RATING
: NC-17 pour quelques scènes de violence physique et verbale
et quelques scènes de sexe.
SPOILERS : L'histoire se situe après "Sanctuary".
Première saison d'Angel et quatrième saison de
BTVS.
RESUME : Faith va en prison après ses aveux.
NOTE : Pensées de Faith en italique.
***
"Je voudrais faire des aveux."
Le glas avait sonné, Faith ne pouvait plus reculer. Dans les
yeux de l'inspectrice Lockley, elle avait cru déceler une
légère déception. Dans ceux de Buffy, la
satisfaction...
Regarde-moi, B, regarde-moi. Je l'ai fait pour toi...
Ou s'était-elle finalement dénoncée pour se
protéger d'elle-même, de ce qu'elle était capable
de faire ? Elle avait perdu le contrôle, complètement,
totalement, désespérément. Et le plus dur à
supporter était qu'elle avait ressenti un plaisir immense et
terrifiant à se laisser aller ainsi, à franchir à
nouveau les barrières de sa conscience, à plonger dans
les ténèbres de son esprit torturé.
Les choses s'étaient ensuite enchaînées très
vite. D'abord l'interrogatoire long et laborieux, pour essayer de
justifier rationnellement une erreur fatale dans un cadre irrationnel.
L'inspectrice n'avait pas eu l'air étonné pourtant. Mais
comment un jury pourrait-il adhérer à sa version, comment
pourrait-il accepter qu'elle ait tué Allan Finch parce qu'elle
avait cru que c'était un vampire ?
Pourquoi ne m'as-tu pas retenue ?
Elle serait condamnée à une très longue peine,
peut-être la peine de mort. Cela n'avait plus vraiment
d'importance maintenant.
Je suis déjà morte.
Après les heures légales de garde à vue, on
l'avait transférée dans un fourgon inconfortable à
la prison de Los Angeles. Elle n'avait plus revu ni Angel ni Buffy.
Pendant que les policiers la faisaient descendre du fourgon, elle
contempla les murs immenses et sombres qui l'attendaient avec
indifférence. Elle regarda les multiples fenêtres munies
de barreaux, les barbelés tout en haut du bâtiment, les
murs gris et sales.
Quand Faith franchit enfin les lourdes portes de la prison
escortée solidement par les policiers, un sentiment de panique
s'empara d'elle. Alors que les deux hommes la forçaient à
avancer, elle tourna sa tête de l'autre côté,
derrière elle, vers ce qu'elle laissait, comme si elle voulait
garder l'image de la liberté, comme si elle espérait
apercevoir quelqu'un, quelqu'un qui aurait tenu à elle.
B...
Mais il n'y avait personne. Rien que le vide. Et la nuit.
***
Faith traversa des couloirs, franchit des grilles qu'on refermait
soigneusement derrière elle. Elle dut se déshabiller,
enfiler des vêtements informes qui portait le nom de la prison,
et un numéro. Son numéro. Dernier stade symbolique de sa
déchéance, de la perte de sa personnalité. Elle
n'avait plus de nom, elle n'était plus rien, juste un
numéro.
On la conduisit ensuite vers sa cellule. Elle traversa de nouveaux
couloirs, franchit de nouvelles portes sous le regard pesant des autres
détenues se délectant de son arrivée comme
l'unique distraction dans un monde où seule la routine
mécanique vous permet de ne pas trop penser. Elle essuya
quelques remarques obscènes, ignorant les menaces et les
invitations, le regard vide fixé sur le bout du couloir immense,
jusqu'à sa cellule.
"Tiens, Jessy, t'as de la compagnie !", lança la gardienne d'un
air goguenard en ouvrant la grille de la cellule.
"Putain, non !", s'exclama la femme avachie sur le lit.
Faith enregistra le bruit des clés derrière elle qui
fermaient la grille, qui l'enfermaient irrémédiablement,
lui faisant prendre soudain conscience de la réalité. La
panique l'envahit à nouveau, lui tordant les entrailles. Elle
essaya de se concentrer sur autre chose. Faith tourna son regard vers
sa compagne de cellule. Probablement d'origine hispanique, elle
était plutôt jolie, brune, les cheveux courts et arborait
d'impressionnants tatouages tribaux sur les bras.
"Tu regardes quoi, là ? !", cracha-t-elle, le regard plein
d'animosité.
Je regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur...
"Rien.", répondit Faith en détournant son regard.
Elle s'absorba dans la contemplation de la cellule. Minuscule,
austère, sale, les murs couverts de graffitis, suintant
l'humidité, les deux lits superposés, le petit lavabo
à côté des toilettes, une étagère,
une fenêtre, des barreaux... Le vide...
"Eh ! Je te parle, pétasse ! T'as pas à me regarder comme
ça !"
Jessy s'était levée et s'avançait d'un air
menaçant vers Faith, toujours immobile au milieu de la cellule,
le regard perdu dans le vague.
Je regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur...
L'image du visage ensanglanté de Jessy apparut comme un flash
dans l'esprit de Faith. Elle se vit la tenir par les cheveux et lui
écraser le visage contre le mur, plusieurs fois, sans un mot,
avec juste cette folie meurtrière dans les yeux, cette folie qui
la poursuivait, et le vide...
Je regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur...
Jessy se tenait devant Faith. Au moment où elle leva le poing
pour frapper la Tueuse, celle-ci la regarda enfin, et son mouvement se
figea. Jessy n'avait jamais vu un tel regard. Un frisson glacial
parcourut son échine. Elle vit la folie, la haine dans ces yeux
bruns qui semblaient perdus auparavant, inoffensifs. Une violence
incommensurable émanait de cette femme silencieuse qui
était venue perturber son quotidien millimétré.
Elle n'avait soudainement plus envie de poursuivre son geste, elle
sentait qu'elle le regretterait.
Faith n'avait pas cillé. Ses yeux avaient harponné ceux
de l'autre femme, la défiant, la dominant, mais son esprit
était ailleurs. Il avait traversé ce visage - Je
regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur... -
pour se fixer loin... dans le vide...
Jessy recula d'un pas et affronta le regard terrifiant, essayant de ne
pas montrer le trouble qu'elle ressentait. Elles restèrent
silencieuses un moment en se jaugeant.
"C'est quoi ton nom ?", demanda finalement Jessy, brisant le silence
devenu pesant.
"Faith."
"Moi, c'est Jessy. Bon, tu prends le lit du haut. Et bienvenue en
enfer."
***
Faith n'avait pas dormi de la nuit. Elle ressassait les mêmes
pensées, revoyait le même visage, la haine, puis la
satisfaction qui avaient transparu dans ces yeux verts qui la
hantaient.
Faith ne réalisa vraiment qu'elle était en prison que
lorsque les angoisses nocturnes des autres détenues
résonnèrent dans les longs couloirs vides. Sans cesse du
bruit, des pleurs à demi-étouffés, des cris, des
injures qui venaient rompre ses réflexions et la renvoyaient
à son désespoir.
Au matin, une gardienne vint ouvrir la grille en prenant un malin
plaisir à faire courir sa matraque le long des barreaux pour
réveiller les quelques prisonnières qui auraient pu
dormir. Jessy se leva en maugréant.
"Bouge ton cul, c'est le petit-déj', faut pas arriver les
dernières."
Faith descendit du lit et suivit Jessy dans le couloir. Elle vit des
centaines de clones, des femmes comme elle, vêtues de
combinaisons oranges, arborant leurs numéros, sortir de leur
cellule et se diriger vers le réfectoire d'un pas lourd. Elle
vit les dizaines de cellules alignées les unes à
côté des autres, sur plusieurs étages, comme une
immense fourmilière labyrinthique.
"Je te préviens, tu te démerdes Faith, je ne jouerai pas
ta protectrice."
Elles arrivèrent dans le réfectoire où
étaient disposées de longues tables. Beaucoup de
détenues étaient déjà installées et
Faith sentit les regards se poser sur elle. Ses sens aiguisés de
Tueuse lui permirent d'entendre les questions et les remarques salaces
qui fusaient à chaque table. Préférant les ignorer
pour ne pas laisser place à la colère aveugle, elle prit
son plateau et entreprit de s'asseoir à côté de
Jessy.
"Tu fais quoi, là ?"
Je te plante ce couteau dans le ventre...
"Je m'assois."
Les autres femmes de la tablée observaient la scène avec
attention, un sourire sur les lèvres.
"Non, mais tu rêves, beauté, tu dégages de
là, c'est ma table et je t'ai pas invitée !",
lança Jessy bien fort pour que tout le monde puisse
témoigner de l'inaltérabilité de son statut de
caïd.
Faith la regarda en silence, son plateau dans les mains. Les femmes
s'esclaffaient, se moquant de cette nouvelle si fragile qui se ferait
bientôt dévorer par la meute impitoyable qui gouvernait le
monde souterrain de la prison.
Je te plante ce couteau dans le ventre...
Faith jeta un œil alentour et repéra une table
isolée où deux femmes seulement mangeaient. Elle s'y
dirigea lentement, se concentrant sur chacun de ses pas, laissant
refluer en elle la colère sourde qui montait, une colère
à laquelle il était si tentant de se laisser aller
à nouveau pour se noyer dans son néant et ne plus avoir
à réfléchir.
Je te plante ce couteau dans le ventre...
Je regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur...
Elle s'assit à bonne distance des deux autres femmes et
commença à manger la bouillie infâme qu'on daignait
leur servir.
La femme assise à sa gauche la regardait avec un air
outragé. Elle tendit un bras vers le plateau de Faith et lui
arracha son assiette.
"Chuis sûre que t'en veux plus, donne-le-moi."
Faith se tourna vers la femme et d'un geste vif récupéra
son assiette. Le rire de contentement s'étrangla de surprise. La
femme, prénommée Trisha, se leva alors,
révélant son corps musclé et imposant. Elle
s'approcha lentement de Faith, puis se pencha légèrement
sur elle de manière à lui parler dans l'oreille, ses deux
mains noueuses posées sur la table de part et d'autre de la
Tueuse brune. Faith sentait le corps lourd dans son dos et le souffle
chaud près de son visage.
"Ecoute, petite conne, je crois que tu n'as pas bien compris comment
ça marche ici...", lui souffla Trisha à voix basse. "Ici,
les petites nouvelles obéissent à nos lois, et si je veux
que tu me donnes ton repas, tu vas me le donner sagement, comme tout ce
qui pourrait m'intéresser d'ailleurs..."
Je te plante ce couteau dans le ventre...
"... Tu es à moi, puisque tu as choisi de t'asseoir à ma
table, et tu dois suivre les règles sinon on te brisera, on te
cassera, jusqu'à ce que tu reviennes pleurer en rampant pour
nous prier de t'autoriser à nous lécher les bottes..."
Je regarde ta jolie gueule que je vais exploser contre le mur...
"...Tu n'es rien ici, rien que nous ne décidions que tu sois... "
... plante ce couteau...
"...Tu n'es plus la petite pimbêche de Sunnydale, tu n'es plus
qu'une merde..."
... plante ce couteau...
"...que nous écraserons de gré ou de force
jusqu'aaaaaaaahhhhhhhhhh!!!!!!!!!"
La phrase de Trisha se transforma en un long cri douloureux alors que
sa main droite venait d'être transpercée par une
fourchette dans un mouvement si vif que personne n'aurait pu dire que
Faith en était l'auteur si elle n'avait pas gardé sa main
sur le manche. Elle resta impassible, observant le sang qui perlait
doucement de la plaie, le regard vide. Le silence s'était fait
dans le réfectoire, on n'entendait plus que les cris de Trisha
qui se cramponnait à la main de Faith et tentait vainement de
lui faire lâcher la fourchette. Le temps s'était comme
suspendu, personne ne bougeait plus, les surveillants semblaient avoir
disparu.
Je vais t'arracher la langue pour que tu cesses de crier...
Dans un même mouvement, Faith retira la fourchette et donna un
violent coup de tête en arrière en se relevant
brusquement, brisant le nez de Trisha qui s'effondra sur le sol.
Trois surveillants surgirent alors et se saisirent de Faith qui ne
résista pas et se laissa emmener en cellule d'isolement. Elle
fut jetée sans ménagement à l'intérieur.
Et là vint la douleur. Les coups de matraque s'abattirent sans
discontinuer pendant cinq longues minutes pendant lesquelles l'esprit
de Faith avait enfin repris conscience. Elle n'essaya pas de se
défendre ou de se protéger, la douleur la ramenait
à la vie réelle, elle lui permettrait de se concentrer
sur autre chose que son désespoir.
Les surveillants la laissèrent enfin dans l'obscurité et
la solitude de cette pièce minuscule et étouffante, sans
fenêtre, qui servait à punir les prisonnières
récalcitrantes. Faith sentait encore la chaleur des coups sur
son corps meurtri, une chaleur presque réconfortante, presque
familière, comme après un combat difficile contre un
vampire.
Je vais te planter ce pieu et tu disparaîtras en
poussière...
Allongée sur le sol froid de sa cellule, elle ramena ses genoux
contre elle et se recroquevilla. Puis elle perdit conscience et ce ne
fut plus que le vide.
***
Faith resta trois jours en isolement. Elle se réveilla pendant
la nuit du premier jour, le corps douloureux, le visage
tuméfié. Mais elle savait que sa condition de Tueuse lui
permettrait de s'en remettre rapidement. Un médecin était
passé plusieurs fois et lui avait fait avaler des cachets. Elle
sentait que son esprit était brumeux, ses pensées de plus
en plus confuses.
Les foutus cachets...
Mais son envie de violence avait diminué, elle se sentait plus
calme. Peut-être était-ce aussi dû à
l'obscurité dans laquelle elle était plongée ou
à l'absence totale de bruits, de ces cris d'angoisse qui se
répercutaient de cellule en cellule.
Peut-être que je suis morte... Peut-être que Buffy m'a
planté ce couteau - mon couteau - dans le ventre et que je suis
toujours dans le coma... Peut-être qu'elle a réussi,
qu'elle m'a poussé du toit quand l'hélicoptère est
arrivé...
Elle revit l'image de Buffy sur le toit avec elle quand elles avaient
fui les hommes du Conseil.
J'avais cru que tu me pardonnerais... J'avais cru que tu
comprendrais... Que tu me laisserais une deuxième chance...
La haine dans son regard, la détermination, la rancœur.
La satisfaction...
Elle regrettait l'aveuglement de l'autre Tueuse, qui n'avait jamais
vraiment écouté ce que Faith avait
désespérément essayé de lui faire
comprendre dans leurs moments de complicité, pendant leurs
patrouilles en commun ou au Bronze. Elles avaient été
très proches pourtant, presque en symbiose dans les combats,
dans la danse... Faith avait senti que Buffy n'était pas
indifférente, elle sentait toujours l'effet qu'elle produisait
sur les autres... Le désir... Elle l'avait vu dans ces yeux
qu'elle aimait tant, dans ces yeux qui se refusaient à soutenir
son propre regard, lourd de promesses nocturnes et ambiguës, lourd
de remises en question. Ces yeux qui s'étaient
détournés de son regard finalement trop lourd de
conséquences. Mais Faith s'était presque résolue
à se contenter de l'amitié de la Tueuse blonde, une
amitié qui lui était offerte véritablement pour la
première fois... Jusqu'à ce qu'un imbécile vienne
se jeter sur son pieu au détour d'une rue.
Pourquoi ne m'as-tu pas retenue ?
Jusqu'à ce que Faith tue Allan Finch et que Buffy la trahisse.
L'image du pieu planté dans le cœur de l'adjoint apparut
alors dans son esprit, le sang humain qui coulait sur sa main, le
regard d'incompréhension de l'homme qui avait voulu les
prévenir, la panique dans celui de Buffy. Le flou dans sa
tête. La fuite. Le déni.
Tu m'as laissée tomber... Tu ne m'as jamais soutenue... Tu
m'as accusée... Tu n'as jamais voulu croire que ça aurait
pu t'arriver... Tu t'es toujours cru si forte... Toi, l'élue
numéro un, l'invincible Buffy, irréprochable et toujours
honnête... Tu t'es servie de Finch pour te justifier, pour
t'éloigner de moi, pour ne pas affronter ce que tu ressentais
pour moi... C'était tellement plus facile...
La panique, le désespoir lui avait fait perdre la tête.
Acculée, Faith avait attaqué pour se défendre,
devançant Buffy et l'accusant du meurtre.
Je ne l'ai pas voulu... Mais tu m'as trahie... Laissée
tomber... Ça aurait pu t'arriver et c'est pour ça que tu
as paniqué... On aurait pu s'en sortir ensemble... On aurait
pu... Tu n'as jamais voulu accepter le fait que c'était un
accident... Il te fallait laver tes mains, ta culpabilité, ta
responsabilité... Heureusement, la méchante tueuse, la
remplaçante était là pour porter le chapeau...
C'était tellement facile pour toi... Et tout le monde te
croirait... Personne n'a jamais cru en moi... pas même toi... Pas
même moi.
La suite n'était qu'un flot ininterrompu d'erreurs, un chemin
d'autodestruction qu'avait suivi la "Tueuse renégate", la "folle
psychopathe" comme on aimait à l'appeler parmi ses anciens
"amis". La partie la plus sombre d'elle-même avait pris
possession de son esprit et elle n'était plus parvenue à
refaire émerger celle que Buffy avait connue et
appréciée avant le meurtre. Celle qui avait aimé
la Tueuse blonde. Celle qui la faisait rire ou simplement sourire.
Celle qui aimait la vie et ses plaisirs.
Mais tu m'as trahie... Et tu m'as tuée sur ce foutu toit pour
rien, pour...
La porte de la cellule s'ouvrit, interrompant ses pensées. La
lumière était trop forte pour les yeux de Faith,
enfermée depuis trois jours dans l'obscurité. Elle
détourna la tête, prise d'un vertige. Elle se rendit
compte qu'elle n'était pas capable de savoir à quel
moment elle avait été vraiment consciente, si elle avait
rêvé ses pensées, ou si elle avait dormi trois
jours, assommée par les cachets. Elle avait presque
oublié où elle était, perdue dans le vide de
l'obscurité de cette cellule silencieuse.
La lumière... Le coma... Je suis réveillée...
"Allez, bouge-toi, sors de là !"
L'ombre dans l'encadrement de la porte ne lui évoquait rien.
Ces connards du Conseil m'ont enfermée...
Ses yeux s'habituant enfin à la lumière, elle reconnut
l'uniforme, puis l'un des gardiens qui l'avaient frappée.
La prison...
Elle se leva péniblement, le corps engourdi, et suivit l'homme
dans le couloir. Les paroles de Jessy lui revinrent alors à
l'esprit.