Le soleil vient me réveiller très tôt ce matin. Les volets n'étant
pas fermés, les premiers rayons déjà chauds viennent éclairer la chambre et le lit. En me tournant, je
sens la peau nue de Jess frôler la mienne. Quelle douce sensation ! Je sens son bras remonter sur moi
avant même de voir ses yeux s'ouvrir.
"Hum que ça fait du bien de se réveiller comme ça" elle me dit en souriant.
"Prendre le temps de savourer mon réveil avec toi"
"Oui ça aussi"
On rigole.
"Jess, merci d'être là et de me rendre heureuse"
"C'est moi qui devrais te remercier, c'est toi qui es venue jusqu'ici pour me trouver"
"Oui, t'as raison"
On s'embrasse passionnément.
"Je t'aime"
"Je t'aime"
Nouveau baiser suivi d'un silence.
"On fait quoi alors aujourd'hui ?" je demande.
"Rien. On reste comme ça toute la journée. Rien que toutes les deux"
"Je suis d'accord avec ce planning"
Nouveau câlin, baisers. J'aime être avec elle. Je l'aime.
"Et si on allait prendre un petit déjeuner dans le jardin. Il a déjà l'air de faire très chaud" elle me
demande.
"J'adore quand tu as de bonnes idées comme ça"
"J'ai toujours de bonnes idées"
"Bien sûr. Honte à moi pour penser le contraire" je réponds d'un air dramatique mais faux.
Elle me chatouille. On rigole.
Elle se lève finalement et prend un short et un tee-shirt dans l'armoire.
Elle sort et je la suis très vite, encore nue, je rejoins ma chambre. Elle me voit dans le couloir et
sourit.
"Quelle vue !"
"Profites-en, je vais m'habiller"
Elle se précipite vers moi et me prend dans ses bras et m'embrasse.
"Qu'est-ce que tu fais ?"
"Ben, j'en profite"
"Tu es folle"
"Oui, folle de toi. Allez, va te changer"
Elle me donne une petite tape sur les fesses et me regarde entrer dans la chambre.
Quand je ressors 5 minutes après avec un short et un tee-shirt, elle a déjà tout mis sur un plateau. Je
la suis dehors et on prend un bon petit déjeuner dans le jardin, sous un soleil de plomb.
Après le petit déjeuner, on reste encore dehors et on discute de tout et de rien, dans les bras l'une de
l'autre. Son jardin a l'avantage d'être entouré d'un petit muret qui empêche le voisinage de nous voir.
Ici, c'est notre lieu privé, chez nous, personne n'a le droit de voir et de juger. Je me sens bien.
"Et si on allait se mettre en maillot de bain et profiter du soleil pour te faire prendre un peu de
soleil"
C'est vrai que je suis blanche comparée à elle. Je suis là depuis une semaine et ma peau a à peine eu
le temps de rougir. On se met toutes les deux en maillot de bain et quand je la vois arriver avec son
maillot rouge, je craque complètement.
"Tu es magnifique" je lui dis avec un regard plein d'amour.
"Toi aussi, le bleu te va bien, ça fait ressortir tes yeux"
Je rougis au compliment et elle me prend la main pour m'emmener au jardin.
"Je suis désolée, je n'ai qu'un transat mais on peut mettre une couverture par terre. J'ai pas trop
envie d'être trop loin de toi"
"Ca tombe bien, moi non plus"
Elle va récupérer une vieille couverture qu'elle installe dans l'herbe, là où le soleil a l'air de
frapper fort.
"Allonge-toi, je vais te mettre de la crème"
Je m'allonge sur le ventre et la laisse me masser en même temps qu'elle étale la crème. Je gémis de
plaisir. Elle me dépose un léger baiser sur l'épaule.
"Tourne-toi"
Une fois sur le dos, elle m'étale la crème sur mon ventre, le haut de ma poitrine, mon visage, mes
jambes, mes bras.
"Attends, retourne-toi deux secondes"
"Pourquoi ?"
"Ne pose pas de question, fais-le. Tu me fais confiance, non ?"
"Oui"
Je me remets sur le ventre et je la sens ouvrir mon haut de maillot de bain.
"Eh ! Qu'est-ce que tu fais ?" je dis en me retournant et en tenant mon haut d'une main.
"Ne t'inquiète pas. Personne ne voit rien ici. Je fais ça tout le temps."
"C'est pour ça que tu as les seins si bronzés"
Elle m'embrasse et retire ma main de mon haut pour l'enlever complètement. Elle me passe ensuite de la
crème sur les seins, une bonne couche parce qu'ils sont plus sensibles que le reste.
Puis, elle me tend le tube, enlève son haut et s'allonge sur le ventre pour que je lui mette de la crème
aussi.
*****
Ca doit bien faire 1h30 qu'on est couchées là dans le jardin. On alterne le bronzage du dos puis de
l'avant tout en discutant d'écoles, de famille, d'études, de politique, d'amour, du passé, d'un éventuel
futur ensemble. Elle me dit qu'elle aimerait une grande maison en dehors de la ville, une villa avec une
piscine. Un ou deux chiens, un ou deux enfants, sans hommes bien sûr, avec moi de préférence. Je suis
flattée. Je lui réponds que j'aimerais bien avoir une maison comme ça avec elle. Je la sens émue. Elle
se lève d'un coup, passe une serviette autour de sa poitrine et me demande si j'ai soif avant de partir
dans la cuisine et revenir avec une grande bouteille d'eau.
On se recouche sur la couverture, une contre l'autre.
"C'est vrai ce que tu as dit ?" elle demande.
"Quoi ?"
"Quand tu as dit que tu aimerais vivre dans une maison comme ça avec moi"
"Bien sûr"
Elle sourit.
"Je t'aime Alex"
"Moi aussi"
On s'embrasse et on se recouche sur le dos.
Après 20 minutes elle me dit qu'elle a trop chaud. Elle se lève et va vers un tuyau d'arrosage plus
loin et elle se mouille complètement.
"Ca fait du bien. Viens"
Je la rejoins et elle me mouille aussi. C'est vrai que ça fait du bien. J'avais l'impression de frire
sous le soleil. On s'amuse un peu avec l'eau puis elle éteint et me serre contre elle.
"T'es excitante avec des gouttes d'eau qui glissent sur ta peau" elle me dit.
"Arrête, tu vas me donner envie"
"Tu veux vraiment que j'arrête ?"
"Non"
On s'embrasse et elle me ramène de nouveau sur la couverture dans l'herbe. Elle continue de m'embrasser
tout en passant ses mains sur mes seins. J'ai un peu peur. Je ne pensais pas qu'elle avait envie au
point de le faire dans le jardin. Et si on nous voyait. Elle sent que je me crispe.
"Ne t'inquiète pas. Personne ne voit rien de ce qui se passe dans le jardin"
"Et si…"
"Non. Personne, je te jure" elle m'interrompe.
Je ferme les yeux et m'imagine dans son lit pour me décontracter et je la laisse faire. Elle me fait
l'amour. Les mêmes sensations qu'hier soir mais encore plus fort, encore plus beau. Je me décontracte de
plus en plus et participe à son plaisir aussi. Je me retiens quand même de crier lorsque j'atteins le
sommet du plaisir mais je dois avouer que c'était excellent et que le fait d'être dehors a sûrement
beaucoup joué dans le plaisir.
Après ça, elle est allée faire une salade et on a mangé dehors, assises sur la couverture. Elle a pris
des fraises pour le dessert et on s'amuse à se nourrir l'une et l'autre. On rigole. Le reste de
l'après-midi passe aussi vite. On bronze, on discute, on rit, on se mouille avec la douche improvisée.
Je crois que je n'ai jamais autant ri de ma vie entière.
Le soir, on regarde un film à la télé et je m'endors dans ses bras, épuisée par cette journée de soleil.
Je la sens me porter jusque dans le lit, fermer le volet, ôter mes vêtements, se déshabiller, mettre
son réveil puis me rejoindre sous les draps.