| Ce matin, je me suis réveillée dans les bras d'Emilie. Je crois que sans elle, j'aurais pu faire une énorme bêtise mais heureusement, elle n'est pas du genre à laisser tomber ses amis. J'avoue que depuis hier soir, c'est assez confus dans ma tête. Je m'endors et me réveille dans ses bras, on part à l'hôpital main dans la main. Mon cher frère fait une fixation sur nos mains comme à son habitude il trouvera toujours en une de nous deux quelque chose qui ne lui plaira pas. Je crois que je ne serais jamais assez digne pour être sa sœur, et surtout depuis que je connais Emilie. On va donc voir le notaire ou l'avocat, je ne sais pas exactement. En ce moment, j'ai juste une envie : être avec Emilie. Mais je crois qu'elle est sortie, sûrement fumer une cigarette. Le notaire me parle, mon frère fait une mine horrible et moi je n'écoute rien, il faut que je sorte c'est trop tôt. C'est vraiment trop tôt. Mon frère demande à lire le testament, qu'il est techniquement impossible que sa mère ne lui lègue rien, comme si sa mère n'était pas la mienne… Son téléphone sonne, pour ne pas changer, ça me fait penser que hier soir quand Emilie été dans la salle de bain, son téléphone a sonné. J'espère que ce n'est rien de grave. Puis il faut qu'elle retourne en cours. Malgré qu'une pulsion égoïste de ma part souhaiterait qu'elle reste avec moi. J'ai besoin d'air. Ma mère est morte et on ne me parle que d'argent, d'héritage, et de qui gardera la maison. Johan veut la vendre, moi je veux la garder car c'est la seule chose, qui est à nos deux noms. Je n'ai vraiment pas envie d'en parler, je crois que là, si je reste dans ce bureau trop grand, mais à la fois étouffant, je vais tomber dans les pommes. J'appelle Emilie, pour savoir où elle est. Je me rends compte qu'il est quinze heures passé, elle a dû aller en cours. Ou être rentrée chez elle. Je ne laisse pas sonner le téléphone, je raccroche, je la rappellerais plus tard, je ne veux pas la déranger. " Alors t'appelle ta petite copine ? " Mon frère, avec le ton toujours aussi aimable. " Non je n'appelle pas Emilie… " Quoi ? Pourquoi j'ai dis ça, je deviens folle où quoi. Mais j'avoue qu'être dans ses bras, l'avoir près de moi, la sentir là… Non mais ma pauvre, tu délires complètement. Arrête tes conneries. " Tu vois ce qu'il y a de bien avec toi, c'est que tôt où tard, tu finis par avouer. Je savais que vous étiez de cette trempe là. " J'ai vraiment besoin d'elle. " Ah au fait, vu que je suis majeur et que je suis l'aîné, j'ai décidé que ma mère enfin maman, serait incinérée. Aller bye, je dois y aller, si je ne veux pas perdre mon travail. On se voit à l'enterrement " Que… De quoi… Je… Non… J'ai les jambes qui tremblent. J'ai besoin de voir Emilie. Il faut qu'elle m'aide, qu'elle soit là. Je marche tant bien que mal vers son lycée, il me semble qu'elle a dit à mon frère qu'elle retournait au lycée. |