L'amour de deux jeunes filles

Chapitre 10 : Lena




  Je m'avançais vers la 'cafet' du lycée, espérant qu'il n'y aurait pas trop de monde. Un instant, mon regard détailla la peinture du mur à côté de l'entrée. Doucement, une main se posa sur ma hanche et un souffle chaud vint caresser mon cou
''Tu aimes ?''
Je souris à Yulia qui vint se poster à côté de moi, prenant discrètement une de mes mains.
''Beaucoup''
Mon visage fit un quart de tour pour plonger mon regard dans le sien. Elle se mordait la lèvre, sûrement pour se retenir de m'embrasser. J'étais contente de voir qu'elle ne m'en voulait pas de ne pas dévoiler notre relation restée secrète jusqu'à maintenant. Ma main qui tenait la sienne, la tira doucement jusqu'à mon corps qui étreignit le sien tendrement. Elle me chuchota au creux de l'oreille '' Qu'est-ce que tu fais ?''
Elle paraissait surprise.
''Je pense que te prendre dans mes bras peut tout à fait être un geste amical.''
''Et ça, ça l'est aussi ?''
Je sentais sa respiration chaude se faire de plus en plus proche de mon oreille, et, taquine comme elle l'est, sa bouche vint capturer le bas de mon organe auditif pour le suçoter et mordiller dedans de temps en temps. Quand elle cessa, je me retirai de cette accolade si délicieuse et contre tout attente, vint lui voler un baiser chaste, léger. Un fin sourire en coin vint effacer une mine stupéfaite pour se dessiner sur son visage, comme un artiste esquisse et gomme à sa guise les différentes formes que son crayon griffonne sur le papier.

Un peu plus tard dans l'après midi, nous voilà assises devant la table d'un bar, la discussion allais et venais sans cesse, toujours plus joyeuse. Doucement, je porte jusqu'à mes lèvres le verre de coca posé devant moi et bois une petite gorgée du liquide pétillant qui picote légèrement ma gorge. Je me lève et annonce à la petite troupe que je me rends aux toilettes. Yulia se redresse précipitamment déclarant qu'elle vient avec moi. Dimitri, un jeune homme plutôt sympathique lance à l'assemblée, riant un peu
''Ah les filles...toujours besoin d'aller ensemble aux chiottes !''
Je souris à sa remarque et tirais Yulia par la main vers la petite porte à l'autre bout du bar. Elle entra la première et, une fois la porte refermée, me tira vers son corps subtilement, toute souriante. Ses bras me serrèrent fortement contre elle et sa bouche attira la mienne comme le miel attire les abeilles. Nos lèvres se refermèrent l'une sur l'autre de plus en plus précipitamment, de plus en plus follement, de plus en plus vite ; et, comme si ce n'était pas assez de passion, nos langues se retrouvèrent, caressant leur partenaire de jeu éperdument. Tandis que ses mains bien baladeuses passaient sous mon chemisier, je lui soufflais
''Pas trop vite jeune demoiselle''
Et je disparus dans une des cabines.