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J'entends des gens autour de moi, ça s'agite. Que se passe t-il ? J'essaie d'ouvrir les yeux, mais j'ai énormément de mal à y parvenir. Je bouge péniblement les doigts, quelqu'un me tient la main. Je fais beaucoup d'efforts pour ouvrir les yeux et ça finit par payer avec le temps. Le premier visage que je vois m'est inconnu. Un homme d'une cinquantaine d'années, vêtu d'une blouse blanche, c'est à ce moment que je me rappelle ce qui m'est arrivé et j'en déduis que je suis à l'hôpital. Mais depuis combien de temps au juste ? Il fait tout un tas de gestes devant moi, pour voir mes réflexes je crois, et me demande comment je me sens. J'ouvre la bouche et un léger son en sort, je fais une nouvelle tentative et cette fois j'arrive à articuler un peu convainquant, " bien " - Vous êtes sûre mademoiselle ? - Je suis fatiguée ! Depuis combien de temps suis-je ici. - Vous rappelez-vous ce qui vous est arrivé ? - Oui, je le sais très bien, je ne suis pas complètement débile non plus ! - Je vais vous laisser vous calmer et surtout vous reposer et je reviendrai plus tard. Il y a toujours cette main dans la mienne, je ne savais pas à qui elle appartenait. J'osais espérer que ce soit celle de ma chérie, qu'elle avait fait le déplacement pour moi, mais en tournant la tête, j'aperçus le visage d'Inès, celle que je considérais comme ma sœur. Un grand sourire de soulagement s'afficha sur ses lèvres et elle me serra dans ses bras. Sans que je comprenne pourquoi, des larmes se mirent à couler le long de mes joues. Aussitôt, elle s'empressa de les faire disparaître par un revers de main, puis me dit: - Tu sais que tu m'as fait peur toi ?! J'ai prévenu ta mère de ton réveil, malheureusement, elle ne peut pas venir pour l'instant à cause de son boulot. - Ca m'aurait étonné si ça avait été l'inverse. Depuis combien de temps je suis allongée là ? - Une semaine ! Jour pour jour, coma profond ! Tu te rends compte que t'aurais pu y rester ? - C'est ce que je voulais après tout ! Ce n'est pas une simple overdose tu sais, j'ai voulu mourir. Désolée, mais là je suis fatiguée et j'ai du mal à parler, dis-je en lui faisant comprendre que je ne voulais pas lui en dire plus pour le moment. - Ok, je vais te laisser te reposer alors. Je repasse demain. Ah oui ! J'oubliais. Sophie est en salle de travail, tu risques d'être marraine d'ici peu. Allez ! Je te laisse. Je t'aime fort ma besta. Puis, elle s'en va et moi, pour changer, je dors. Je fais ce magnifique rêve de mon ou ma futur(e) filleul(e). Ne serait-il pas temps d'arrêter les bêtises pour ce petit bout ? |