à me parler. Il était tard maintenant et j'attendais mon amour depuis des heures quand je décidais de me rendre à son bureau. Son père se trouvait être avec lui. Je tendis l'oreille pour mieux comprendre leur conversation. Il parlait d'une attaque surprise qu'ils avaient préparée contre les révolutionnaires. Une bombe allait exploser et d'après ce qui me parvenait, la bombe exploserait cette nuit. Mon sang ne fit qu'un tour quand j'entendis ce qui suivit. La bombe allait exploser dans l'immeuble où la réunion secrète de Yulia se déroulait. Yul allait mourir dans cette explosion et je ne pouvais supporter cette idée. L'adrénaline aidant, je partis en courant de toutes mes forces, traversant le parc, pour prévenir Yulia. A peine arrivée, je m'engouffrais dans l'immeuble et déboulais dans une salle où tout le monde se figea en me regardant. Mes yeux balayèrent la salle. Tous les chefs révolutionnaires étaient présents, sauf ma Yul. Aucun son, ne sortit de ma voix et je disparu aussi vite que j'étais apparue. Je dévalais les escaliers que j'avais précédemment montés quand je l'aperçue. A ses yeux, je compris qu'elle ne comprenait pas ce que je faisais là. Je la pris par la main sans qu'elle comprenne pourquoi et je l'entraînai à l'extérieur. Mais tout à coup, un souffle puissant nous projeta littéralement dans le hall d'entrée de l'immeuble. Après quelques instants d'inconscience, je suis revenue à moi. Je balayais les décombres des yeux mais Yulia restait introuvable. C'est en essayant de me relever que je compris qu'elle se trouvait sur moi, qu'elle n'avait pas hésiter un instant à me protéger. Elle m'avait sauvé la vie, alors que c'était moi qui étais venue sauver la sienne. Elle reprit conscience. Je m'aperçue que sa tête saignait, que sa lèvre était écorchée et ses genoux en sang. Je l'aidai à se relever, il fallait que l'on file d'ici, au plus vite, car un escadron de soldats allait venir finir le travail. Nous avons fini, tant bien que mal, à atteindre la maison et je conduisis Yulia, dans sa chambre à l'étage. La chambre était simple, avec un lit et des bougies disposées ça et là qui éclairaient la pièce.
Je la fis s'asseoir délicatement sur le lit. Ces vêtements étaient tâchés de sang, sur ses lèvres, le sang coulait doucement comme si le temps avait ralenti. Yulia, assise sur le lit, me regardait fixement, sans dire un mot. L'attaque surprise de mon beau-père contre les révolutionnaires avait fonctionné à la perfection sauf que j'étais arrivée à temps pour sauver la femme que j'aimais. Oui, je devais l'admettre, j'aimais Yulia, je n'aurais jamais supporté de la perdre. Si Jason était arrivé à l'heure pour me parler, je n'aurais jamais pu la sauver. Je ne savais pas ce qu'elle pensait de moi, en cet instant. J'étais peut-être une héroïne, pour l'avoir sauver, ou bien la pire des traîtresses pour ne pas l'avoir laisser mourir avec ses amis. Mais, je ne pouvais pas me résoudre à l'idée de la perdre. Je me suis approchée d'elle, déchirant ma chemise pour lui essuyait les lèvres. Mais sa main me stoppa net. Ses yeux plongèrent dans les miens, je me trouvais à genou devant elle et son regard d'un bleu intense me pénétrait de part en part.
" - Pourquoi ? dit-elle d'une voix douce et pleine d'interrogation. "
Mais ma réponse, tarda à venir, mes lèvres ne bougeaient pas et aucun son ne sortit de ma bouche. Cependant, dans mon esprit, la réponse était évidente, limpide. Je l'avais sauvé car je l'aimais.
" - Réponds à ma question, Myléne, rétorqua-t-elle.
- Je n'allais pas te laisser mourir !
- Si ! Mes camarades sont morts ! J'aurais du mourir avec eux !
- Je ne l'aurais pas supporté. "
A ce moment là, les mots avaient pris plus d'importance que ce que je voulais admettre. Je lui avais dit la vérité. Qu'allait-elle penser de moi ? Yulia me regardait toujours en me tenant la main. Mes yeux se fermèrent et j'eu un geste de recul pour que sa main me relâche. Alors, elle se leva, sa lèvre ne saignait plus. Ces vêtements déchirés laissaient deviner les courbes de son ventre et de ses épaules. J'essayais de lire, dans ses yeux, ce qu'elle attendait de moi mais je n'y comprenais rien.
" - Pourquoi ne l'aurais-tu pas supporté ? Me demanda-t-elle, en détournant son regard du mien.
- Nous sommes amies et les ligues révolutionnaires ont besoin de toi.
- Amies ? Répéta Yulia, en s'allongeant sur le lit. "
Mes yeux, n'étaient plus imprégnés dans les siens. Yul était allongée devant moi, ce corps si parfait m'attirait. Mais, elle se leva, se dirigea vers moi. Moi, qui n'avait pas bougé d'un millimètre, restant là, planté comme un arbre, au milieu de la chambre.
" - Je ne te considère pas comme une amie, Mylène ! dit-elle, d'un air sûr d'elle. "
Comment, pouvait-elle me dire ça, après tous les moments passés ensemble à s'entraîner, à discuter. J'ai reculé, en la regardant dans les yeux et furieuse, je passai la porte. Mais, au lieu de partir, je suis restée derrière la porte, à écouter Yulia qui parlait toute seule. Elle se traitait de tous les noms, mais pourquoi faisait-elle ça ? Je rentrai de nouveau dans la chambre. Yul, était assise sur son lit, je la regardai, droit dans les yeux.
" - Je suis quoi pour toi alors ?
- Myléne, je… Pour moi, tu n'es pas une amie. Tu es bien plus que ça, à mes yeux, tu es … Tu es la femme que j'aime. Je t'aime, tout simplement, dit Yulia. "
Elle avait l'air sincère. Je n'en croyais pas mes oreilles : Yulia m'aimait ! Elle s'approcha de moi, plongea son regard dans le mien et me caressa la joue de sa main. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait, mon cœur battait à tout rompre, dans ma poitrine, comme s'il criait : " Elle t'aime ! Elle t'aime ! Fonce ma grande ! ". Qu'est-ce qu'il se passait, qu'est-ce qu'elle me disait, qu'est-ce que tout ça voulait dire ? Sa bouche, se rapprochait délicatement, de la mienne et Yulia, déposa, sur mes lèvres, un tendre baiser. Il fut trop court pour moi mais au moins, elle m'avait embrassé.
" - Tu ne me frappes pas ? Fut les paroles qui sortirent de sa bouche, étonnée.
- Pourquoi le ferais-je ? Furent les miennes, dépassant mes pensées. "
Alors Yulia, m'embrassa de nouveau, mais cette fois, je lui rendis son baiser pour qu'il dure plus longtemps. Ses mains m'enlacèrent et mes bras firent le tour de son cou. Notre baiser devenait de plus en plus ardent et passionné. Je souhaitais qu'il dure et ne s'arrête jamais. Pourtant ses lèvres délicates s'éloignèrent des miennes.
" - Je t'aime, me dit-elle en me regardant dans les yeux.
- Je t'aime, répondis-je, du plus profond de mon cœur. "
Mon sang ne fit qu'un tour au son de ses mots. Je n'y croyais pas, je devais être dans un rêve. Yu m'aimait et venait de me l'avouer. Elle m'embrassa, encore et encore, nos baisers se faisaient de plus en plus passionnés. Elle me rapprocha du lit pour que je m'y asseye. Mon cœur ne battait plus, ou bien battait trop vite pour que je m'en aperçoive. Ses mains parcouraient doucement mon corps. Je me suis allongée et elle me sourit. Ses yeux brillaient autant que les bougies disposées dans la chambre. Elle se mit à califourchon sur moi. Je lui caressais le ventre, elle éclata de rire à cause des chatouilles que je lui procurais. Elle m'embrassait dans le cou, tout en déboutonnant ma chemise. A cet instant, je me suis relevée, pour l'embrasser et je lui enlevai son tee-shirt déchiré. Elle m'allongea de nouveau, pour m'embrasser, son corps collait contre le mien. Elle défit son pantalon, fit de même avec le mien et me releva pour que je me retrouve contre elle. Son corps était comme je l'avais toujours imaginé, parfait. Yulia, dégrafa mon soutien-gorge délicatement et je fis timidement la même chose. Nos corps nus se retrouvaient l'un contre l'autre. Je sentais sa peau, douce et parfumée, frôler la mienne. Le désir, montant en moi, je pris l'initiative de lui ôter sa culotte, un peu hésitante. C'était la première fois, que je faisais l'amour avec une femme. Et cette femme était parfaite, j'aurais donné ma vie pour elle. Nos corps ne faisaient plus qu'un et je m'abandonnais à ses caresses, laissant monter en moi le désir charnel. Ses caresses qui se faisaient plus délicates comme si elle cherchait à explorer toutes les parties de mon corps. Ses lèvres parcouraient toutes les parties de mon corps et mes mains frôlaient sa peau, doucement comme pour que ce moment dure toujours. Le désir se faisait de plus en plus intense quand je sentit sa langue parcourir la plus petite et intime partie de mon corps. Je sentais monter en moi cette chaleur, une sensation de pur bonheur que je ne connaissais pas. Cette sensation fut accentuée quand ses mains glissèrent doucement le long de mon corps pour atteindre le cœur du plaisir. Je sentis son premier doigt entrer en moi, le plaisir se décupla encore davantage, mais quand son deuxième doigt se glissa lui aussi et que Yulia commença un va-et-vient, j'avais l'impression que mon cœur allait exploser, que tout en moi allait exploser. Cette chaleur, si intense qui me parcourait, était divine, je me sentais bien, terriblement bien, je venais d'atteindre l'extase, un orgasme comme jamais je n'avais connu, le summum du plaisir. Puis, Yulia s'allongea à côte de moi, prit ma main et me caressa le visage. Mais je n'étais pas satisfaite, elle m'avait donné du plaisir et je ne lui en avais pas donné. Alors, me mettant par-dessus elle, la nuit continua avec le plaisir que je lui donnais.
Le lendemain, nous nous réveillâmes, l'une contre l'autre, enlacées. Son genou avait saigné toute la nuit mais elle n'avait rien dit, comme si elle ne souffrait pas. Je m'étais levée et habillée pour partir, quand Yulia se réveilla et me rattrapa. Elle m'attira contre elle, et me prit dans ses bras pour m'embrasser, passionnément. Et je partis pour le palais. A mon arrivée, un mot de Jason, glissé sous la porte de ma chambre, m'attendait.

" Mylène,

Je suis désolé de ne pas être venu comme prévu mais j'avais des choses importantes à régler. Je t'expliquerais demain.
Je t'aime…

Jason. "


Ma chambre me semblait plus triste que d'habitude et ma vie venait de prendre un tournant que je n'aurais jamais pu imaginer.
Jason entra dans ma chambre pour s'excuser et me prit dans ses bras. Il m'expliqua que son piège contre les révolutionnaires avait fonctionné mais qu'il était frustré à l'idée que l'on n'avait pas retrouvé le corps de Yulia. Moi, je ressentais le contraire, j'étais heureuse d'avoir pu sauver Yulia, ma Yulia. Heureusement, pour moi, Jason ignorait tout de ma relation avec l'amour de ma vie. Mais j'étais triste car demain je m'unirai à lui, pour le meilleur et pour le pire. Il m'embrassa avant de repartir mais son baiser me paraissait fade et amère maintenant. Yulia embrassait beaucoup mieux que lui, avec plus de passion. Je m'égare là.
La journée fut longue, terriblement longue, je peaufinais les derniers détails pour le mariage quand la nuit tombant, je me suis allongée sur mon lit. J'étais partie dans mes rêves quand j'entendis frapper à ma fenêtre. Yulia était là. Je lui ouvris immédiatement et elle entra en posant ses mains sur ma taille pour m'embrasser. Dieu que ses baisers m'avaient manqués ! Ma main prit la sienne et je l'entraînais sur le lit pour lui faire l'amour. J'avais envie d'elle, de sentir l'odeur de sa peau, que nos corps ne fasse plus qu'un, une dernière fois. La nuit fut magique. Mais quand le soleil se leva, je compris que mon rêve tournait au cauchemar. Yul se leva et s'habilla, je fis de même car il fallait que je me prépare pour mon mariage. Yulia me regardait m'habiller.
" - Je ne veux pas que tu te maries avec lui ! dit-elle, en m'implorant des yeux.
- Ce type est l'homme que j'aime et que je vais épouser, que tu le veuilles ou non !
- Non, c'est faux ! Tu m'aimes ! C'est moi que tu aimes ! "
Mes yeux s'embuèrent de larmes, j'allais pleurer. Mais je ne devais pas, je ne voulais pas que Yulia voit la vérité dans mes yeux. Mes sentiments pour elle ne devaient pas remettre en cause mon mariage. Je suis dans ce palais depuis bien trop longtemps pour reculer devant l'amour que Jason, me porte. Je voulais qu'elle parte avant que je ne change d'avis.
" - Ils ne nous auront pas !!! Dit-elle avec colère. "
Yul voulait que je parte avec elle mais je lui fis signe de partir sans moi. Elle ne pleurait pas mais m'implorait du regard. Elle s'approcha tout doucement de la porte-fenêtre espérant que je la retiendrais mais je n'en fis rien. Les larmes coulèrent sur ma joue. Notre amour ne devait pas, ne pouvait pas exister, dans ces circonstances. Nous ne devions pas nous enfuir, ensemble, ils nous auraient pourchassé. Elle était toujours là, je voulais la prendre dans mes bras, l'embrasser et lui dire d'oublier tout ce que je venais de dire. Mon cœur se serrait. Yulia attendait que je réagisse mais je ne le fis pas.
" - Je t'aime, Myléne, ne l'oublies jamais ! Dit-elle. "
Ses derniers mots me brisèrent le cœur. Elle passa la fenêtre et la referma tout en me regardant pleurer. Mes yeux étaient tellement remplis de larmes que je ne distinguais plus rien. Je m'effondrais sur le sol, car mon cœur venait de cesser de battre.
" - Ils ne nous aurons pas ! Furent les derniers mots que je prononçais avant de m'évanouir. "
Je me suis réveillée dans les bras de Jason me portant jusqu'à mon lit. Il resta avec moi un moment et me dit plein de choses gentilles. Il m'expliqua qu'il m'aimait, qu'il pensait tous les soirs à moi, avant de s'endormir, qu'il tenait beaucoup à moi. Je ne savais pas que je comptais autant à ses yeux. Il m'embrassa une dernière fois et me laissa me préparer pour notre mariage.
" - Je vais me marier avec toi car je t'aime et que je suis dingue de toi, me dit-il avec un sourire aux lèvres et des yeux pétillants. "
Malgré ses mots, je pensais à ma Yulia que j'avais rejetée. Son amour pour moi m'avait fait comprendre ce qu'il me restait à faire. J'avais enfin trouvé le moyen de me libérer de l'emprise de ce palais. Ce palais qui me donnait envie de vomir, maintenant. Ma liberté était pour bientôt.
L'heure est enfin arrivée, je vais me marier. J'attends dans ma chambre que l'on vienne me chercher pour me conduire auprès de mon futur mari, quand une voix vient me perturber les idées. Yul, est là, de nouveau, dans ma chambre. Elle s'approche et me prend dans ses bras. Elle m'embrasse le cou, la bouche et me supplie de venir avec elle. Je ne bouge plus. Mon amour, me supplie de partir loin d'ici, loin de cet enfer. Je l'ai repoussé de toutes mes forces, mais elle ne comprend pas pourquoi si je l'aime, je la repousse. Ma vie s'écroule dans ses bras. Elle ne veut pas que je sorte de ma chambre, mais ma demoiselle d'honneur m'attend à la porte. Il faut que je parte, je dois finir ma vie avec celui qui me l'avait prise pour toujours. J'ai embrassé Yulia, langoureusement, avant de sortir de ma chambre. Je n'avais jamais embrassé quelqu'un de cette façon, avec autant d'amour.
" - Si je te manques, ferme les yeux et je serais près de toi… fut la phrase que je prononçai en passant la porte de ma chambre. "
Ma demoiselle d'honneur me sourit et me prit par la main pour m'emmener jusqu'à la chapelle où allait se dérouler mon mariage. Jason m'attendait devant Monsieur le curé. Tout le monde se retourna à mon entrée dans la chapelle. Je marchais dans l'allée, je marchais vers mon avenir. La robe que je portais se trouvait être splendide et dans mes mains, j'avais un bouquet de roses blanches, ainsi qu'un petit sac. Je m'avançais dans l'allée, sûre de moi, sûre de ce que j'allais faire. Ma belle-mère a les larmes aux yeux à mon passage mais mon beau-père reste droit et digne. Tous les invités ont le sourire, sauf lui. Pourquoi ?
Je me retrouve devant Jason, je glisse ma main, discrètement dans mon sac, tout en lui souriant. Même les gardes, qui sont sensés assurer notre sécurité, nous regarde. Les invités sont heureux de cet événement. Mais, moi je ne l'étais pas, mes pensées et mon cœur allaient vers Yulia. Le curé commença à parler, je ne l'écoutais pas car mes yeux étaient fixés sur Jason et ma main cramponnée dans mon sac. Je tenais cette chose, qui se trouvait dans mon sac depuis hier soir. Toute ma vie allait basculer et pourtant cela me rendait heureuse.
" - Oui ! dit Jason à la question que le curé venait de lui poser. "
Je ne savais pas pourquoi, il avait prononçait ce mot. Mon esprit avait quitté mon corps et quand il revint, je sortis la main de mon sac. Je tenais un pistolet, dirigé vers Jason. Deux coups de feu résonnèrent dans la salle et Jason s'écroula. Les gardes du corps me sautèrent dessus, je fus mise à terre et désarmée en un rien de temps. Ma belle-mère hurlait et tout le monde s'affolait, Jason venait de mourir de ma main. Il avait reçu deux balles en plein cœur, ces balles qui venaient de mon pistolet, celui que Yulia m'avait donné. Mon beau-père arriva devant moi et m'assena un coup de pied dans le ventre. J'étais à genoux, devant lui, les mains tenues par les gardes du corps, j'étais à sa merci. Je le regardais dans les yeux, la tête haute.
" - Tu mouras devant tes amis, ta famille, le peuple, sur la place des fusillades, dans une semaine, annonça mon beau-père devant tous les invités. "
Je ne comprenais pas pourquoi, il ne me tuait pas tout de suite, c'est ce que je souhaitais pourtant. En me tuant, notre cher président aurai montrer son vrai visage aux yeux de tous, voilà pourquoi, il ne me tua pas, sur le moment.
Les gardes me traînèrent jusqu'à la prison, y arrivant une heure après avoir tuer Jason. Même la prison me semblait moins triste que le palais impérial. Les prisonniers, déjà, au courant de mon exploit, m'acclamaient. La semaine passa rapidement, heureusement. Pendant, cette semaine, je n'avais eu à manger et à peine de quoi boire, mais certains prisonniers me donnaient un peu de nourriture quand je sortais me promener dans la cour de la prison. J'avais beaucoup maigri, mes forces avaient diminué. A cet instant, j'entends les pas des gardes, venant me chercher.




Voilà, mon histoire ! Je suis contre le mur des fusillés. Le peloton d'exécution arrive et des spectateurs aussi. Je suis une star car il y a de plus en plus de monde qui vient me voir mourir. J'aperçois mon ex beau-père arriver et vu sa tête, il n'a pas l'air très heureux de me tuer. Il se place à côté du peloton, sûrement pour diriger mon exécution. Mon ex belle-mère doit être là, elle aussi mais je ne peux rien voir précisément de là où je suis. C'est vrai que ma place n'est pas très convoitée. Les minutes passent et je me suis fait à l'idée que Yulia ne viendra pas me sauver, mais j'aurais tellement voulu qu'elle soit là pour moi. Cela, n'est pas important, je savais très bien que je finirais par mourir un jour ou l'autre pour échapper à cette vie ridicule. Je suis heureuse de m'être débarrassée de Jason et d'avoir connu l'amour, le véritable amour, dans les bras de Yul. En réfléchissant bien, le monde va peut-être changer, grâce à moi. Qui peut savoir ce que l'avenir nous réserve ? Ça y est, les fusils sont levés et sont pointés dans ma direction. La fin, ma fin est proche. Je vois enfin le sourire du dictateur se dessiner sur ses lèvres. Je suis enfin libre, libre.
" - Feu ! "