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Mon père m'envoya une lettre arrivée le mercredi et qui disait : -" Ma chère Yulia, j'ai réussi à avoir ton retour pour le jeudi. Je suis désolé pour Lena, il faut que tu la retrouves et que tu la protèges. J'ai confiance en toi, je sais que tu y arriveras. Nous t'attendons ta mère et moi et en attendant, nous préparons ton départ. Bisous ma fille. " Il y avait aussi une autre lettre pour le colonel Vasili que je m'empressai d'aller lui remettre. Le lendemain, je suis remontée sur Moscou. Je suis arrivée le lendemain dans la soirée. Ma mère me prit dans ses bras et me ramena à la maison. Je pris quelques jours de repos, car j'en avais vraiment besoin. Une semaine plus tard, mon père reçut des nouvelles très bonnes, Lena était encore en vie et mon père avait même le nom de la ville où était le goulag. Je suis partie trois jours plus tard pour Nijnevartovsk. Je pris le transsibérien et, quatre jours plus tard, je suis arrivée (NB : Pour faire Moscou/Vladivostok, il faut 8 jours de transsibérien). Je me dirigeai vers le goulag avec la peur au ventre. Quand je fus arrivée, je fus arrêtée par un soldat qui me dit : - Stop, on n'entre pas. Je le regarde et je lui dis : -Je suis la fille du colonel Volkova et je suis ici pour voir le sergent Masiev. -Veuillez patienter. Il entra dans une petite loge. Il en ressortit dix minutes plus tard. Il me fit entrer et me dit : -Le bureau du Sergent Masiev est au bout, le dernier bâtiment sur votre gauche. -Merci soldat ! Je m'avançai le long du chemin et pendant tout le trajet, je fus insultée par ces civils enfermés. Je suis arrivée devant un grand bâtiment aux murs blanc. Je suis entrée et je fus accueillie par un homme d'une quarantaine d'année environs. Il me fit entrer dans son bureau et me dit : -Je ne savais pas que le colonel Volkova avait une fille et qui plus est, qui est dans l'armée. Je lui tendis une lettre que mon père lui avait écrite. Quand il eut terminé de lire la lettre, il me dit : -Katina Elena. Je ne savais pas que c'était la nièce de votre père. Mais j'ai le regret de vous annoncer, mademoiselle Volkova, que mademoiselle Katina n'est plus dans nos murs depuis deux jours. Je le regardai avec mon regard noir et je dis sur un ton de colère : -Comment ça, elle n'est plus dans vos murs ? -Voyez-vous, sur ordre de Staline, une vingtaine de prisonniers, dont mademoiselle Katina, ont été envoyés dans des camps en Allemagne. J'étais folle de rage. Comment Staline pouvait envoyer des gens en Allemagne ? Je me relevai et partis sans dire au revoir et en claquant la porte. Je suis rentrée à Moscou où j'ai expliqué à mes parents pourquoi Lena n'était pas avec moi. Mon père me prit à part et me dit : -Je suis désolé, ma chérie. Je sais que tu voudrais tant revoir Lena, mais tu sais à mon avis si elle est en Allemagne, il y a de forte chance pour qu'elle soit morte à l'heure qu'il est, car en Allemagne, tous ceux qui s'opposent au pouvoir sont tués et il en est de même pour les homosexuels. Je le regardai et lui dit : -Je sais que Lena n'est pas morte. Je le sens au fond de moi. -Alors j'espère que tu as raison ma fille. Je vais t'organiser ton départ, mais ça ne sera pas avant trois jours. |