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Alex était rentrée en France pour passer Noël en famille. Elle n'aimait pas trop rentrer. Si elle avait choisit de faire ses études en Irlande c'était un peu pour fuir sa famille. Elle n'avait rien contre eux mais ils pouvaient parfois être si obtus et avoir des idées tellement arrêtées qu'il lui était parfois difficile de garder son calme au cours de leurs discussions. Les repas de familles étaient trop bruyants et les questions étaient toujours les mêmes. " Quand revenait-elle en France définitivement ? " " Est-ce qu'elle s'en sortait avec ses patients ? " " Avait-elle trouvé quelqu'un en Irlande ? " " Sortait-elle toujours avec des femmes ? " Ils n'étaient pas homophobes dans le sens premier du terme mais ils pensaient encore que son attirance pour les filles n'était qu'une passade et qu'elle allait bientôt se rendre compte que les hommes c'étaient bien mieux. Et devoir constamment se justifier l'épuisait. Mais cette année, elle avait autre chose en tête. Dès le 26 décembre, elle prenait l'avion direction Munich où Emy venait la chercher pour rejoindre son père à Salzburg. Après quelques recherches, elle avait découvert que c'était la ville de Mozart et qu'elle était très romantique, considérée comme la petite sœur de Vienne. Alex était partagée entre l'excitation et l'appréhension. L'excitation de découvrir une nouvelle ville avec Emy et l'appréhension de rencontrer son père. Elle se rendait bien compte de l'importance de cette rencontre. Si elle ne plaisait pas à son père cela sonnait le glas de leur relation.
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Alex avait les mains moites et sa valise menaçait de lui échapper. Emy l'avait prévenue le matin même que son père viendrait avec elle la chercher. De l'autre coté des portes automatiques, qui se rapprochaient bien trop rapidement au goût d'Emy, se tenait donc une étape importante. Inspirant un grand coup, elle franchit la dernière barrière et avança. Il ne lui fallu pas longtemps pour repérer Emy et à coté d'elle un grand homme brun. Ils avaient la même posture attentiste mais prêt à bouger à n'importe quel moment. Ce qui frappa Alex en s'approchant se fut leurs regards. Ils avaient le même. Les mêmes yeux bleus, les mêmes cils, le même éclat. Emy s'approcha d'elle et déposa un baiser sur ses lèvres. Elle se tourna ensuite vers son père. " Papa, je te présente Alex. Alex je te présente mon père Hans. " - Enchanté Monsieur. - De même Alex mais appelle moi Hans. Si ça te convient je vais te tutoyer. - Pas de problème. - Tu as fait bon voyage ? - Oui merci. C'était la première fois que je voyageais avec Lufthansa. - Nous devons attendre une autre personne qui atterrit dans une heure et puis nous avons ensuite deux heures de route avant d'arriver à Salzburg. Tu as faim ? Nous pensions manger un morceau en attendant. - Pour être franche je meurs de faim. - Parfait. Hans lui sourit et Alex reconnu le sourire d'Emy. Il les conduisit dans une brasserie où malgré le monde, une table leur était réservée. Alex laissa Hans lui choisir une bière Allemande pas trop forte, Emy alla demander au serveur un menu en anglais pour elle, ils choisirent plusieurs plats différents pour pouvoir gouter à tout. L'arrivée d'un vol en provenance de Stockholm fut annoncée. " Tu peux aller attendre Katja à sa porte de débarquement Emy ? " - Pas de problème. Je te confie Alex. - Je veillerai bien sur elle pendant ta courte absence. - Je reviens vite avec Katja. - En passant commande au bar une bouteille d'eau minérale gazeuse pour elle. - Ok. Alex et Hans regardèrent Emy zigzaguer entre les tables et disparaitre dans le terminal. " Qui est Katja ? " - Elle est pour moi ce qu'Emy est pour toi. - C'est votre copine ? - Je ne sais pas si à mon âge, on peut encore employer le mot copine. - Votre compagne ? - C'est peut être plus approprié. - Emy ne m'a pas parlé d'elle. - Nous avons pour habitude de ne pas parler des relations des autres avant que l'autre l'ai fait. - C'est une bonne chose en soit. - Cela te dérange. - Quoi ? - Que Katja soit avec nous ? - Oh non pas du tout. Elle arrive d'où ? - De Suède. Elle a, elle aussi, passé Noël avec sa famille. - Elle est Suédoise ? - Non Finlandaise mais ses parents habitent en Suède. - Ok je suis. Vous êtes ensemble depuis longtemps ? - Cinq ans. - C'est bien. - Et toi ? J'ai cru comprendre que c'était récent avec ma fille. - Oui depuis juin. Mais votre fille est compliquée à attraper. - Je n'en doute pas, un de mes amis l'avait surnommée " l'anguille ". - Ça lui correspond assez. - Tu sais que tu es la première qu'elle me présente ? - J'ai cru comprendre. Vous n'avez jamais rencontré Yéléna ? - A deux reprise mais c'était avant. - Avant son accident de moto ? - Oui. Et pour être franc à mon tour, je ne l'ai jamais appréciée. Alex allait répondre mais elle vit revenir Emy suivit d'une femme magnifique. Les présentations furent à nouveau faites. Puis tout le monde s'installa pour manger.
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Alex somnolait sur l'épaule d'Emy, elle avait du se lever de bonne heure pour être à l'heure à l'aéroport et n'avait pu se rendormir dans l'avion. Elles étaient toutes les deux, à présent, installées à l'arrière de la voiture de sport de Hans. L'espace réduit permettait à leur deux corps de se toucher. Contact qui rassurait Alex. La voiture filait sur l'autoroute Allemande. Ils ne tarderaient pas à changer de pays et à passer en Autriche. Pendant le repas, ils avaient parlé adoptant l'anglais comme langue d'échange. Katja parlait le français, elle l'avait prouvée mais comme pour mettre tout le monde à égalité, l'anglais s'était imposé. Katja avait raconté les fêtes de Noël dans sa famille avec son neveu qui avait surveillé la cheminée dans sa chambre pour surprendre le Père Noël mais il avait oublié qu'il y en avait une autre dans le salon et dans les autres chambres.
Alex sentit une douce caresse sur sa joue puis une voix lui murmurer. " Ouvre les yeux. Nous sommes arrivés. "
Alex ouvrit les yeux et se les frotta pour améliorer sa vision. La voiture était garée dans une cour intérieure où seules les roues avaient laissé une trace dans la neige. " Bienvenue à Salzbourg, Alex. " Un portier habillé dans la pure tradition vint à leur rencontre. Il prit les bagages d'Alex et Katja dans le coffre et les rentra dans l'immeuble. Alex resta un instant dehors à regarder la façade. Il y avait trois étages, avec des grandes fenêtres, les pierres blanches des murs extérieurs étaient taillées et décorées. L'ascenseur les monta au dernier étage dans un appartement au moins quatre fois plus grand que celui d'Alex. Emy emmena la valise d'Alex, que le majordome avait déposé dans l'entrée, dans leur chambre. Un grand lit occupait le centre de la pièce une porte en face donnait dans leur salle de bain. De la fenêtre, elle pouvait voir le Salzburg Dom et la Residenzplatz. Et en levant la tête vers le haut, elle apercevait la forteresse en haut de la falaise. " C'est magnifique mais nous sommes chez qui ? " - Chez mon père. - Il habite ici ? - Pour l'instant oui. - Oh. C'est immense ! Et je n'ose pas imaginer le prix du loyer. - N'essaie pas d'imaginer ça pourrait te faire mal au cœur. Trois coups furent frappés sur la porte ouverte. Hans se tenait dans l'encadrement et prenait toute la place. " Une petite promenade sur la rive gauche du Danube cela vous tente pour se dégourdir les jambes ? A moins que vous préfèreriez faire une petite sieste ? " - Non, une balade sera très bien, répondit Alex. - Ils annoncent de la neige pour le début de soirée. - Alors ne trainons pas, renchérit Emy.
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Emy et Alex étaient écroulées dans le canapé du salon devant la cheminée. Tous les quatre avaient fait une longue balade sur les quais enneigés. Ce furent les premiers flocons et la tombée de la nuit qui les avaient poussés à rentrer. Katja se prélassait dans un bon bain chaud et Hans était au téléphone dans son bureau. Emy était à un bout du canapé et Alex était allongée sur le reste, la tête posée sur la cuisse de sa petite amie. Cette dernière lui passait la main dans les cheveux et Alex n'était pas très loin de ronronner de plaisir. " J'ai passé une très bonne journée, s'exclama Alex. " - Moi aussi. - J'aime bien la neige mais il n'en tombe pas souvent à Dublin. - Tu aimes skier ? - Oui beaucoup mais ça fait longtemps. - Nous pourrions nous planifier des vacances à la montagne si tu veux. - Vraiment ? - Oui. Nous pourrions faire du ski alpin, nordique et des balades en raquettes. - Oui. J'aimerai beaucoup. On aura qu'à se trouver une location. - Vous n'aurez qu'à aller au chalet, intervint Hans qui venait de pénétrer dans le salon. - Le chalet ? interrogea Alex. - Mon père à un chalet dans une station Suisse très sympa. - Ah oui ? Et vous nous le prêteriez ? - Sans problème. Emy a le double des clés. Elle a juste à me prévenir qu'elle y va. - Merci Hans, c'est très gentil de votre part. - Pas de quoi. Tu viens m'aider en cuisine fillette ? - J'arrive papa. - Vous avez besoin d'aide ? - Non Alex continue de profiter du feu. Katja ne va pas tarder de te rejoindre. - Ok. Emy se leva et embrassa Alex avant de suivre son père. Moins de cinq minutes plus tard Katja avait rejoint Alex. Rapidement des bruits de casseroles et une bonne odeur leur parvint.
" J'adore quand ils se mettent en cuisine. " - Ça arrive souvent ? demanda Alex. - Dès qu'ils sont ensemble. C'est une manière de communiquer entre eux. - C'est de lui que vient ses talents de cuisinière ? - Il lui a appris les bases, ensuite ils ont évolué ensemble. L'année dernière j'ai eu le droit à un concours. Ils avaient tous les deux préparer un repas complet et je devais les noter. - Et quel a été le verdict ? - Egalité. J'ai été incapable de les départager. - Vous connaissez leur histoire ? - Pas vraiment. Ils sont aussi discret l'un que l'autre. J'ignore ce qui les a autant rapprochés mais ce que j'ai vite compris, c'est qu'il est impossible d'avoir l'un sans l'autre. Il faut charmer les deux. - J'avais cru comprendre. Je vais aller me chercher un verre d'eau dans la cuisine. Je vous ramène quelque chose à boire ? - Ce n'est pas de refus. Dans le frigo, il y aune bouteille d'eau minérale gazeuse, j'en veux bien un verre. - Ok. - Et Alex, il n'y a pas mon nom sur la bouteille. Tu peux te servir aussi. - Merci. Alex se leva et partit en direction de la cuisine. Dans le couloir à quelques mètres de la porte, elle s'arrêta. Emy et son père était en train de discuter ou plutôt Hans était en train d'interroger sa fille.
" Pourquoi tu n'es pas allée à ton rendez-vous avec le Professeur Arlosen ? " - Je n'étais pas disponible à ce moment là. - C'était il y a six mois. Tu n'as pas eu le temps depuis ? - Je le rappellerai. - Emy, c'est important que tu ailles à tes visites de contrôles annuelles. - Je sais. - Qu'est ce qui se passe ? Il y a des nouveaux symptômes ? Tu dois m'en parler si c'est le cas. - J'ai mal un peu plus souvent qu'à l'accoutumé. - Tu as peur qu'il t'annonce que tu dois repasser sur le billard ? - Inconsciemment je pense que oui. - La course en avant n'est pas une bonne chose Emy et tu le sais. Et te cacher la tête dans le sable ne changera rien au problème. - Je sais. - Alors agis comme tu sais le faire. - Promis. Alex enregistra la nouvelle. Emy avait des problèmes avec les suites de son accident. Elle était blessée qu'elle ne lui en ait pas parlé mais elle n'en avait pas non plus parlé à son père. Elle venait de le faire et Alex espérait qu'elle serait la suivante. C'est donc avec naturel qu'elle rentra dans la cuisine. " Ça sent très bon. " - Ce sera prêt dans un quart d'heure, dis Hans. - Bien. Je suis venue chercher à boire. - Les verres sont dans le placard vitré là-bas. - Merci. Après avoir remplit les verres et avant de se diriger vers le salon, Alex vint se poster dans le dos d'Emy qui surveillait la cuisson d'aliments dans une poêle. Elle se mit sur la pointe des pieds et posa un baiser sur sa nuque. Et sans un mot quitta la pièce. Hans avait suivit la scène et ne put retenir un sourire attendrit. " C'est mignon ça. C'est une tradition ? " - Je ne sais pas, elle le fait toujours quand je cuisine. - Et tu n'aimes pas ? - Si, beaucoup même. - Et cela te pose un problème ? - Non mais… - Elle prend sa place. - Oui. - Je vois. Nous allons mettre la table ? - Je te laisse faire je dois surveiller la sauce pour ne pas qu'elle accroche. - Bien.
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Le repas avait été délicieux et agréable. Ils s'étaient ensuite installés dans le salon chacun un mug dans les mains. Alex et Katja avaient soufflé longtemps sur leur infusion, Hans avait savouré son café et Emy avait été la première à finir sa tasse de lait froid. Les deux jeunes femmes étaient à présent allongées dans leur lit face à la fenêtre, elles regardaient les flocons virevolter dans la nuit, éclairés par les lampadaires de la rue. " Ton père est vraiment sympa. " - Oui. - Vous vous ressemblez beaucoup physiquement. Vous avez les mêmes expressions du visage, le même regard. Et puis il y a vos fossettes. Elles apparaissent au même moment au même endroit. - Je n'ai jamais fait attention. - Cela t'aurait été difficile pour cela il faudrait que tu puisses te voir au même moment. Et puis vous avez ce même tic de serrer les poings puis d'ouvrir grand les mains tout de suite après. - Ah oui ? - Oui. - Et tu as déjà vu tout ça en une après midi ? - Oui. Que veux-tu, j'aime bien étudier les gens. Et toi et ton père êtes des sujets très intéressants. - Je vois. Il va falloir que l'on soit irréprochable alors. - Non, continuez d'être vous. C'est cette partie de toi que je veux découvrir. - Je ne sais pas si j'en ai envie. - Tu ne m'aurais pas emmenée ici si tu n'en avais pas envie. Je me trompe ? - Non. - Et puis vous êtes de vrais cordons bleus tous les deux, ce qui ne gâche rien. - Je suis son élève. - Tu es tout simplement sa fille, je pense.
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Alex ne se souvenait pas s'être endormie. Mais elle avait dormi comme un bébé. Si bien qu'elle n'avait pas entendu Emy se lever. Elle entendait de vagues bruits dans l'appartement. Bien que le lit soit très douillet et qu'elle y était au chaud, elle prit son courage à deux mains et se leva. Elle jeta un coup d'œil par la fenêtre pour voir les toits, les trottoirs et les rues recouvertes de neige. Seules quelques empreintes de pas venaient laisser une trace sur le manteau blanc. Elle retrouva Katja dans la cuisine devant une tasse de café. " Bonjour Alex. " - Bonjour. - Bien dormi ? - Oui. Et vous. - Je dors toujours bien ici. C'est très calme. - Oui. Vous avez vu Emy par hasard ? - Vu l'heure, ils ont du revenir de leur footing. Ils doivent être dans la salle d'entrainement. - Footing ? Dans la neige ? - Oui. Ce n'est pas ça qui va les arrêter. - Et où est la salle d'entrainement ? - Tu bois du café le matin ? - Oh oui. - Alors sers toi une tasse et suis moi. Tu vas assister à un spectacle. Alex s'exécuta sans traîner, intriguée par la dernière phrase de Katja. Elle la suivit et au fond de l'appartement elle fit coulisser une porte qui s'ouvrait sur une pièce où au sol ressemblait à un tatami et les murs étaient protégés par des tapis. Au centre Emy et son père se battaient. Les images de la plage à Dublin revinrent en mémoire à Alex. Comme ce jour là, l'un essayait de faire tomber l'autre. Leurs mouvements étaient fluides, rapides, aériens. Hans attaquait. Emy parait. Emy contrattaquait. Hans esquivait. Comme une chorégraphie, un ballet, Katja avait raison de dire que c'était un spectacle. Si les coups étaient précis, ils n'en étaient pas moins puissants. Alex pouvait presque sentir l'air trembler sur les esquives et entendre le bruit mat sur les parades. Elle voyait la sueur couler sur leur visage et leur air concentré, se contentant de cligner des yeux pour chasser les gouttelettes qui menaçaient de venir leur piquer les yeux. Le short qu'Emy portait cachait la cicatrice sur sa cuisse mais son t-shirt très échancré dans le haut du dos laissait voir le départ de sa plus grande cicatrice. Comme elle l'avait devinée, Emy ne cachait pas les stigmates de son accident à son père. Elle sentit une main se poser sur son épaule. " Nous allons les laisser finir tranquille. " - Cela les dérange quand ils sont observés ? - Ils ne se sont même pas rendu compte que nous étions là. - Je vois. Elles étaient revenues dans la cuisine. Alex regarda Katja sortir une boite de céréales, des œufs, des toasts, du beurre, du jambon cru et de la confiture. " Tu aimes les œufs pochés Alex ? " - Oui beaucoup. Mais je n'ai jamais réussi à en faire. Mais si vous voulez, je peux m'occuper des toasts, ça c'est dans mes cordes. - Je te laisse jouer avec le grill pain. Hans les aime juste roussi. - Comme Emy. Ce qui ne m'étonne pas. Pendant quelques minutes, il n'y eut que le bruit d'ustensile de cuisine. Après avoir appuyé sur bouton du toaster Alex posa la question qui lui brulait les lèvres. " Katja. Je peux vous poser une question plutôt personnelle ? " - Je t'écoute. Si elle est trop personnelle, je me permettrai de ne pas répondre. - Hans m'a dit que vous étiez ensemble depuis cinq ans. J'ai fait un rapide calcule et cela place votre rencontre au moment de l'accident d'Emy. Non ? - C'est exact. - Vous le connaissiez avant ? - Je l'avais croisé deux ou trois fois avant cela. Je travaillais avec le professeur Arlosen. C'est lui qui s'est occupé des blessures d'Emy. - Quelle était votre fonction ? - Je me suis occupée de la rééducation d'Emy. - Vous êtes kiné ? - Oui comme toi. - Encore un point commun entre eux. - Peut être ou peut être pas. - Vous avez le droit de me dire où elle a fait sa rééducation ? - En Suède, à Stockholm. - Ok. Merci de répondre à mes questions. - Pas de problème Alex. Je suis passée par là avec les deux asticots. Mais sache que je ne te donnerai pas toutes les réponses. C'est Emy qui devra te raconter certaines choses. - Je comprends et c'est tout à votre honneur.
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