Un nouveau monde

Chapitre 12




  Quelques jours plus tard…

Après un fabuleux souper au resto du coin, nous rentrâmes directement à l'appart où nous nous amusâmes à prendre des photos de nous, de tout et de n'importe quoi. On riait comme des folles. Amy alla chercher des bières au frigo et nous nous installâmes confortablement sur le canapé, la TV éteinte. Elle était adossée à l'accoudoir et avait étendu ses jambes sur mes genoux. Une position très agréable je dois dire.

On se regardait dans les yeux, j'avais posé mes mains sur ses jambes et les caressais doucement, appréciant le doux contact qu'elles offraient.

"Ca me fait des frissons" murmura-t-elle.

"Ca te dérange ?" dis-je en ralentissant mes mouvements pour lui en procurer d'avantages.

"Du tout" dit-elle en fermant les yeux et en se relaxant d'avantage.

Je ne sais pas pourquoi - peut-être à cause de l'absence de lumière vive, de TV, d'autres personnes,… - mais ce soir était spécial. Nous étions si proches. Que ce soit physiquement, comment dire, on était sur la même longueur d'onde. Et quelle belle fréquence…

"Tu penses à quoi ?" ajouta-t-elle en ayant toujours les yeux fermés.

"A nous" fut ma réponse.

"Intéressant…et quoi de nous ?"

"Je trouve qu'on est si bien ici, toutes les deux."

"Mmmm c'est vrai" dit-elle en baillant.

"Tu es déjà fatiguée ?"

"Pas le moins du monde" Elle enleva ses jambes de mes genoux et se rapprocha de moi. Elle était à présent collée à moi, sa tête sur mon épaule et ses jambes repliées sous elle.

"Luna…t'ai-je déjà dit que j'adorais tes yeux ?" me demanda-t-elle en me fixant.

"Je ne crois pas, mais…ça fait toujours plaisir à entendre."

**Et merde…je rougissais encore**

"C'est marrant, à chaque fois que je te fais des compliments, tu rougis…c'est trop mimi."

"Vas-y, moque toi." dis-je en la poussant un peu pour l'embêter.

Elle rit et me repoussa à son tour. Ni une ni deux, je me jetai sur elle pour avoir le dernier mot. Je lui coinçai les jambes avec mes genoux et bloquai ses bras avec une seule main ; il faut toujours garder une main de libre pour torturer son adversaire…

"Pourquoi est-ce que c'est toujours toi qui gagne ?" me demanda-t-elle avec une fausse moue boudeuse.

"Je suis sûre que tu adores m'avoir au-dessus de toi." dis-je à demi voix.

**Houlà, ça t'arrive souvent de lui parler comme ça toi ?**

Je me mordis la lèvre en la regardant, ayant peur d'avoir dit quelque chose qui ne fallait pas. Je ne voulais pas la brusquer ou faire en sorte qu'elle s'éloigne à nouveau de moi.

"Tu as tout à fait raison."

Je restai sans voix.

Elle me fit un regard qu'elle ne m'avait jamais fait auparavant. Un regard rempli de sensualité et de désir. Un désir si grand qui ne demandait qu'à être satisfait.

Je laissai enfin mes yeux explorer ce corps…son corps. Elle avait opté pour un chemisier qui dévoilait le début de sa poitrine. Ca donnait envie d'aller voir ce qu'il se cachait plus loin…

De ma main libre, j'effleurai doucement son biceps droit. Souriant en voyant les poils se dresser à mon contact. Elle plissa les yeux, ce qui me sembla être un signe de plaisir. Je continuai mon parcours des frissons en remontant vers son épaule, toujours en allant lentement et en essayant de la toucher le moins possible. Ca semblait lui plaire.

Aucune parole n'était échangée, nous gardions toujours le contact visuel. Je lui fis un regard charmeur et lentement, déplaçai ma main jusqu'à sa taille. Je mis ma main sur son ventre et remontai son chemisier, juste pour apercevoir son nombril.

J'avais déjà vu sa peau, mais ce soir…ce soir c'était magique.

Je fixai pendant un long moment son corps, passant de son décolleté au bout de peau que j'avais dénudé. Elle sourit en me voyant faire. Ce soir j'étais prête, mais ce n'était pas pour autant que ma timidité avait disparu.

"Je…" je n'eus pas le temps de prononcer autre chose, son doigt - je n'avais d'ailleurs pas remarqué que j'avais lâché ses bras - s'était posé sur mes lèvres. Elle voulait donc rester dans le silence ; tant mieux, ça m'éviterait de dire des conneries au moins.

Etant donné qu'elle avait la liberté de bouger, mais qu'elle n'en profitait pas, j'en conclus que ça devait être à moi de franchir le cap. Je déglutis et repris possession de mon bras gauche. J'utilisai mes deux mains pour retirer lentement, un à un, les boutons de son chemisier. En commençant par son ventre pour finir à son décolleté. Je laissai néanmoins le dernier bouton qui retenait prisonnier les seins de ma belle. Je ne voudrais pas gâcher ce moment en me précipitant.

Une fois son ventre totalement mis à nu, je pris un moment pour l'étudier. Je passai mes doigts sur ses abdos qu'elle s'empressa de contracter pour m'impressionner. Je dois dire qu'elle y arriva assez bien.

J'avais envie de l'entendre dire qu'elle était d'accord pour aller plus loin malgré le fait que je sentais son corps me le crier, mais…vous me connaissez, je suis une grande timide.

Une envie soudaine me prit et je reculai un petit peu, de façon à ce que ma bouche soit au même niveau que son nombril. Je me penchai alors et embrassai sa peau. Non, ce n'était pas ça, j'ai plutôt goûté sa peau ; oui voilà, j'ai trempé mes lèvres, comme on dirait pour une boisson. Un contact suffisant pour que je sache le goût de sa peau. C'était délicieux. Cette découverte m'incita à continuer ; je me déplaçai de quelques centimètres et refis le même geste. Je déposai mes lèvres sur sa peau, je les retirai juste après quelques secondes, puis me passai la langue dessus. Dieu que c'était enivrant, encore mieux que ma pizza préférée.

Mes baisers se firent de plus en plus rapides, je voulus embrasser chaque parcelle de son ventre et je m'y appliquai, pas trop vite, mais assez pour ne pas laisser sa peau et mes lèvres trop longtemps séparées. Je suis déjà accro.

Me voilà arrivée au dernier bouton, celui que je n'avais pas défait. Que faire ? Prendre le risque de lui enlever ou alors jouer encore un peu avec ce que j'avais déjà ? Je ne pus me poser la question deux fois, car Amy avait choisi de le défaire elle-même. A ma grande surprise, elle se redressa un peu et enleva son chemisier qu'elle prit soin de lancer bien loin, au cas où j'aurais eu envie de lui remettre ?

Je découvris maintenant que son soutien gorge révélait encore plus de poitrine que son décolleté, cela ne pouvait que me ravir et augmentait le désir qui était déjà très présent dans la pièce. Du bout du doigt, je parcourus les contours de ce dernier bout de tissu qui me séparait de mon précieux trésor. Je voulais la faire patienter encore un peu, oui j'avoue, j'avais peur de mal faire, bah oui…

Arf, malheur…ou bonheur ? Je n'avais pas vu que l'attache de son soutien se trouvait à l'avant et non à l'arrière. Tout mon plan s'écroula - bein quoi, j'en ai rêvé moi de ce moment, j'avais planifié certaines choses… - tant pis, faudra faire avec, je me voyais mal lui demander d'aller se changer !

Une idée pour passer le temps me vint à l'esprit. Je retournai à son nombril et, cette fois-ci, je refis le trajet jusqu'au soutien-gorge, mais avec ma langue. Je remontai lentement en la fixant pour voir ses réactions. Elle ferma d'abord les yeux en rejetant légèrement sa tête en arrière, elle gémit faiblement en se mordant la lèvre et sa respiration s'accélèra. On dirait que ça fait effet mon passe-temps…

La porte d'entrée s'ouvrit et Hailey revint en…non je rigole, c'était pour vous faire peur. Bon je reprends, j'en étais où déjà ? Ha oui, je chauffais Amy sur le canapé…

Elle redressa la tête et me fixa, ses yeux étaient brûlants de désir, j'eus l'impression que si je n'accélérais pas un tout petit peu…elle risquait de me violer littéralement.

Je m'assis à califourchon sur ses hanches, je la regardai et fis courir mes mains le long de ses côtes pour remonter vers ses seins, elles bifurquèrent un tout petit peu pour se retrouver devant l'attache. Comme par magie, mes doigts enlevèrent d'un coup et sans accro la vilaine attache qui se trouvait sur mon chemin. La récompense fut juste sous mes doigts à cet instant, mais je n'osai pas relâcher les deux bouts de tissu que je tenais encore. Délicatement, je les fis glisser sur les côtés.

"Hup" un petit son coincé dans ma gorge réussit tout de même à sortir.

Mes yeux fixaient sans relâche les nouveaux venus. Que le spectacle était beau, c'était superbe, encore mieux que ça. WAW.

Ensuite, on aurait dit que j'avais fait ça toute ma vie.

Ses seins étaient aussi doux qu'une peau de bébé, ils étaient chauds et fermes.

Nous fîmes l'amour sensuellement, en ne nous pressant pas. Nous étudiâmes chaque partie du corps de l'autre avant de s'y aventurer. Nous nous goûtâmes mutuellement, profitant de chaque centimètre de peau. Cela dura toute la nuit, nous avions toutes les deux touché les étoiles de près. Nos orgasmes furent énormes et encore meilleurs, puisque nous nous regardions dans les yeux et qu'ils vinrent en même temps. Ce moment de déluge d'émotions était encore plus génialissime que le meilleur de mes rêves sur Amy.

Quand la lueur du soleil fit son apparition, je m'étais endormie dans les bras de ma belle, ma tête posée sur son sein pour écouter les battements de son cœur qui ne battait à présent que pour moi.