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Nous sommes arrivés à l'entrée de derrière plus discrète que celle de devant et donc plus protégée, des bâches étaient posées sur le sol, et d'autres cachaient de très grosses caisses, comme s'ils ne voulaient pas que les ouvriers sachent ce qu'il y avait dedans, mais c'était compter sans ma curiosité. Je me suis donc dirigée vers la caisse la plus proche de moi, j'ai soulevé la bâche légèrement et elle est tombée doucement sur le sol, dans un glissement, je me suis arrêtée de respirer pendant quelques secondes car je voulais vérifier que le bruit n'avait pas été entendu par les gardes. Mais comme rien n'est venu, j'ai poursuivi ce que j'avais commencé à faire, j'ai grimpé sur la boite et j'ai regardé entre les interstices du bois, c'était de la dynamite et des bobines de fils. Emilie :*vous avez besoin d'autant de dynamites et de fils que ça dans une mine ? Pablo : et bien, je ne sais pas trop, mais je ne pense pas, surtout si on imagine que dans toutes les autres grosses boites, il y autant de bobines et de dynamite que dans celle-là. Paolo : ça ne présage rien de bon, Pablo tu crois qu'ils pourraient essayer de faire sauter la mine ? Pablo : je pense qu'il n'y a pas que la mine qu'ils veulent faire sauter, et cela change tout dans nos plans, il va falloir soit arrêter cela soit nous allons sauter et ce reportage ne servira à rien car nous serons tous morts et vous avec, car ils ne vont pas tarder à le faire à mon avis. Emilie : mais qui sont ces gens pour faire une chose pareille, ils vont tuer plein de monde et tout cela pourquoi ? Pablo : je sais, et si je savais ce qu'ils voulaient, je m'empresserais de le cacher pour qu'ils ne l'aient jamais. Emilie : mais comment on fait pour les en empêcher, on n'est pas assez nombreux ? Pablo : si, on va aller rallier les autres à notre cause, car pour sauver la montagne, tout le monde sera partant ! Emilie : il faut aller voir les mineurs déjà, ils sont sur place au moins ceux là déjà ! Paolo : on y va dès maintenant et on essayera de communiquer avec le talkie walkie pour prévenir les autres ! J'imaginais déjà la réaction de Maud quand elle apprendrait que les dirigeants allait essayer de faire sauter la mine et les alentours, elle allait être apeurée et ne voudrait qu'une chose sortir d'ici et surtout me serrer dans ses bras comme si c'était la dernière fois que l'on se voyait. Je ressentais de l'anxiété au plus profond de mon être car j'aurais préféré être avec elle à ce moment là, mais cela n'était pas possible. Pablo : Emilie ! Réveille toi, on n'a pas tout le temps, il faut y aller, on doit sauver la région ! Emilie : je suis là c'est bon, on y va ? Pablo : tu as peur ? Emilie : un peu, mais c'est normal, pour une fille de la ville, qui n'a jamais appris à se battre, et qui a toujours peur de tout ! Pablo : je te trouve très courageuse au contraire, beaucoup de filles auraient refusé de venir avec nous et surtout de risquer leurs vies pour des inconnus ! Emilie : de ce point de vue là, peut être quoi que je penserais plutôt à de l'inconscience qu'à du courage ! Pablo : le courage est empreint d'inconscience, aie confiance en toi, et n'aie pas peur de te dévoiler ! Emilie : je vais essayer de retenir ce conseil et de l'appliquer si je peux un jour me retrouver à l'extérieur de cette mine de " malheur " vivante et non en petits morceaux.* Nous nous sommes précipités en direction des cabanes qui servaient d'abri aux mineurs, tout le monde dormait encore, ils n'étaient censés se réveiller que dans deux bonnes heures, je me sentais un peu coupable de réveiller des personnes qui avaient besoin du peu de sommeil que leur patron leur donnait. Paul : vous revoilà déjà, qu'est ce qu'il se passe, pourquoi faites vous des têtes pareilles ? Emilie : nous venons de trouver des bâtons de dynamite et des mètres entier de mèches, ils vont essayer de faire sauter la mine, et les alentours, il faut prévenir tout le monde, pour évacuer les blessés et organiser la résistance, il faut les empêcher de faire cela, c'est pour la survie de ce peuple ! Paul : venez avec moi, mais il faut que vous m'expliquiez tout dans les détails, et les autres, ils sont au courant de ce qu'il se passe en ce moment ? Emilie : non, il faut que nous les prévenions, on n'avait aucun moyen de leur dire, vous avez votre talkie walkie pour leur dire ? Paul : oui, venez sous la tente ! Nous sommes rentrés, quelques personnes étaient réveillées, les yeux encore embués de sommeil, des personnes se faisaient soignés par les acolytes de Pablo, et les autres attendaient le retour de Paul pour qu'il continue les soins : Santiago : *que se passe-t-il ici ? Pourquoi êtes vous déjà là, et les autres, ils sont où ? Pablo : on s'est séparés à l'entrée de la mine, et nous avons découvert des caisses de dynamite de l'autre côté, ils veulent faire sauter la mine et tout ce qu'il y a autour, il y en a trop, il se passe quelque chose de pas normal, il faut demander aux autres de revenir ici, on est plus en sécurité ensemble qu'en petit groupe. Il s'est donc emparé du talkie qui trainait sur une chaise, l'a allumé et a commencé à parler dedans, au bout de quelques secondes, la voix de Rex s'est fait entendre dans le combiné, mais il chuchotait : Santiago : quoi ? On est un peu occupés ici ! Pablo : désolé, mais il faut que vous rentriez immédiatement au camp, on a trouvé de la dynamite en trop forte quantité, et on sait qu'ils vont faire sauter la mine d'ici quelques heures, revenez dès que vous pouvez ! Santiago : on va essayer, mais on ne vous promet rien, on a du monde autour de nous, on ne veut pas risquer de se faire repérer ! Pablo : prenez votre temps mais revenez tous ! Santiago : je vais arrêter de parler car il y a des gardes qui approchent ! Nous avons entendu le bruit du talkie walkie qui passait en mode éteint, puis plus rien pendant plusieurs minutes, nous avons recommencé à parler entre nous, pour trouver un plan avec les ouvriers pour attaquer les gardes et mettre les dirigeants de la mine en position d'échec. Mais au bout de quelques minutes, j'ai senti des picotements dans mon ventre, je me suis sentie mal et mon cœur s'est accéléré comme s'il voulait sortir de mon cœur, quelque chose n'allait pas et si ce n'était pas moi, cela ne pouvait qu'être Maud qui avait des problèmes, comment cela se faisait-il que je ressentais de telle chose ? Je me suis pliée en deux de douleur, les larmes ont commencés à monter. Pablo : ça ne va pas ? Emilie : le souffle à demi coupé je crois que les autres ont un problème ! Pablo : comment tu le sais ? Emilie : je ne sais pas, je le ressens, il faut que nous allions les tirer de là ! Pablo : je ne comprends pas ce que tu me dis, pourquoi auraient-ils des problèmes, et comment le saurais-tu ? Emilie : c'est trop compliqué à expliquer, mais faites-moi confiance, si je vous dis que les autres ont des soucis, c'est qu'ils en ont ! |