The princess and the pauper

Chapitre 8 : Le foyer de l'enfer (6/7)




Quand Lena arriva à la maison, elle avait le sentiment que quelque chose n'allait pas. L'appartement était trop silencieux, Yulia, peu importe ce qu'elle faisait, n'était jamais silencieuse, on pouvait toujours sentir sa présence parce qu'elle était si énergique. Alors où était-elle? Lena vérifia chaque pièce de l'appartement et il n'y avait pas de signe d'elle. C'était vraiment étrange.

Après une inspection de plus près, elle vit une casserole de spaghetti dans la cuisine, prête pour le repas, sur le côté, il y avait une lettre. Lena commença à lire, une boule se formant dans sa gorge en lisant et ses yeux brillant de larmes. Yulia avait essayé de lui parler ce matin et elle n'avait pas réalisé que la situation était sérieuse. Sans le réaliser, elle avait poussé Yulia dehors. Ca la rendit malade.

La lettre disait :

Chère Lena,

Maintenant, tu sauras que je ne suis plus là. J'ai décidé que c'était mieux pour tout le monde si je partais et allais dans un foyer. J'ai vraiment apprécié tout ce que tu as fait pour moi et bien que tu m'aies dit plein de fois que tu étais heureuse que je reste aussi longtemps que je veux, je sais que ce n'est pas vraiment ce que tu voulais. Je t'ai entendu dire à Roman hier soir, que tu voulais que je parte et c'est pour ça que je suis partie. Je ne t'en veux pas de vouloir que je parte après tout je ne suis qu'une totale étrangère pour toi, j'espérais juste que tu étais honnête sur ce que tu ressentais. Encore merci pour ce que tu fais pour moi, c'était merveilleux de rester là.
Beaucoup d'amour
Yulia x

PS - Bon appétit avec les spaghettis, je sais que c'est tes préférées.


La dernière ligne fit craquer Lena, Yulia contrairement à la majorité des personnes autour d'elle, faisait attention à elle et maintenant, elle était partie et c'était de sa faute. Yulia l'avait entendu dire à Roman que Yulia serait partie dans quelques jours, elle avait du penser que Lena l'avait frappé dans le dos. Pauvre Yul. Si seulement elle avait su pourquoi Lena avait dit ça, qu'elle avait décidé de répondre de cette façon pour ne pas alerter Roman sur le fait qu'elle avait trouvé Yulia dans la rue. Il aurait fait de la vie de Yulia un enfer et elle n'était pas prête à faire ça, de laisser une autre personne juger Yulia parce que des circonstances lui ont dicté de finir sans abris.
Bien qu'elle ne connaisse Yulia que depuis quelques semaines, elles avaient un lien fort, elle était probablement la meilleure amie que Lena n'avait jamais eue. Lena avait du mal à croire que Yulia avait entendu parce qu'elle était sure que personne ne pouvait entendre ce qui se passait dans la chambre. Yulia avait du tout entendre, même le fait qu'ils aient fait l'amour. Sachant ça rendit Lena encore plus mal parce que si elle avait été à la place de Yulia, elle se serait sentie isolée et incroyable inconfortable et c'était la dernière chose qu'elle voulait faire à son amie. Pas étonnant que Yulia ait parut si fatiguée et pâle ce matin, elle était visiblement triste parce qu'elle pensait que Lena ne s'intéressait pas à elle alors qu'en vrai, l'opposé était vrai. Mon Dieu, elle avait tout gâché de nouveau, pourquoi arrive t-elle toujours à éloigner ceux a qui elle tient?

Pendant que Lena relisait la lettre, elle vit que ça disait que Yulia allait à un foyer. Le seul que Lena connaissait en ville était seulement à dix minutes de route. Elle allait la trouver et la ramener et s'expliquer parce que la seule fois que cet appartement était vraiment une maison était quand Yulia était avec elle, elle avait besoin de ramener son amie à la maison.

*****

Ca prit une heure de marche à Yulia pour aller au foyer et plus longtemps pour avoir un lit après toutes les questions bizarres et humiliantes sur où elle avait vécu et sur ses activités sexuelles. Ca l'avait choqué. Cependant, une fois qu'elle était enfermée dans le foyer et on lui avait assigné un lit, elle réalisa pourquoi ils l'avaient tellement interrogé. Yulia était entourée par tous les gens les plus pauvres qu'on puisse imaginer, tous dans un large dortoir. Elle posa son sac à côté du vieux lit qui était le sien pour la nuit, puis, pris un moment pour regarder autour d'elle. La plupart des personnes semblaient dérangés et totalement en dehors de ça, tous avec les yeux larges et morts à l'intérieur. Pourquoi devait-elle de nouveau vivre ce cauchemar?

A sa gauche, il y avait un homme d'âge moyen. Il n'arrêtait pas de fixer Yulia d'une façon sinistre, passant sa langue sur ses lèvres, semblant apprécier le malaise sur le visage de Yulia. Il sourit méchamment montrant ses dents tachées de nicotine dans sa bouche, faisant visiblement chanceler Yulia. Elle n'avait jamais vu de sa vie uns vue aussi macabre, lui envoyant des frissons dans le dos. La réaction de Yulia n'arriva qu'à le faire pousser ces actes vulgaires plus loin alors qu'il commence à se toucher le sexe de façon provocante.

Yulia regarda ailleurs mais elle pouvait encore l'entendre rire, savourant le frisson qu'il a eut en harcelant la minuscule fille. Elle ne pouvait que se faire toute petite et prier pour qu'il soit fatigué de la tourmenter et s'endormir. Elle savait que l'avoir à côté d'elle signifiait une nouvelle nuit sans sommeil. Elle ne pouvait pas envisager de s'endormir sachant qu'il pouvait attendre pour profiter d'elle.

Un nouveau regard vers tout le monde dans le dortoir et Yulia pouvait se sentir couler dans une dépression, fixant sa vieille couverture, ayant vue déjà assez de ces gens. Comment allait-elle passer la nuit?

Puis, son cœur sursauta, quelqu'un avait sa main sur son épaule. C'était le révoltant clochard, l'odeur d'alcool qu'il émettait lui piquant les narines, son lourd poids sur elle. Il attrapa sa main. Qu'est-ce qu'il faisait? A ce moment, elle pensait voir un visage familier mais ça ne pouvait pas… non?