Je ne te quitterai jamais

Chapitre 9




 

Comme l'avait prédit Hélène, le mariage fut célébré en grande pompe. Tout le peuple fut convié à la noce. Le mariage de Henry et Hélène demeura longtemps dans les esprits. Les sept sœurs du prince qui le voyaient pour la première fois furent tendrement ravies pour leur frère cadet et leur nouvelle sœur. Elles étaient toutes mariées et Henry en était soulagée. Elle dansa avec sa femme jusque tard dans la nuit. Henry malgré l'immense désir de se saisir de sa femme et de la porter jusqu'à sa chambre et lui faire l'amour toute la nuit, voulait retarder ce moment au maximum. Elle n'avait jamais été aussi nerveuse. Pourtant ce ne serait pas la première fois. Isabeau et bien d'autres femmes avaient chauffé son lit chaque jour avant l'arrivée de sa princesse. Mais elle sentait qu'avec Hélène ce serait différent. Leur unique baiser avait éveillé en elle des sensations jamais éprouvées.

Hélène se laissait aller contre le corps puissant de celui à qui elle appartenait désormais. Bien qu'elle savait qu'elle avait lié son sort au sien le jour où elle lui avait tendu sa main pour descendre du carrosse royal. Pourtant elle ne pouvait empêcher la peur de s'insinuer sournoisement et de lui serrer le ventre au fur et à mesure que la nuit avançait. Elle se rappelait les paroles de son amie sur la douleur qu'elle allait subir ce soir à cause de la déchirure de son hymen. Elle priait pour que le prince ne soit pas trop brutal. Elle se rassura en se disant que son amie avait dit que cela ne se produirait qu'une seule fois. Hélène était prête à souffrir ce soir car elle aimait tellement le prince que ce ne serait nullement un sacrifice, pensait-elle. Et d'un autre côté, elle était pressée de se retrouver dans ses bras pour retrouver la merveilleuse félicité qu'elle avait ressentie dans ses bras lors de leur premier baiser. Les religieuses le lui avaient maintes fois répété. Tout plaisir est accompagné de souffrance donc elle ferait contre mauvaise fortune bon cœur. Elle pourrait jouir dans quelques jours d'un bonheur parfait sans souffrance aucune. Elle posa sa tête sur la large et forte épaule de son mari et se laissa bercer par le rythme de la musique.

Elle se raidit, lorsqu'elle entendit son mari lui murmurer à l'oreille :

- Je crois qu'il est temps d'aller nous coucher, princesse.

- Si vous le désirez.

- C'est surtout vous que je désire par-dessus tout. J'ai hâte de vous avoir tout à moi.

- Moi aussi, mon prince, avoua Hélène non sans rougir.

- Vous êtes si belle quand vous rougissez, ma chérie. Le prince la porta dans ses bras sous les applaudissements des convives et ne la lâcha que lorsqu'il eut fermé la porte de sa chambre d'un coup de pied, Hélène s'était immédiatement sentie en sécurité blottie entre les bras de son beau mari.

Là il la posa délicatement sur ses pieds en abaissant le bras qui soutenait ses genoux, la maintenant de son autre bras tout contre lui. Hélène ne voulait plus bouger, cette position lui convenait parfaitement, le visage enfoui dans la poitrine de celui qui allait faire d'elle une femme, ce soir là.

 

Henry, prit doucement le tendre visage de son épouse entre ses grandes mains et plongea intensément son bleu regard dans le vert, communiquant ainsi tout son amour et sa dévotion. Bizarrement Hélène se sentit en totale confiance, devant l'adoration que lui exprimait son prince dans son regard et se surprit à espérer un baiser et tout ce qui devait suivre. Son vœu fut exaucé lorsque des lèvres douces capturèrent les siennes pour les dévorer avec amour. Hélène répondit au baiser comme si sa vie en dépendait. Elle se laissa aller à cette caresse buccale et s'enhardit même à présenter sa langue la première, elle ressentit comme une décharge électrique se propager dans tout son corps pour atterrir dans son bas ventre qui lui criait son désir fou en battant plus vite que son cœur. Son amie n'avait pas menti sur ce point sauf que pour elle ce cœur inconnu qui se trouvait au centre de ses cuisses, s'était manifesté un peu trop tôt. Peut être se disait-elle que c'était parce que elle, elle aimait son mari.

Henry sentant sa femme prête, enfouit son visage dans son cou pour y déposer une pluie de baisers qui firent chavirer leurs cœurs à tous les deux. Puis le prince entreprit de déshabiller lentement sa compagne. Chaque parcelle de peau dénudée recevait son lot de petits baisers légers suivis de petits coups de langue. Henry n'était pas pressée, elle voulait d'abord satisfaire et combler sa bien-aimée en faisant de cette première nuit un souvenir mémorable et indélébile. Lorsqu'elle dénuda la poitrine de la princesse, celle-ci rejeta sa tête en arrière ivre de plaisir. Son cerveau se retrouva vite aux abonnés absents. Son corps devenant le maître absolu, exigeant toujours plus. C'est ainsi que la douce et tendre et timide Hélène, devint un brasier vivant. Ses tétons retrouvèrent une vie à eux propre sous la langue du prince. Ils envoyaient des signaux éperdus vers ses reins. Le prince n'y tenant plus dévêtit complètement la jeune fille et plaqua sa main contre son intimité déjà abondamment humide. Hélène cria de plaisir, elle n'avait jamais fait ça auparavant elle ne savait pas ce que signifiait l'amour physique, mais à cet instant précis elle savait parfaitement ce qu'elle voulait, son instinct lui criait qu'elle voulait être pénétrée. Henry comme si elle avait entendu sa prière l'étendit sur le lit et introduisit un doigt en elle. La princesse poussa un gémissement rauque et se sentit vidée à jamais lorsqu'elle le sentit se retirer. Le prince joua encore avec ses seins avant de promener sa langue sur le ventre tendre et de jouer longuement avec le nombril ce qui envoyait des langues de feu dans le sexe d'Hélène. Enfin elle posa sa langue sur la douce moiteur de ses lèvres intimes. Henry fouilla longuement les moindres replis se délectant de l'odeur qui s'en dégageait et se nourrissant à cette source qui ne semblait jamais se tarir, elle introduisit deux doigts et les sentit buter contre le voile de l'innocence, elle ne les poussa pas mais les fit aller et venir à un rythme soutenu. Hélène ne cessait de gémir tant la sensation était forte. Le plaisir qu'elle ressentait était trop fort elle luttait contre l'envie de repousser l'homme qui le lui procurait et de le garder contre elle, elle ne se rendait pas compte que ses mains empoignaient fortement les cheveux d'ébène. Un raz-de-marée fit enfin trembler tout son corps ses cris se répercutèrent dans la chambre immense, les orgasmes répétitifs qu'elle ressentit la laissèrent sans force mais incroyablement comblée. Elle ferma les yeux pour récupérer en pensant que jamais elle n'aurait imaginé qu'un jour elle pourrait ressentir un bonheur et un plaisir aussi grands, elle eut une pensée pour son amie qui ne connaîtrait peut être jamais les sommets qu'elle venait d'atteindre .

Henry la laissa reprendre des forces, tendrement serrée dans ses bras.

- Ça va chérie ?

- Oh ouiiiiii ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien et ce, grâce à vous, merci Henry, ce fut… Stupéfiant, oui, c'est le mot, incroyablement et définitivement stupéfiant.

- Ce n'est rien j'ai gardé le meilleur pour la fin ma chère et tendre épouse.

- Henry essayez-vous de vous débarrasser de moi en me tuant de plaisir ? Plaisanta la jeune femme.

- Ciel, je suis démasqué. Maintenant il faut vraiment que je vous tue. Acceptez votre châtiment adorable femme. Henry riait en serrant sa femme hilare dans ses bras pour reprendre ses caresses affolantes.

Hélène ne pouvait croire que son corps se réveillerait aussi vite, elle le croyait repu pour la nuit du moins, mais non il en redemandait encore. Henry fit longuement l'amour à ses seins, il la voulait trempée pour qu'il puisse glisser son phallus en elle sans trop de douleur. La perte de son hymen risquait d'être douloureuse et Henry voulait qu'elle ait le moins mal possible et pour cela il devait la préparer longuement, ce qu'il fit. Hélène gémit sous la douce torture acide. A l'agonie, elle suppliait Henry sans exprimer ses désirs. Elle ne faisait que répéter comme une litanie " S'il vous plait Henry " Un leitmotiv qui sonnait comme le chant d'un rossignol aux oreilles de son tortionnaire adoré. Hélène sentit le membre dur contre son ventre et se dit avec un soupçon de peur que le moment était venu où il allait la déflorer. Mais elle le voulait tellement au fond d'elle qu'elle oublia la crainte qu'elle avait ressenti plus tôt dans la soirée. Henry avança doucement en elle, mais Hélène haussa fortement ses hanches pour aller à sa rencontre. Alors elle poussa son phallus profondément en elle, elle sentit qu'elle avait rompu la fine membrane et commença à aller et venir à un rythme soutenu pour que le plaisir submerge sa femme et qu'elle oublie la douleur. Mais au grand étonnement d'Hélène, elle ne ressentit aucune douleur lorsque son mari s'était enfoncé de toute sa longueur en elle. Elle avait senti qu'il déchirait son hymen mais le plaisir fulgurant que lui procurait, ce que son amie avait appelé à juste titre le bâton, avait étouffé toute souffrance. Elle entendit gémir son mari et cela l'excita encore plus. Elles crièrent en même temps lorsque l'orgasme les surprit dans une parfaite synchronisation. Hélène ivre de bonheur et de plaisir se mit à verser des larmes de joie. Le prince inquiet la prit dans ses bras et la berça.

- Mon amour je vous ai fait mal n'est ce pas j'en suis tellement désolé. Pardonnez-moi supplia-t-elle, malheureuse d'avoir fait du mal à la femme qu'elle aimait le plus au monde.

- Non, rassurez- vous, je n'ai à aucun moment ressenti la douleur qu'on m'avait promise, ce sont des larmes de bonheur mon cher et tendre époux, vous avez fait de moi la femme la plus heureuse du monde.

- C'est vrai ? demanda le prince plein d'espoir.

- Oui, c'est vrai. Je vous aime Henry et jamais je n'aurais pensé qu'un jour je serais aussi comblée de bonheur, je t'aime mon beau et merveilleux époux, elle le tutoya aisément ce qu'ils venaient de vivre était si beau et si intime qu'elle voulut rendre ses mots plus fort en utilisant le tu au lieu du vous.

- Moi aussi je t'aime Hélène, tu es mon âme sœur.

Elles s'endormirent toutes deux étroitement serrées l'une contre l'autre, heureuses et comblées, jouissant chacune de la présence de l'autre.

 







Depuis le 18/01/2009