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Des bruits de sirène me réveillèrent. Quand je regardai dans le couloir, je vis toutes les gardiennes qui couraient dans tous les sens. Ana s'arrêta devant moi. - Yulia range ta chambre et tiens-toi debout devant ton lit !! - Pourquoi ?? - Une personne à signaler une bombe... - Ah... et elle est où ? - Il y a des rumeurs qu'elle soit dans une des chambres de ce couloir. Donc dépêche-toi ! Je me dépêchai de faire mon lit et une gardienne vint me menotter les mains. - Pourquoi me menottez-vous ? - C'est comme ça, c'est les règles. Je devais me mettre par terre sur les genoux, les mains derrière le dos. J'attendais... Mes genoux me faisaient atrocement mal. Au bout d'un quart d'heure, je vis la directrice. Je lui fis un sourire mais elle ne me regarda même pas, ce qui me dégoûta... Elle fouilla mon lit, enleva les draps ... Si j'avais su, je n'aurais même pas pris le temps de le faire... Puis elle retourna mon matelas et là, je vis une petite boite noire. - Qu'est-ce que c'est ça ? - Aucune idée, je ne l'avais jamais vu... Elle l'ouvrit et vit tout un mécanisme. Le compte à rebours s'était déclenché en même temps qu'elle l'avait ouvert. Une équipe de déminage était présente et ils parvinrent à la désamorcer. Je n'en croyais pas mes yeux ! Je n'y étais pour rien et personne ne me croira ! Une gardienne me tenait la tête en m'agrippant les cheveux, elle me forçait à regarder droit devant moi. La directrice s'accroupit devant moi, je ne pus m'empêcher de verser quelques larmes. Son visage exprimait du dégoût et une grande tristesse. - Je n'ai rien fait, je vous le jure ! - Tu me déçois beaucoup, tu sais... - Mais je n'ai rien fait !!! - Emmenez-la ! La gardienne qui me tenait m'emmena dans une pièce. Il y avait aucune fenêtre et aucune lumière. Elle me fit asseoir sur une chaise, m'attacha les mains et les pieds. - Ca t'apprendra !! - J'ai rien fait, je n'y suis pour rien !! - Mais oui bien sûr... Tu resteras là, le temps que la directrice ne t'autorise pas à sortir. Elle tourna les talons, ferma la porte à clef et c'était le noir complet. Mon ventre grognait, j'avais faim, froid, peur... Quelques longues heures plus tard, on ouvrit la porte. C'était lui, Bastien... - Alors petite ? T'es punie ? Je ne lui répondis pas. - Mon coup a franchement bien marché... Tu t'es vraiment faite avoir comme une merde ! - c'est donc toi qui as foutu cette bombe sous mon lit ?! - Bien sûr que c'est moi ! Il te reste moins de 12h pour trouver l'argent et comme tu resteras là encore un moment, je vais me faire un grand plaisir d'aller voir ta directrice ! C'est con après ce que tu ressens pour elle... - Comment tu sais ? - Je sais tout ! Bien essayé hier soir... mais malheureusement, je l'ai prévenue quand je t'ai vu rentrer dans son bureau. - T'es vraiment qu'un gros connard ! - Allez, je te laisse pourrir ici ! Mais au moment où il se retourna, il tomba nez à nez avec la directrice ...
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