The princess and the pauper

Chapitre 5 : La chevalière blanche (3/5)




Yulia hésita quelques secondes avant de passer Anouska, allant vers le salon et grimpa l'escalier rapidement avec Anouska courant derrière elle.

"Yulia, où est-ce que tu vas, tu ne peux pas monter là"

Anouska mit une main sur l'épaule de Yulia mais Yulia ne répondit pas et l'ignora simplement jusqu'à ce qu'elle atteigne la porte de la chambre d'Anouska. C'était légèrement ouvert alors elle poussa doucement, ouvrant devant elle la scène lui confirmant ses plus grandes craintes.

C'était Sasha, le meilleur ami de Yulia dans le lit d'Anouska sur le côté gauche qu'elle occupe d'habitude, son corps nu à peine recouvert par la couverture blanche.

"Qu'est-ce que c'est que cette merde!" cria Yulia serrant ses petits poings, elle voulait le frapper si fort!
"Yulia, je peux t'expliquer"

Anouska était maintenant debout devant Yulia la protégeant de la vue de Sasha avec ses deux mains la tenant fermement par les épaules.

"Ne me touche pas, ne me touche plus jamais!"

Yulia se sentait malade, elle avait ouvertement déclaré son amour pour Anouska à ses parents, était fière de l'annoncer et pour quoi, quelqu'un qui avait finalement fait l'imbécile avec elle. Elle se sentait dégoûtée d'être avec Anouska et Sasha, elle les avait laissé lui faire ça.

"Yulia, s'il te plait, écoutes-moi" plaignit Anouska mais elle était incapable de la regarder en face, elle avait peur qu'elle veuille la démolir. Elle avait toujours eu confiance au regard d'Anouska quand elle l'embrassait et lui faisait l'amour, qui lui disait qu'elle l'aimait et qu'elle était la plus importante. Tout était faux, elle avait donné sa vie pour un amour qui n'existait pas.

"Pourquoi?" chuchota Yulia fixant le sol.
"Je pensais que je t'aimais mais j'ai juste réalisé qu'on devait juste être amie… Ca m'a rendu heureuse d'être ton amie… J'ai besoin de plus Yul… Sasha peut me donner ça"
"Oh, je vois!"

Yulia sentit une vague de brume rouge descendre à travers elle et elle devait laisser sortir sa colère.

"Sexe, oh, tu as besoin d'un pénis en toi pour avoir du plaisir, c'est vrai? Mon Dieu, tu es drôle, je pensais qu'on avait plus que ça et je pensais que je savais qui tu étais mais maintenant que je vous vois vous deux comme vous êtes, tu es un bâtard" elle dit en pointant Sasha.

"Et toi" elle regarda Anouska maintenant, elle réalisa que c'était la dernière fois qu'elle la verrait.
"Tu es une garce, tu me dégoûtes et je ne veux plus jamais te revoir!" la voix de Yulia se mélangeait à l'émotion et elle balança le dos de sa main et frappa le visage d'Anouska aussi fort qu'elle le pouvait. La fille pleura de douleur mais elle tourna sur ses talons, sans regarder les dommages qu'elle avait fait, courant pour sortir de la maison, ayant besoin de fuir aussi loin que possible d'Anouska, de Sasha et de ses parents.

*****

Repenser à Anouska la blessait toujours profondément mais ses rêves de la nuit dernière l'avaient plus torturé que d'habitude. Bizarrement, des pizzas tournaient autour de sa tête et peu importe combien ça serait dur et à la hauteur qu'elle sautait, c'était toujours hors d'atteinte. Des rires commencèrent à faire écho tout autour d'elle et au début, quand elle se retourna pour regarder d'où ça venait, elle ne voyait rien.

"Est-ce qu'il y a quelqu'un?" elle cria, sa voix rebondissant contre les murs en réponse.

Ensuite, ils apparurent. Ses parents étaient là avec Anouska et Sasha, riant et pointant Yulia.

"Stop, s'il vous plait, arrêtez!" elle plaida.

A la fin, elle s'assit et enfonça sa tête dans ses jambes en essayant de noyer les rires, le bruit tournait autour de sa tête. Pourquoi n'arrêtaient-ils pas de rire?

Tout d'un coup, les rires s'arrêtèrent, quelqu'un la saisit dans ses bras et la tenait fortement. Ils étaient si chaud et doux et sentaient si bon. Quand elle regarda, elle vit le visage d'un ange, un ange avec des yeux verts brillants et des cheveux roux. Lena…