| |
Son père se tourna vers moi et me mit une droite en pleine figure. Le coup était tellement fort que je m'étalai par terre. Je n'avais plus la force de me relever et de prendre la fuite donc je restais là, couchée à côté de la petite que j'avais tuée. Je me souviens pas avoir tiré, en fait, je me souviens plus de rien. Je décidai de fermer les yeux, faire comme si rien ne c'était passé mais les hurlements de la mère me donnèrent des frissons dans tout le corps. Quelques minutes plus tard, l'ambulance et les policiers arrivèrent. Un homme se jeta sur moi pour me menotter, je me laissai faire. Je fus conduite au poste de police et on me jeta dans une petite pièce. Il n'y avait aucune fenêtre, l'odeur était à vomir, il faisait froid. Je me laissai glisser le long du mur, mes genoux collés à mon menton. Je repensais à ce cauchemar et éclatais en sanglot. Je ne sais pas combien de temps je suis restée par terre mais malgré les menottes qui me rentraient dans la chair, je m'endormis. Le grincement de la porte me réveilla et je vis trois hommes, armés de bâton. Un d'entre eux s'avança vers moi. - Lève-toi ! cria-t-il. Je ne bougeai pas d'un centimètre. Soudain, avant que je réagisse, je sentis une horrible douleur dans mes côtes. Le coup me coupa la respiration quelques secondes mais je repris mes esprits. - Lève-toi ! Je ne te le redirais pas une 3ème fois ! Ne voulant plus ressentir cette douleur, je me levai avec peine. On me conduisit dans un bureau. Un homme plutôt gros et vieux se leva et me proposa de m'asseoir. Ce que je fis. Ne voulant pas le regarder dans les yeux, je regardai par terre. - Regarde-moi ! Je levai la tête... - Nom, prénom, âge - Je m'appelle Yulia Volkova et j'ai 17 ans. Dis-je timidement. - Tu es consciente que tu viens de tuer une gamine ?! - Je n'ai pas fait exprès. - Pardon ?! Pourquoi as-tu fais ça ? Je ne répondis pas en repensant à la menace de Bastien. - Très bien, tu seras mise en prison dès maintenant en attendant le verdict. Sur le coup, je ne réalisais pas, on m'installa dans une voiture et on me mit un petit drap sur la tête. - Pourquoi me cachez-vous ? Le policier rigola puis me dit. - Tu comprendras déjà par toi-même petite. Dans ce genre de prison, on évite de se faire remarquer. Je ne pu m'empêcher de verser quelques larmes, je revis la scène avec cette petite fille si joyeuse. Comment ais-je pu tirer ? Pourquoi ais-je tirée ?
|