Je ne te quitterai jamais

Chapitre 1




  Alexis III attendait anxieusement devant la porte de la chambre de la reine. Sa nouvelle jeune femme était sur le point d'accoucher. Il avait 75 printemps et c'était là sûrement sa dernière chance d'avoir un héritier. Ses trois précédentes épouses qu'il avait répudiées et envoyées aux quatre coins de l'immense royaume, ne lui avaient donné que des filles, et il désespérait d'avoir enfin un fils.

Le cri que poussa le nouveau né était un profond vagissement, comme empreint de colère. Alexis III se précipita fou de joie, ce cri ne pouvait être que celui d'un mâle.

Mais il déchanta très vite lorsque la sage-femme lui présenta sa nouvelle née. De désespoir il abattit son épée sur la pauvre femme la tuant sur le coup. Il se tourna ensuite vers son épouse le regard, pourtant d'un bleu des plus clairs, noir de rage.

- Femme cet enfant s'appellera Henry Charles Théodore, je déclare que c'est un mâle et quiconque me contredira sera tué sur le champ. As- tu compris femme ?

- Oui, seigneur.

- Tu t'occuperas toi-même de la toilette du petit, personne ne doit s'en occuper avec toi tu m'entends.

- Oui seigneur je serai très fière d'élever votre fils. Répondit la reine vraiment heureuse, elle avait si peur que son enfant ne lui soit enlevé pour être élevé par d'autres qu'elle comme le voulait la coutume concernant les enfants royaux. Si le roi voulait que sa fille soit un fils, qu'il en soit ainsi pourvu que son bébé reste avec elle.

- Habille le ! Je vais le présenter au peuple.

Le roi prit son fils dans ses bras, sortit au balcon et d'un geste solennel l'éleva à bout de bras au - dessus de sa tête.

- Peuple bien-aimé, cria-t-il, je vous présente mon fils Henry Charles Théodore votre futur roi.

La foule amassée au bas du palais hurla sa joie. Les festivités durèrent 7 jours et 7 nuits. Tout le peuple était heureux de fêter la naissance du prince Henry. Le roi était apprécié de ses sujets et tous voulaient le voir heureux et enfin satisfait.

Et c'est ainsi qu'il éleva son fils comme un vrai prince. Il fut très dur et implacable avec son enfant lui refusant le droit de pleurer ou de se plaindre d'une quelconque douleur. Il lui donna les maîtres les plus sévères lui refusant les plus petits plaisirs de la vie. Heureusement que Henry retrouvait de la douceur et de l'affection dans les bras de sa mère. Sa mère si belle et si douce.






Depuis le 23/06/2008