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Cela faisait maintenant deux semaines qu'Alé était à Pointe-Noire. Cette petite ville d'Afrique où sa mère les avait amenés, sa petite sœur, son petit frère, son beau-père et elle. Ce soir, elle sortait pour la dernière fois en boite avec sa cousine Alex. Alex ! Chaque fois qu'Alé pensait à elle, elle se sentait coupable. En effet, depuis leur première rencontre, les deux filles s'étaient senties irrésistiblement attirées l'une vers l'autre. Elles avaient lutté contre cette attirance, c'était mal. Mais elles avaient succombé. Alé sourit en pensant à la façon dont elles avaient finalement cédé à leurs pulsions. Alé sortait de sa douche ce jour-là quand elle tomba sur sa femme de chambre, la petite Annette qui rangeait le désordre habituel de sa chambre. En grande coureuse de jupons qui se respecte, elle espérait bien dévergonder cette dernière avant de rentrer en Italie. Elle sortit donc à moitié nue, uniquement vêtue d'un boxer, et engagea la conversation. - Ça va Annette ? - Oui, Alé, je te remercie. Comment vas-tu ? - Pas assez bien, j'ai bien peur… - Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ? - Eh bien, je suis en manque. - En manque ? Je ne comprends pas, mademois… - Alé. - Excuse-moi, j'oubliais. Alé. Je ne comprends pas, dit la jeune fille qui baissa ses yeux, évitant particulièrement de regarder la poitrine nue de son interlocutrice. - Pourquoi tu ne me regardes pas quand je te parle, Annette ? - … - Annette ? - Oui… - Regarde-moi, Annette. Alé prit le menton de la jeune ménagère qui s'obstinait à garder les yeux fixés au sol et releva sa tête. - Regarde-moi, stp. Elle leva les paupières et plongea ses yeux dans le regard intense de la jeune fille qui lui tenait toujours le menton. Elle se sentait si confuse. Elle ne comprenait pas pourquoi mademoiselle Alé lui faisait cet effet. Elle ne savait pas qu'on pouvait ressentir ce genre de choses pour une fille. Pourtant, elle désirait les lèvres de la fille de sa patronne. Elle voulait qu'Alé l'embrasse à en perdre haleine. A 18 ans, Alé n'en était pas à sa première conquête. Elle avait toujours su qu'elle aimait les filles. Elle était une vraie tombeuse et savait reconnaître les signes du désir chez ses proies. Et ce soir, le désir se lisait dans les yeux d'Annette. Lorsqu'elle se pencha vers elle, la jeune fille agrippa son cou et l'embrassa fougueusement. Alé lui rendit son baiser avec un sourire, s'amusant de la fougue de sa femme de chambre. Elle descendit ses mains sur les fesses si rondes de la jeune fille avide de caresses, les malaxant. Sans perdre de temps, sa main droite se dirigea vers l'entrejambe d'Annette qui écarta ses cuisses pour lui faciliter la tâche. Sa culotte était toute trempée. Elle lui massa la vulve, puis écarta la petite culotte pour lui caresser le clitoris. La femme de ménage gémissait sans retenue. Alé la plaqua doucement contre le mur avant d'introduire un, puis deux doigts dans la chatte de la jeune fille qui avait rejeté sa tête en arrière, gémissant de plus en plus fort. Après quelques va et vient, la jeune fille agrippa le bras de son amante, secouée par de violents soubresauts qui témoignaient de la force de son orgasme. Elle eut du mal à redescendre de son nuage et sortit rapidement de la chambre, la tête baissée, gênée de la façon dont elle s'était laissée aller. En y repensant, Alé souriait encore en pensant qu'elle avait eu vraiment beaucoup de chance ce jour-là. En effet, à peine Annette était-elle sortie de la pièce qu'elle entendit du bruit derrière elle et en se retournant, se retrouva nez à nez avec la poitrine de sa cousine Alex. Celle-ci avait déboutonné sa chemise et se tenait devant Alé, un sourire coquin et mystérieux aux lèvres. - Alex ? - Hum… - Qu'est-ce qui se pass…. Alex l'embrassa directement sans lui laisser le temps de dire un mot de plus. Alé qui n'avait attendu que ça lui rendit son baiser avec la même violence. Quand elles s'écartèrent pour reprendre leur souffle, Alex regardait sa cousine avec un regard de braise. - Je t'ai vue avec la petite Annette, tout à l'heure. J'étais derrière la porte. Et ça m'a mis dans un état de fièvre. J'en peux plus de me retenir, Alé, j'ai envie de toi depuis le premier jour. - Moi auss… Alex l'embrassa de nouveau avec fougue. Cette fois, Alé s'écarta doucement de sa cousine, ferma la porte à clé et se retourna pour trouver la jeune fille déjà entrain de se déshabiller sur le lit. Leur étreinte avait été violente, témoignant la violence du désir qui les habitait. - Hey Alé ! l'appela son frère, l'arrachant de ses pensées. - Hum ? - T'es avec nous ou quoi ? - Je… - Hey à quoi tu penses ? Allez, viens on va faire un tour sur la piste, frangine, tu me dois toujours une battle de break depuis Rome, tu te souviens. - Ah non, Paulo, pas maintenant ! - Si si, on a qu'à se mesurer maintenant, Alex nous départagera. Son jeune frère réussit à la traîner sur la piste. Un autre groupe de jeunes avaient formé un cercle sur la piste. Dans l'ambiance, les deux frères se retrouvèrent dans le cercle et dansaient avec les autres. Alé remarqua une jeune fille à la peau très claire, on aurait dit une métisse. Celle-ci n'arrêtait pas de la regarder dans les yeux. Ces yeux à elle étaient marron, étirés comme ceux d'une biche. Elle était petite de taille avec des seins d'une beauté et d'une grosseur insolentes ! Sa mini jupe laissait voir de belles jambes et des cuisses claires, bien épilées. Lorsque Alé releva sa tête, elle manqua de s'étouffer : l'inconnue avait sorti sa langue et la passait dangereusement sur ses lèvres, gardant le regard incrusté dans celui de l'italienne. A cet instant, Alex qui était en retrait de la piste, suivait le manège des deux protagonistes, ressentant une pointe de jalousie dans le cœur. Elle vint tirer sa cousine, l'invitant à aller s'asseoir. Alé, se demandait ce qu'Alex avait de si important à lui dire à cet instant, ne pouvant détacher son regard de la petite inconnue. L'inconnue quitta la piste et les suivit à leur place. - Salut ! - Salut ! lui répondirent les filles en cœur. - Alexandra, on ne se fréquente pas, mais peut-être me connais-tu, je m'appelle Angéla. Et j'étais dans le même lycée que toi l'année passée. - Angéla, comment ne pas te connaître, tu étais la plus belle fille et la plus redoutée du lycée avec ton groupe de copines. *** Une vraie pétasse, quoi *** pensa Alex. - Hum…sourit Angéla plutôt gênée. Bien, ma réputation m'a précédée à ce que je vois. Je peux m'asseoir avec vous ? *** Elle est encore plus belle de près, je la veux ! *** Durant ce petit intermède, elle n'arrêtait pas de glisser des regards à Alé qui la dévorait des yeux également. Un silence gênant se fit. Et Alex dut se décider à faire les présentations. - Angéla, voici ma cousine Alé. Alé, je te présente Angéla. - Alé, c'est étrange comme prénom ! - C'est le diminutif de Alessandra, lui répondit la concernée. *** c'est plutôt étrange comment tu m'attires *** - Alessandra ? c'est d'où ça ? - C'est Italien, répondit Alex. C'est l'équivalent d'Alexandra en Italien. Sa mère, ma tante, est métisse congolo-italienne. - Enchantée de faire ta connaissance, Alé. - Tout le plaisir est pour moi, Angel. Tu permets que je t'appelle Angel, n'est-ce pas ? *** Tu ressembles vraiment à un ange *** - Il n'y a que mon père qui m'appelait ainsi, mais je dois avouer que ça me fait plaisir. *** Et je sais qu'avec toi, ce sera vraiment le plaisir *** Le téléphone d'Angéla sonna à cet instant et elle se précipita vers les toilettes. Sans plus réfléchir, Alé se leva pour la suivre et fut retenue par la main d'Alex. - Tu vas où ? - Tu t'en doutes bien, Alex. - Tu vas pas me faire ça ? - Toi et moi c'était bien, ma puce, mais c'est sans avenir. On est sœurs. - C'est une putain, elle te mérite pas. - Je m'en vais demain, Alex. Ce soir je la veux, je m'en fous du reste, lui dit-elle en se levant. Lorsqu'elle entra dans les toilettes de la boite, Angéla avait la tête baissée, rangeant son téléphone dans la poche de sa jupe. Alé se mit devant la jeune fille, lui barrant le chemin. Celle-ci releva la tête et leurs yeux se croisèrent. Sans plus tarder, Alé l'attira à elle et l'embrassa. Angéla répondit à son baiser avec fougue, mais s'écarta rapidement d'Alé pour la pousser dans l'une des toilettes. Elle poussa la porte puis s'adossa contre, attirant Alé de nouveau vers elle. Cette fois le contact fut plus violent. Leurs langues se mélangeaient à perdre haleine et leurs mains étaient partout dans les cheveux, sur les fesses, les seins… Alé coinça son genou sur l'entrejambe d'Angéla qui gémissait de plus en plus fort. Lorsqu'elle écarta la petite culotte de la jeune fille et glissa un doigt dans sa chatte, celle-ci jouit avec violence, coulant abondamment sur la main de sa partenaire d'un soir. Alé sortit sa main d'entre les cuisses d'Angéla qui lui lécha les doigts avec sensualité, ses yeux rivés aux siens. Elle s'écarta brusquement d'Alé et lui dit. - Je dois y aller, Alé. A plus ! - Mais attends, comment je fais pour te revoir ? Je p… - Je te retrouverai, Alessandra. Mais là, je dois y aller. - Mais att… La jeune sortit sans entendre le reste de sa phrase. - Attends, Angel, je m'en vais demain ! A quoi bon, se dit Alé de toutes les façons, elle s'en allait le lendemain. En sortant des toilettes, elle se dit qu'elle n'oublierait jamais cette fille de si tôt. Elle retrouva son petit frère et sa cousine qui l'attendaient. Alex semblait bouder. Alé pensait à cette jeune fille qu'elle ne reverrait peut-être plus jamais. |