Je t'aime moi non plus

Chapitre 3 : Te jeter pour mieux t'aimer




 

Cela faisait plus de 2 semaines qu'Alé ne sortait plus, attendant le coup de fil de Lorette.

 

-          Alé, crois-moi, rentre avec moi en Italie, stp lui dit Alex.

-          Non Alex. Si tu veux rentrer à Rome, libre à toi. Moi je dois retrouver cette fille.

-          Ah, tu me fatigues avec cette fille, Alé !

-          Personne ne t'oblige à rester…

-          C'est ça, je me casse !

-          Stp, ne claque pas la por…

 

Trop tard ! Alex claqua la porte en sortant. Alé s'habilla et décida d'aller elle-même chercher cette fille.

 

Arrivée en boîte, elle commença à interroger certaines personnes qui la trouvèrent étrange.

 

*** Je vais finir par me faire jeter de cette boîte si je continue !!! ***

 

-          Hey Alé !

-          Lorette.

-          Ça va ?

-          Quel silence !

-          Non, excuse-moi, chérie, mais j'étais hors de la ville.

-          Hum…

-          Oui, j'ai eu un client le même soir qui m'a louée pour 2 semaines.

-          Ah !

-          Mais j'ai eu le temps de bosser pour toi et j'ai de bonnes nouvelles.

-          Ah oui, pourquoi tu m'as pas appelée alors ? dit-elle, intéressée.

-          Je voulais vérifier d'abord moi-même si c'est la fille avant que tu la voies, mais comme tu es déjà là, viens avec moi.

 

Lorette l'emmena dans la salle VIP de la boîte et lui désigna une fille de la tête.

 

-          C'est elle ?

 

Alé n'arrivait plus à prononcer un mot. Elle déglutit difficilement, la fille lui faisait dos, mais elle aurait donné sa main à couper que c'était Angel.

 

-          Alors ?

-         

-          C'est pas elle ?

-          Si…si c'est elle.

-          Hey, où tu vas comme ça ?

-          Je… mais quoi ?

-          L'argent.

-          Tiens, dit Alé exaspérée en lui donnant précipitamment l'argent.

-          C'est pas tout…

-          Quoi encore !?

-          Bonne chance, Alé, lui dit-elle en lui faisant la bise sur la bouche.

-          Merci, Lorette.

 

Angéla sentait un regard pesé sur elle. Elle se retourna tout d'un coup et la vit. C'était elle, ça ne pouvait pas être elle ! Alessandra ! Elle était avec une fille qui lui faisait la bise…sur la bouche !

 

*** Et voilà ta canon d'obsession avec une demoiselle à ses côtés, tu es contente ma belle ? ***

 

Angéla se sentit pitoyable. Qu'avait-elle espéré ? Qu'elle se souviendrait d'elle après tant d'années ?

 

*** Mais… elle me regarde… se pourrait-il que… ?***

 

Alé avançait vers elle, elle ne pouvait le croire.

 

*** Elle me regarde. Elle avance…p… calme-toi, Angie, surtout calme-toi ***

 

-          Bonsoir… Angel ?

-          Non… Angéla. Bonsoir.

-          Oui, Angéla, pardon ! Angéla… tu te souviens de moi ? *** Mon Dieu, elle est encore plus belle *** que dans mes souvenirs !

-          Pardon ?

-          Je disais, pardon, est-ce que tu te souviens de moi ?

-         

-          Alé !

-         

-          Alé… euh… Tu connais Alex ?

-          C'est un mec ou une fille ?

-          Une fille, Alex ! Alexandra Poaty.

-          Oui…

-          Je suis sa cousine… Alessandra. Elle nous avait présentées il y a deux ans dans cette boîte…

-          Oui, je sais qui tu es, dit la jeune fille.

 

Une gêne s'installa entre les deux jeunes filles, elles pensaient à la même chose : leur rencontre… leur étreinte dans les toilettes.

 

-          Je… je me demandais comment tu pouvais oublier…

-          Quoi ?... je vois… dans les toilettes la dernière fois ? coupa Angéla.

-          Oui… c'était…

-          Bien, mais c'est du passé tout ça ! *** Qu'est-ce qui te prend, ma fille, à quoi tu joues ? *** Je te croyais partie pour ne plus jamais revenir ?

-          Non. Je n'ai jamais dit que je ne reviendrais jamais…

-          Alex…

-          Alex a menti. Elle m'a dit qu'elle ne t'avait plus jamais revue…

-          C'est vrai ?

-          Oui.

-          Et alors ? Je vois, tu crois que tu peux venir comme ça après deux ans me chercher ?

-          Je… pardon, je ne voulais pas te… vexer, bredouilla Alé.

-          Eh bien c'est fait ! J'ai ma vie…

-          Je comprends… dit Alé en baissant sa tête.

-          Je suis désolée. J'espère que tu passes une belle soirée. C'était bien ce jour-là… c'était un beau rêve…

-          Attends, Angel !

-          Quoi ?

-          Tu… ton… tu… peux au moins me passer ton numéro… stp ?

-          Hum…

-          Je me contenterai de ton amitié. Je veux juste te connaître… mieux… si tu veux bien.

-          Hum… *** Allez Angie, tu l'as assez fait marcher, toi aussi ! *** d'accord. C'est le 559….

-          Merci. Je peux t'appeler demain ?

-          Oui, mais pas trop tôt.

-          Merci. A demain.







Depuis le 31/08/2008