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-Léna ! s'écria Pauline à voix haute, Léna pourquoi s'être arrêtées ? -Mais que faites-vous ? Renchérit Valentine, le soleil est encore haut dans le ciel ! Vous allez me tuer ! Est-ce un complot ? -Ne vous inquiétez pas, répondit Léna, Vous voyez bien que l'on est dans un garage… Vous êtes chez moi ! -Tout va bien, reprit Elisa, nous serons en sécurité ici pour un petit moment. Il est loin maintenant. Nous serons tranquilles pour la transformation, mais il ne faut pas traîner, à la nuit tombée, il faudra que l'on ait terminé… Valentine ne laissa pas sa belle sœur terminer, sortant de la voiture d'un bond : -La transformation ! Il en est hors de question Elisa ! Personne ne s'approchera de ma Pauline ni de son sang ! Vous y avez gouté une fois mais ce sera la dernière… -Calme-toi ma chérie ! Tenta de la raisonner Pauline en s'accrochant au bras de la vampire en colère, je t'expliquerai…Nous n'avons pas de temps à perdre ! -Je vais aller fermer tous les volets, lança Léna, avant de vous laisser entrer plus loin. Une fois que la jeune vampire novice eut disparu par la petite porte en bois au fond du garage, Valentine scruta de ses yeux carnassiers sa belle-sœur qui soutenait son regard avec férocité; toutes deux semblaient prises dans les méandres d'un dialogue de pensées, inaudible pour la jeune humaine. -Je ne peux pas lire vos pensées, moi. Alors ayez l'amabilité de prendre la peine de vous exprimer avec des mots, glapit Pauline, agacée. -Je répétais, siffla son amante, que plus personne ne toucherait à ton sang, il faudrait me passer le corps, ou même m'envoyer en enfer avant ! Tu as assez donné à ce Vogiel toutes ces années mon amour ! Je refuse que ton sang serve à ces vampires insatisfaits qui ne supportent plus l'obscurité ! Et toi ma beauté, ajouta-t-elle fermement, je t'interdis de les laisser faire ! La porte de bois s'ouvrit de nouveau, laissant place à une Léna essoufflée, ce qui eut pour conséquence d'apaiser quelque peu la tension de plus en plus palpable entre les deux vampires. -Voilà, c'est fait s'exclama la voix enthousiaste de la novice, vous pouvez entrer ! Alors qu'elles traversaient le couloir, Léna perdit soudain l'équilibre et dut s'appuyer contre le mur pour ne pas tomber. -ça va ? S'inquiéta Pauline -Oui ça ira, répondit Léna avec un faible sourire, contente que l'humaine soit la première à s'enquérir de son état. C'est juste une crise d'hypoglycémie, reprit-elle, enfin non, plutôt d'anémie, ou je ne sais pas moi comment on appelle ça chez les vampires… J'ai si faim…Mais je ne peux pas vous embêter, je sais très bien qu'il n'y a pas de sang ici, ajouta-t-elle sans pouvoir s'empêcher de fixer avec envie le fin cou de Pauline. C'est incroyable, j'ai l'impression de voir battre vos artères ! Je vais de découverte en découverte dans ce nouveau corps de vampire ! -Tu peux prendre un peu de mon sang, répondit précipitamment l'humaine, il est très concentré, quelques gouttes te suffiront à étancher ta soif, d'après la légende des sangs-pourpre… -Il en est hors de question ! Vociféra Valentine en attrapant le poignet que Pauline s'apprêtait à le tendre à la jeune vampire. Je ne peux pas laisser les autres profiter ainsi de toi ! Moi non plus je n'ai pas diné la nuit dernière… Et pourtant, je me retiens ! -Ton tour viendra ma douce répondit ironiquement Pauline en se dégageant. Bientôt plus personne ne pourra bénéficier d'un sang qui n'existera plus, alors autant qu'il serve à quelque chose. -Comment cela ? Aurais-tu perdu l'esprit ? Je ne toucherai à ton sang ! La vie d'un vampire est des plus pénibles et il serait égoïste de ma part de te…te tuer ! Tu te rends compte, ne plus voir la lumière du jour, et puis cette faim, cette insoutenable faim qui nous tiraille à tout moment, bien plus forte que celle des humains en période de famine ! -Raison de plus pour laisser Léna prendre de mon sang, répondit calmement Pauline. Puis tu prendras le reste, nous n'avons pas le choix mon amour… Crois-tu que c'est par complaisance qu'Elisa m'a asséné ma première morsure, alors qu'elle savait que je t'appartenais ? Pauline fut interrompue par le gémissement de Léna, qui de nouveau s'était assise sur le sol, semblant au plus mal. Demeurée discrète jusque là, Elisa, se décida enfin à intervenir : -Vous avez raison Pauline, Léna souffre, nous pouvons encore supporter de ne pas manger une nuit ou deux mais un jeune vampire ne doit pas manquer de sang, cela peut même être une seconde mort, au même titre que le soleil, mais avec une lente agonie. Et puis Léna nous a été bien utile. C'est grâce à elle que vous nous avez trouvé et que l'on est ici. Alors elle ne mérite pas ce sort, et puis une faible quantité de sang-pourpre suffit pour une nuit. -Bon je vous l'accorde, il est vrai que Léna nous a bien aidé, soupira Valentine alors que déjà Pauline retendait le dos de son poignet à la vampire novice. Mais je n'ai aucunement changé d'avis sur le reste ! -Tu t'y feras, répondit Pauline en grimaçant, alors que les jeunes canines de Léna traversaient sa peau et l'endothélium de son artère radiale. - Cela suffit, grommela Valentine au bout de quelques instants en retirant le bras Pauline. Elle en a eu assez… Léna releva la tête, du sang dégoulinant à la commissure de ses lèvres. -Je te remercie, s'adressa-t-elle à Pauline. Ton sang est délicieux, ajouta-t-elle les yeux brillants et avec un sourire charmeur. Jalouse, Valentine, la fusilla du regard et serra un peu plus le poignet de Pauline comme pour bien montrer qu'elle lui appartenait. -Vos canines n'ont même pas encore atteint leur taille adulte…Vous seriez bien incapable de vous nourrir seule… Mon frère n'est plus là pour vous protéger, et je ne vous laisserais pas boire le sang de ma Pauline éternellement… Pauline regarda alors Elisa d'un air quelque peu désemparé. -Je pense qu'il est temps maintenant, trancha alors la princesse des vampires pour mettre fin à cette scène de jalousie. -Je vous ai déjà fait part de mon avis, et il est non négociable ! -Dans quelques heures Vogiel aura récupéré son odorat et il retrouvera Pauline où qu'elle soit… L'odeur d'un sang-pourpre est facile à reconnaître lorsqu'on a goûté… -Qu'il vienne, nous l'attendrons de pied ferme ! Et puis vous êtes sa créatrice, il ne peut rien contre vous, vous pourriez le tuer aussi… N'est ce pas un prétexte que vous utilisez pour boire le sang de Pauline ? - En buvant du sang-pourpre, Vogiel est devenu invincible pour la nuit… Ne croyez-vous pas que je l'aurai tué sinon après ce qu'il vient de faire à Charles ? Ne pensez-vous pas que je veuille me venger ? -Je ne demande pas à boire le sang de Pauline comme vous le prétendez… Je pense même que c'est plutôt à vous de le faire…Mais si vous refusez, je serai obligée de devenir sa créatrice… Sinon il la tuera de toute façon, quand il aura obtenu ce qu'il veut, c'est-à-dire le bébé… -Et ça lui fournira un pouvoir démesuré, un pouvoir qu'il pourra utiliser pour mettre tout le monde à ses pieds, vampires et humains… Alors que si vous acceptez, nous serons réunies pour l'éternité et je lui serais devenue inutile. Même si nous ne parvenons à nous échapper, la mort de Charles aura servi à quelque chose… Il s'est sacrifié pour nous, pour l'avenir…. continuons sur sa lancée. Après beaucoup d'efforts et de discussions, elles avaient fini par convaincre Valentine et Léna les avait conduites dans une chambre à l'étage alors qu'elle était restée avec Elisa dans la cuisine.
Valentine se tenait immobile devant la porte de la chambre, elle jetait un regard à la fois craintif et empli de tristesse à Pauline, qui semblait l'encourager silencieusement de ses grands yeux bleus expressifs. -Allez viens, lui lança sa bien-aimée. Tu ne dois pas te sentir coupable, je suis destinée à la mort quoiqu'il en soit…Mais peut-être, ajouta-t-elle en souriant, as tu peur de devoir me supporter les 1000 prochaines années à venir, voire un peu plus ? Ces paroles entraînèrent une réaction vive chez la grande brune qui se précipita aux cotés de sa dulcinée -Mon amour, murmura-t- elle en lui caressant doucement le dos de la main, je pourrais te supporter l'éternité… Tu m'as tant manquée toutes ces années où je te croyais perdue… Mais j'ai tellement peur de te faire du mal… La vie de vampire n'est pas un cadeau mon ange….Cette faim permanente et suffocante qui t'assaille chaque nuit et que tu ne peux assouvir que par le sang... Le lever du jour que plus jamais tu ne pourras voir, les rayons de soleil qui ne pourront plus jamais caresser ta peau le matin au lever... Et puis il faut sans cesse se cacher, se cacher des humains, qui ne doivent jamais découvrir notre secret… se cacher de certains vampires qui nous jalousent et qui n'hésiteraient pas à nous tuer, se cacher dès que l'aube menace de prendre la place du ciel de nuit… Je voulais tellement que tu sois heureuse dans cette deuxième vie qui t'était offerte… -J'en suis consciente ma chérie, chuchota-t-elle, mais je suis de toute façon condamnée… Tu ne pourrais pas me protéger… Et puis ajouta-t-elle dans le creux de son oreille, je me moque de tout cela… Tu te souviens, à deux nous pourrions tout supporter, tu me l'avais dit… Je ne suis plus amnésique du tout à présent! -Bien sûr que je me souviens, Je me souviens de chaque délicieuse minute passée en ta compagnie mon amour, souffla-t-elle avant de se jeter sur les lèvres entrouvertes de l'humaine qui répondit passionnément à ce baiser, un baiser profond mais empli de craintes, de tristesse, de souvenirs et d'amertume comme s'il s'agissait du dernier, le dernier baiser entre une humaine et une créature de la nuit… Puis Pauline doucement se dégagea et se releva de quelques centimètres, prenant appui sur ses coudes. -Il est temps maintenant, murmura-t-elle, pâlissante. Valentine déglutit péniblement, et la toisa de ses yeux émeraude : -Je peux percevoir ta crainte mon amour, je la lis dans tes yeux … Tu es si courageuse de te sacrifier pour ne pas qu'il nous retrouve… Alors que tu aurais pu lui donner ce qu'il voulait et terminer tranquillement ta vie en tant qu'humaine… Pauline posa son doigt sur les fines lèvres de son amante. -Il m'aurait tuée, et puis ce n'est pas un sacrifice ma déesse, la coupa-t-elle… Après nous serons réunies à jamais, et plus rien ni personne ne pourra nous séparer… Même ce Vogiel ! Notre amour aura raison de sa perfidie ! Il n'a besoin que de l'humaine, pas du vampire… Elle dégagea alors de sa main vacante ses boucles blondes caressant son cou. Le cœur battant Valentine approcha ses lèvres de cette chaire rose et si accueillante. De ses yeux de vampire elle pouvait voir le sang couler au travers de la jugulaire qui battait à tout rompre. Mais elle se dégagea, tremblant elle-même pour plonger à nouveau ses yeux dans ceux de Pauline. -Toi aussi tu as peur, constata celle-ci. Pourtant tu n'as aucune raison… C'est plutôt à moi d'être effrayée… -C'est, c'est la première fois, répondit Valentine en rougissant. Tu seras la première personne que je transforme… Et tu seras la seule de toute façon. -Et tu as de la chance, se moqua l'humaine, en riant nerveusement. Ta première création a du sang-pourpre ! Je suppose que j'ai un goût un peu spécial par rapport aux autres humains, ajouta-t-elle avec un clin d'œil. Mais peut-être préférerais-tu qu'Elisa s'en charge ? Valentine frôla de ses fins doigts le cou laiteux de sa jeune amante pour se donner du courage. - Non, c'est à moi de le faire, j'en suis consciente mon amour et je vais y arriver…Mais je vais d'abord t'expliquer ce qui va se passer. J'ai mal vécu ma propre transformation…. Charles m'a mordu par surprise, sans me donner le choix… -ça fait mal ? demanda alors Pauline mi-curieuse, mi-inquiète face au sérieux de Valentine. Comment l'as-tu ressenti ? -C'est un peu comme une saignée… Une prise de sang plutôt pour reprendre les termes de notre époque, une douleur sourde et progressive, comme un pincement, mais cela reste supportable, répondit la vampire alors qu'elle continuait de caresser les cheveux de l'humaine. Mais tu as déjà vécu cela lorsqu' Elisa t'a mordue tout à l'heure, ce ne sera pas vraiment pire, juste un peu plus long. J'étais en prison ce soir-là, à cause de ce que j'avais fait à mon mari, continua elle avec un frisson en se remémorant cette triste période… Mon frère est venu me délivrer lors de ma dernière nuit avant la guillotine… Mon frère m'a mordue de suite, sans me laisser le temps de vraiment réaliser sa présence… Certes un peu indélicat, mais nous n'avions pas de temps à perdre… Puis il m'a lâchée, et il a posé la main sur ma bouche pour étouffer mon cri. Il m'a juste dit de ne pas m'inquiéter, qu'il ne les laisserait pas me guillotiner. Puis il a recommencé. Je me souviens m'être sentie très affaiblie, au bord de l'évanouissement jusqu'à ce qu'il m'abreuve de son sang… Par la suite, j'ai perdu conscience et je me suis réveillée dans un grand lit, j'étais perdue, je pensais être arrivée dans l'au-delà. C'est seulement à ce moment-là que mon frère m'a expliqué… La douleur je ne m'en souviens plus vraiment… C'est juste un mauvais moment à passer mon amour… Pauline acquiesça : -Je veux bien le croire ! Mais au moins moi j'y suis préparée… Et j'ai toute confiance en ma créatrice ! -Tu as déjà reçu ta première morsure par Elisa, répéta Valentine. Maintenant je vais boire ton sang et il ne te restera que la faible quantité nécessaire à te maintenir en vie. Si je m'arrêtais là, il ne te resterait plus que quelques instants à vivre, mais ce ne sera pas le cas, je te donnerai mon sang, et il faudra que tu fasses l'effort de le boire… Ne t'inquiète pas mon ange, je ne te laisserai pas mourir. Les vampires sentent ces choses là… -Tu peux y aller, murmura Pauline en penchant la tête, je suis prête. Valentine prit alors une grande inspiration et bloqua dans ses mains puissantes les épaules et le cou de la jeune humaine. Puis, ouvrant enfin la bouche, elle fit ressortir quatre proéminentes canines blanches et pointues, les canines d'un jeune vampire. Pauline attrapa alors la tête du vampire pour la guider. Au moment où les dents transpercèrent férocement son épiderme et son endothélium jugulaire, elle ferma les yeux et s'accrocha aux mèches brunes en serrant les poings pour tenter de dissiper un peu la douleur qui se propageait comme un poison dans toute sa région cervicale, irradiant bientôt vers ses épaules et ses joues. Valentine avait eu raison, c'était comme une prise de sang, un pincement, une douleur sourde, pénétrante et d'intensité progressive. Puis peu à peu, elle cessa de s'accentuer, la jeune humaine s'y habituait, elle lui trouvait même un certain caractère grisant, une souffrance paradoxalement agréable, une étrange sensation de bien-être et de sérénité qui s'emparait d'elle. Alors ses poings se desserrèrent et elle appuya sur la tête de sa bien-aimée pour l'encourager à continuer, tout en entrouvrant légèrement les lèvres et en se penchant encore un peu en arrière. Elle ouvrit les yeux et put observer le plafond blanc, le lustre doré et la grande armoire en chêne qui se mirent soudain à danser devant ses yeux bleus; un ballet effrayant d'objets aux lueurs inquiétantes qui bientôt quittèrent son champ de vision et seules des couleurs tournoyaient, du marron qui se mélangeait au blanc et au doré. Elle sentait ses muscles se relâcher, ses forces lentement quitter tout son corps et ses yeux se fermer. Puis elle revoyait Valentine avec son violon dans la salle de jeu, son père, l'enterrement, le bateau, le regard assoiffé de sang de Vogiel, sa tentative de suicide, les bras puissants de Valentine, et enfin une lumière douce et enivrante qui l'enveloppait, la fin d'une vie…
Valentine libéra enfin sa proie et détacha ses dents de cette chaire si chérie…Jamais elle n'avait pu goûter un sang pareil, si délicieusement chaud, sucré, doux et puissant à la fois… Etait ce le goût d'une sang-pourpre ou tout simplement l'amour pour la victime qui l'améliorait? Mais il était temps qu'elle cesse de boire, elle entendait le pouls de Pauline ralentir, devenant quasiment imperceptible. Son cœur perdait la bataille face à si importante hémorragie et une seconde de plus aurait pu être fatale… Valentine tendit devant ses propres lèvres son poignet tremblant, et trancha de ses canines acérées sa chaire jusqu'à atteindre l'artère radiale. Elle retourna alors son poignet duquel s'échappait un mince filet écarlate et le plaça contre les lèvres ouvertes de l'humaine: -Il faut boire maintenant mon amour, souffla-t-elle, inquiète. Pauline sentit le goût ferreux et piquant du sang qui se rependait dans sa bouche, coulait vers son œsophage, avant de se rependre dans ses propres vaisseaux précédemment vidés, donnant alors une nouvelle vie à son cœur fatigué.
Dans la cuisine à quelques mètres de là, Elisa caressait doucement la chevelure brune d'une Léna en larmes. -Personne ne vous déteste ici…. Il est vrai que je vous ai jalousée et sans doute haïe pour avoir pris possession du cœur de Charles, mais maintenant qu'il n'est plus là, nous sommes unies par la même peine, je vous l'ai déjà dit…Je ne vous laisserai pas tomber, ma petite Léna, je vous aiderai à terminer votre apprentissage et vous deviendrez un vampire puissant… La novice releva la tête un peu honteuse de son comportement et de sa faiblesse qui contrastait avec sa nouvelle force vampirique. -Je vous remercie Elisa, répondit-elle en essayant de calmer ses sanglots. C'est juste que c'est si … si étrange… Il va tant nous manquer ! -Nous devrons apprendre à vivre de son souvenir ma jolie. Elles furent soudain interrompues par un cri venant du haut. -C'est Valentine, lança Elisa alarmée. Je vais monter voir ce qui se passe. Pauline est sa première transformation, j'aurais peut-être dû l'assister ! J'espère que tout s'est bien passé… Lorsqu' Elisa ouvrit la porte, elle vit la jeune Pauline pâle et inerte qui gisait sur le grand lit de la chambre d'amis… |