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A l'extérieur, Alice regarda Léa en coin, un peu inquiète car celle-ci avait encore l'air en colère. Elle décida de lui parler. Léa, je voudrais... Je voudrais te remercier pour tout à l'heure. Je crois que maintenant Marlène ne viendra plus m'empêcher de vivre. De rien, fut la seule réponse qu'elle obtint, prononcée d'une voix sèche. Je suis désolée, dit-elle en baissant la tête. Je suis désolée que cette fille ait gâché ta soirée, désolée que tu aies dû te battre, désolée que tu te sois énervée... Léa tourna la tête vers elle, une drôle d'expression sur le visage. Tu sais ce qui m'ennuie le plus? C'est qu'au moment où cette conne est arrivée, je m'apprêtais à t'embrasser et qu'elle m'en a empêchée. Le coeur d'Alice fit un bond dans sa poitrine. Enfin! On y était! Léa venait d'admettre qu'elle avait eu envie de l'embrasser! Après tout ce temps, elle avait enfin une certitude! Tu sais, répondit-elle en rougissant, moi je n'attendais que ça... Léa eut un petit sourire surpris et se pencha vers elle. Alice ferma les yeux à l'approche de ce visage sur lequel elle fantasmait depuis si longtemps. Quand elle sentit les lèvres douces de la joueuse de tennis se poser sur les siennes, elle fut traversée par un petit choc électrique. Toute pensée s'évanouit de son esprit et elle s'absorba dans ce contact intime et délicat. La bouche de Léa commença par effleurer la sienne, puis elle s'attarda un peu. Enfin, la pression s'accentua et Alice eut envie de s'aventurer plus loin. Elle écarta un peu les dents et glissa la langue entre les lèvres de la joueuse, qui lui répondit par une caresse de la sienne. Le baiser se prolongea, sans que l'une ou l'autre n'ait envie de l'interrompre. Mais il fallait bien respirer! Elles se dégagèrent lentement et sourirent. J'ai... Léa ne parvenait pas à parler. Elle avait envie de lui dire à quel point elle la désirait, à quel point elle avait envie de la basculer là, contre le capot de cette voiture garée à côté, pour lui faire l'amour sauvagement; mais les mots ne sortaient pas. Alice lui facilita la tâche. On va chez moi? Elle lui prit la main en souriant et la guida jusqu'à chez elle. Quand elles entrèrent dans l'appartement d'Alice, Léa se sentit un peu intimidée. Le salon était petit, mais bien arrangé. Une table basse aux motifs chinois était disposée sur un tapis bordeaux, entre un petit canapé, sur lequel était jeté un couvre-lit, et un meuble TV contre le mur. Dans un coin, une bibliothèque comportant une grande quantité de livres divers; dans un autre, un bureau sur lequel un écran plat était posé. Sur les murs, quelques posters et une grande tenture orange aux motifs celtiques. Le mélange de références la fit sourire et lui plut aussitôt. La cuisine était petite, mais bien rangée, et un peu plus loin s'ouvrait une porte qui donnait sur la chambre. Alice lui offrit un verre, qu'elle accepta, espérant diminuer le trac qui l'envahissait à l'aide d'un peu d'alcool. Au bout de quelques gorgées, elle se sentait déjà mieux, assise sur le canapé à côté de sa dulcinée. Elle se rapprocha d'elle et la regarda. Des yeux verts lui répondirent, l'air interrogateur. Elle posa son verre et se pencha vers ces lèvres dont le goût lui manquait déjà. Elles sentaient la manzana verde. " Délicieux ", pensa Léa en s'en délectant et en poussant plus pour vérifier si la langue avait le même goût. Elle sentit Alice frémir contre elle et se rapprocher un peu plus, ce qui lui produisit une minuscule explosion au creux des reins. Une main douce et caressante se posa légèrement sur sa nuque, tandis qu'une autre parcourait son dos. Elle attrapa la taille de son amie et l'enserra de ses mains. Sans savoir comment, elle se retrouva sous le corps d'Alice, la tête posée sur un coussin et les mains cherchant à découvrir ce qui se cachait sous les vêtements de la jeune femme. La bouche d'Alice quitta la sienne et embrassa son menton, pour descendre jusqu'au cou et s'y attarder. Léa ferma les yeux, parcourue d'un violent frisson. La langue qui venait titiller la peau tendre située juste au-dessus de l'épaule lui procurait des sensations incomparables, elle avait envie de se donner entièrement à celle dont les mains remontaient à présent le long de ses hanches, puis de ses côtes, avant de dévier pour effleurer légèrement ses seins. Dans un mouvement incontrôlable, elle agrippa le dos d'Alice pour la serrer encore plus fort contre elle. Ses mains passèrent brusquement sous le petit haut rouge de la jeune fille aux yeux verts, remontèrent jusqu'au soutien-gorge qu'elles dégrafèrent sans attendre, pressées de pouvoir caresser la peau sans entraves. Mais Alice ne l'entendait pas ainsi. Délaissant un instant le cou de sa dulcinée, elle lui saisit les bras et les plaqua au-dessus de sa tête, contre le canapé, lui intimant ainsi l'ordre de se laisser faire. Léa se sentit désarmée et, malgré l'envie qu'elle avait de parcourir le corps de son amie, s'abandonna à l'exploration du sien par cette dernière. Alice descendit lentement le long de son ventre, puis lui écarta brusquement les jambes, augmentant ainsi terriblement son désir. Puis elle remonta sa tunique et ce qu'il y avait en-dessous et les fit passer au-dessus de sa tête pour les lui ôter. Elle l'observa ensuite un instant avec un petit sourire, la faisant frissonner en caressant sa peau du bout des doigts. Elle joua un peu avec le soutien-gorge, fit passer son index dessus, puis dessous, avant d'entourer Léa de ses bras pour le défaire. Elle s'absorba alors un instant dans la contemplation des seins nus de la joueuse, petits et fermes, lisses et doux au toucher. Elle en apprécia la taille, les enserrant de la main, les caressa par petits mouvements circulaires, de plus en plus près de la pointe qui se dressait sous l'impulsion du désir, tandis que le souffle de leur propriétaire se faisait de plus en plus saccadé. Elle eut un sourire irrépressible en constatant l'effet de ses caresses sur la femme qu'elle aimait. Elle pencha lentement la tête et goûta un des tétons du bout de la langue. C'était chaud et doux. Elle en fit le tour, le caressa, s'émerveilla de le sentir frémir, puis augmenta la circonférence de ses cercles pour s'occuper de tout le sein, qu'elle embrassa, lécha et caressa tendrement. Puis elle descendit plus bas, promenant sa langue sur le thorax, le larynx, puis sur le ventre, qui était plat et musclé. Elle y posa les mains, le sentant monter et descendre sous la respiration de Léa, s'attarda sur le nombril qu'elle titilla longuement avec la langue, puis descendit encore plus bas. Le pantalon noir fut parti en un instant, ainsi que la culotte qu'il y avait en-dessous. Léa frissonna de désir et d'attente. Les mains chaudes d'Alice ne la quittaient pas, elles la titillaient, s'amusaient à la mener au paroxysme du désir, à tel point qu'elle mourait d'envie de les attraper pour les placer sur le seul endroit qu'elles n'avaient pas encore exploré, celui qui serait pourtant le point ultime d'où monterait son plaisir. Mais elle se retenait. Alice jouait avec elle, mais se rapprochait petit à petit du sujet. Elle caressa la toison qui recouvrait le mont de vénus et Léa se tendit d'expectative. Elle la caressa entre les cuisses, mais en l'effleurant à peine, la laissant frustrée et pantelante. Elle embrassa l'intérieur des cuisses, descendit le long des jambes, prit ses pieds entre les mains et les réchauffa par de légers frottements circulaires. Puis elle remonta vers l'intérieur des cuisses, les écartant au passage, provoquant de nouveaux frissons de la part de la joueuse de tennis. Elle posa un doigt sur une des lèvres et la caressa très légèrement, de haut en bas, lentement, puis de plus en plus vite. Elle passa rapidement entre et s'occupa de l'autre lèvre. Puis elle fit remonter son doigt et le posa sur le clitoris, sans appuyer. Léa s'immobilisa. Le doigt entama un lent mouvement circulaire, qui la fit monter pratiquement au point de non-retour. Puis il descendit brusquement plus bas, s'humidifia et pénétra lentement dans le vagin, la faisant frissonner. Le doigt fut suivi d'un autre, puis encore d'un autre, qui entamèrent un mouvement de va-et-vient, puis un mouvement circulaire à l'intérieur. Léa ne se contrôlait plus. Sa respiration était de plus en plus saccadée, elle bougeait les hanches en rythme, elle serrait le drap dans ses mains trempées de sueur. Lorsque la langue d'Alice vint jouer sur son clitoris, accompagnant le mouvement instauré plus bas, elle sentit un énorme frisson la parcourir, puis perdit pied dans une explosion de lumière. Alors, heureuse? Léa éclata de rire et donna une légère tape sur le dos de la femme qui était dans ses bras. T'es bête! Ce n'est pas ce que tu disais tout à l'heure... Léa la serra plus fort contre elle et se contenta de sourire. Elle était épuisée et, oui, heureuse. Son rêve s'était enfin réalisé, elle sortait officiellement avec Alice! A ce moment précis, plus rien ne manquait à son bonheur. |